Connexion
La date/heure actuelle est Mar 16 Oct - 23:20 (2018)
Voir les messages sans réponses
Kleyd Argan [ Accepté ]

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Entrez dans la légende. Index du Forum -> Portail des âmes -> Biographie
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Cronose
Lycans

Hors ligne

Inscrit le: 17 Déc 2009
Messages: 68

MessagePosté le: Ven 25 Déc - 17:08 (2009)
Sujet du message: Kleyd Argan [ Accepté ]
Répondre en citant

Fiche signalétique

Nom : Argan


Prénom : Kleyd


Race : Humain

Age : 48 ans (en apparence il en fait 30 pour une raison maintenue secrète :p)

Aspect Physique : La plus grosse particularité de Kleyd, c’est sa toison intensément cendrée. On remarque de suite que ce trait n’est pas dû à l’usure de la pigmentation et qu’il est né avec ce ton divergent. Ses yeux verts lui donnent un visage doux bien que son regard est celui d’un belliciste. Une cicatrice, prenant racine depuis le haut de son crâne, passe par son front et termine sa course vers sa tempe gauche. Cette séquelle, n’est que le souvenir d’un rude combat qu’il menait autrefois. D’autres vestiges d’anciennes blessures, maculent son corps ferme et athlétique. Il mesure une taille moyenne pour un poids adéquat.
Ses vêtements varient extrêmement mais il affectionne que les couleurs froides et insipides. Il porte couramment une écharpe où le genre d'affublement qui peut couvrir son cou et singulièrement, la liminaire moitié de son visage.

Caractère : Sous-estimé depuis son plus jeune âge, Kleyd a toujours voulu se surpasser pour exhiber ses capacités. Il a longtemps fermé son cœur pour paraître invulnérable et suite à un drame, il est devenu parfaitement froid, presque dépourvu d’émotions et seule la haine le lacère à ce jour. Ce sentiment se manifeste par enclenchement, quand il assiste à des évènements qui l’interpellent et le répugnent. Dans sa morale, il décide de ceux qui doivent vivres ou périr, sans magnanimité pour ses ennemis. Quand il prend une décision, il s’y tient avec détermination et acharnement. Dans la vie courante, c’est un homme placide et clairvoyant.

Armes : En guise d’équipement, il porte un sabre de maître ouvragé par un forgeron oeuvrant uniquement pour son peuple isolé. Cette arme est son dernier prodige. La lame est légèrement incurvée et la garde, en écailles crayeuses, est parsemée d’ouvertures formant un symbole confus. Arrondit et recouvert de banderoles de protections, le manche est ce qu’il y a de plus anodin. Le pommeau, quant à lui, englobe une sphère grisâtre et opaque, semblable aux ardoises mouchetées de stigmates opalins.
Ce qui fait de lui un adversaire redoutable, c’est l’épée d’Héroz, un artefact d’une facture incomparable, que nulles mains de mortels ne puissent ouvrager. Il craint d’utiliser cette arme et ne la brandit qu’en dernier recours, lorsque la situation l’impose.
Le reste n’est que détails, comme des projectiles légers et perforants ou encore un poignard dissimulé sous sa manche…


Histoire

Beaucoup pensent que les cartes géographiques renferment une globalité d’informations suffisantes. Plus l’être supérieur acquiert du terrain, plus il découvre de nouveaux lieux. Mais il est congru d’admettre que certains éléments manquent indubitablement à ces renseignements. Nous savons tous qu’à part les villages et tout autre milieu de vie supérieur en populace, le reste n’est aucunement répertorié. Les hameaux, trop petits, ne sont généralement pris en chargent tout comme les cryptes déjà découvertes, autres vestiges et casernes maintenues secrètes pour le bien de leurs défenses. Pourtant, il existe une civilisation secrète comparable à un bourg, dans sa dimension. Ce lieu a évité la désolation grâce à la virtuosité des premiers êtres vivants complexes l’ayant peuplé. Les premières pierres établies pour édifier cet empire, se situent sur un plateau, dans les entrailles de la terre, au cœur d’une faille marquant l’opposition entre deux éminences. Les sommets sont pigmentés par la cime de hautes abiétinées. Ces conifères luxuriants et submergés par une brume dense, dissimulent davantage la présence de culture. Finalisant la réussite de l’emplacement, les créatures hostiles y vivants n’acceptent que les humains l’ayant colonisé. Malheureusement, un compromis prenant effet depuis déjà plusieurs siècles, s’imposait au peuple pour préserver leur environnement. Ils ignoraient, qu’en s’installant en ces lieux, ils semaient sur le territoire d’une abomination, réveillée par leurs présences. Une entité malveillante, une entité qui se devait de leur fixer les limites de leur folie, une entité qui se devait de les condamner, une entité qui ne pouvait que les hanter…Cette histoire est celle d’un homme, victime de cette démence…


Des entraves d’aciers clouaient un jeune adolescent à une lourde planche. Le visage en larmes, celles-ci remontaient ses paupières pour s’évanouirent dans sa chevelure grisâtre. Le sang lui montait au cerveau tandis qu’il redoutait l’atroce sentence qu’on lui affligerait. Tordant son cou, plaquant son menton à proximité du sternum, il observa ses pieds obstrués par des attaches lui rongeant la chair. Charrié à l’horizontal, il ne pouvait distinguer que les troncs blanchâtres des hauts sapins se balançant d’avant en arrière. En réalité, c’était le mouvement des siens l’emportant dans leur foulée qui lui donnait cette impression, le mouvant par secousses. Il tentait de se dégager vainement, fixé comme une larve à un hameçon, prisonnier de son impuissance. Il cria jusqu'à s’en embraser la gorge, la glotte vibrante comme la cloche d’un village, alertée par un danger qui causerait sa perte.
Ses narines débordaient de mucus, tandis que ses yeux s’injectaient de sang. Il allait périr sans atteindre l’âge d’homme. Il n’était fautif d’aucun méfait, ce qui le menait à croiser le tranchant de la faux était le sacrifice imposé par ses congénères. N’étant pas le plus apprécié de la communauté, par sa discrétion le rendant insignifiant, il était le choix pour nourrir Gothos, maître absolu et gardien divin de ses terres.
Après un interminable voyage jusqu’au sceau de Bélendhil, situé dans une clairière, au point culminant du mont Vinius, on le détacha pour le suspendre sur le pilier d’engrenage. On l’appelait comme ça car après y avoir cloué l’offrande, le pilier, divisé en trois pièces, broyait le corps en le détachant aux nombres respectifs de rouages pour finalement le lacérer. Le mécanisme impitoyable, s’enclenchait seulement après la prière des condamnés, relatant des paroles sordides pour invoquer Gothos. Une fois le corps en lambeaux, le pilori s’enfonçait dans les profondeurs depuis le centre du sceau, formant la bouche de l’entité et animait les glyphes retraçant le symbole de Bélendhil. Ce procédé ramenait le démon au plan matériel et lui constituait une enveloppe charnelle à partir du sacrifice. Cette étape le rendant matériel, n’était cependant durable que jusqu’à l’aube, ce qui laissait le temps à Gothos de massacrer un nombre incommensurable de mortels.
Un silence capable de rendre un battement de cil audible s'établit, tandis que la foule scrutait l’enfant, solidement assujetti au pilier.


-Je vous en prie, ayez clémence ! Implora l’adolescent, mais la foule éleva des cris semblables à ceux fait par une bande de poivrots en train d’observer un congénère cuvant un tonneau sans aucune interruption. C’était de l’encouragement joint au bourreau, pour lui forcer la main, éviter qu’il ressente le remord en tuant un innocent, il en connaissait le motif plus que valable mais ne pouvait le faire sans le soutient des siens. L’homme encapuchonné, qui doit être proche de la victime, (autre détail du rituel évoquant la cruauté) s’approcha du sacrifice.


-Tu as peur ? lui demanda-t-il, d’une voix pleine d’assurance.


L’adolescent ne pouvait discerner les traits de la personne à cause de son uniforme mais la voix lui était familière, il ne pouvait se tromper sur l’identité. « Lénil c’est toi ? C’est bien toi grand frère ? »


Il comprit que oui, celui-ci porta l’index à ses lèvres avant de pivoter face à la foule. « Vous savez tous qu’en sacrifiant cette vie nous ramènerons en ce monde une créature qui fera bien plus de victimes… » Le bourreau laissa sa phrase en suspend, ouvrant un débat sur l’acte cérémonial.
-Et si on ne le fait pas, on subira un plus grand courroux ! objecta une première personne.


-Si tu te dégonfles déjà, trouve quelqu’un d’autre de ta famille pour faire la sale besogne ! Grogna un homme musculeux.


-Je veux juste remettre en question la cible désignée…


La foule se mit à jurer, gronder tel un orage. Des habitants brandirent des fourches et autres outils émoussés, d’autres s’armaient plus dangereusement.


-C’est hors de question ! On a toujours fais une tournante, famille par famille et ce par ordre alphabétique. Si on remet ces règles en questions, on finira dans une anarchie qui nous tuera tous ! C’est toi qu’on devrait mettre sur le pilier ! Cracha un père de famille.


Plusieurs approuvèrent. Mais l’homme ne se découragea guère, il oublia de se raviser pour le bien de sa vie et remis en question, encore une fois, cette pratique.


-Je refuse de lui ôter la vie ! Non pas par manque de cran mais parce qu’au final nous sommes punit par la présence de Gothos, c’est ce que vous voulez ?


-C’est toujours mieux que la malédiction ! Continue à t’opposer à ta communauté et se sera toi le sacrifice ! » Lança violemment un vieil homme hors de lui.


-Je refuse de me soumettre au code, si j’avais le choix je vous clouerais tous sur le pilier ! Risqua l’opposant.


-C’est toi qui vas y aller, ceux qui me suivent, on va le massacrer ! Il le mérite mieux que le petit Kleyd, CHARGEZ !


Quinze personnes se ruèrent sur Lénil, celui-ci esquiva le crochet d’une faux en se versant en retrait. Il s’empara de l’arme par le manche à l’aide de sa main droite et de son bras libre, il rua un coup de coude qui claqua la mâchoire de son assaillant, l’obligeant à déglutir trois de ses dents. Il planta la faux dans le thorax d’un autre adversaire souhaitant lui décocher un coup d’épée. Lorsqu’une brute le retint par les aisselles, plaquant son dos contre le torse du colosse, Lénil souleva ses jambes pour frapper la panse d’un homme incité à le poignarder. Mais le colosse lui figea un violent coup à la tête, qui l’obligea à tomber sur les genoux pour finalement s’écrouler au sol.
Lorsqu’il reprit connaissance, sa place était sur le pilier. Il n’en fut guère surpris, ou du moins, les gens ne distinguaient aucun signe d’effroi ou de surprise sur son visage. Il avait l’air serein et attendait patiemment son heure. Son frère, précédemment figé à sa place, s’approcha et se campa juste en face de lui.


-Grand frère, pourquoi as-tu fais ça ? Maintenant tu le paye de ta vie…


Lénil esquissa un sourire confiant. « C’était le but recherché, enfin… J’étais près à donner ma vie pour toi, c’est mon devoir. Depuis ta naissance j’ai toujours veillé à ce que tu te portes bien, crois-tu que j’allais laisser tout le temps que je t’ai accordé, perdu à rien parce que le village avait refusé ma demande ? Il préférait choisir eux-mêmes leurs victimes ! En les provocants je n’ai fais que modifier leur choix. 


-C’est ridicule, ta vie a plus d’importance que la mienne !


-Petit frère… De toute façon plus rien ne changera… ne rend pas la chose plus difficile, j’ai fais mon choix et je tairai mes autres raisons. Si tu veux des réponses tu devras les trouver tout seul, comme un homme qui ne dépend pas des autres. Forge ta place au sein de Mérhil, notre terre, ou alors tu risques de suivre ma voie et ma mort n’aura servi à rien.


L’adolescent baissa les yeux, déconfit.


-Juste une chose, Kleyd. Par simple curiosité, tu peux me dire qui est désigné pour mon exécution ?


-C’est Onc…


-Oncle Seinos, c’est ça ? Kleyd acquiesça. Je le savais ! Quelle crapule, j’étais sur qu’il me méprisait ! Mère m’avait prévenu que s’il y avait bien un membre de la famille qui nous exécuterait jusqu’au dernier c’est lui. Il a toujours été une vipère. Enfin … C’est sûrement mieux ainsi, de cette façon je ne vous implique pas directement dans ma mort… père, mère et toi.


-Grand frère, tu désires une dernière chose, t’es sûr de ton choix ?


Il poussa une exclamation déridée.

« Il y a tant de choses que j’aurai voulu faire mais le destin en a voulu autrement. Tu prends le relais Kleyd, montre toi à la hauteur et aussi… Il marqua une pause avant de croiser le regard de son frangin, pour davantage lui encrer cette information essentiel : Ma clé est dans le grimoire des six écus. Je te recommande de la prendre et d’accéder dans mon sous-terrain. Je l’ai emménagé pour des… recherches.


Le bourreau écarta Kleyd d’un coup d’épaule, l’envoyant à la renverse.


-Ça suffit vos jacassements, je risque presque de m’endormir !


-Salutation oncle Seinos, dés que Gothos aura utilisé ma dépouille pour se réincarné, j’espère qu’il pourra me rendre hommage en t’abattant sauvagement !


Le bourreau lui cracha au visage.


-Arg ! Même ta salive empeste l’eau-de-vie, vieil ivrogne ! Tu ne feras finalement jamais rien de ta vie. Je crois que la solution pour vaincre l’entité c’est que tu sois le sacrifice ainsi avec un peu de chance, le démon sera complètement grisé et débile profond.


« Je peux juste t’informer d’une chose mon petit gars, fit l’oncle en serrant dans sa main la mâchoire de son neveu. C’est que… il s’approcha du lobe de son oreille avant de lui murmurer « C’est moi qui ai décimé Lilas ainsi que ton putain de rejeton ! »


La colère s’empara de Lénil, il referma dans sa bouche la main de son oncle et pivota le cou violemment pour lui arracher un gros lambeau de chair. Le membre ruisselant de sang et fracturé, Seinos poussa un hurlement avant d’entreprendre la prière malfaisante, pressé d’en finir avec sa chair.


-Maître des cieux et de la terre, gardien de nous fidèles !
Le sacrifice t’est accordé, ne reste plus qu’à le broyer !
Maître divin et gardiens des miens, déploie tes ailes,
Le sacrifice gorgeant de vice, te servira pour voler !


Une minute de silence s’instaura. Dés que Seinos reprit son chant, les fidèles ou autrement les habitants, talonnèrent dans son élan en irréprochable concordance. Les paroles prenant en puissance dans ce conjointement, il ne put en sortir que les prémices d’un maléfice.


Gothos démon de la nuit,
Nage dans nos fluides,
Mâche, tu es le guide,
Gothos fait du bruit !


Tonnèrent-ils en chœur, la gorge brûlante de démence. Les nuages cendrés s’unirent, pour couvrir ces paroles lucifériennes. Tel un avertissement, comme un présage de mauvaise augure.


Survivant des Landes,
Souverain des monts,
Nous ne sommes que viandes,
Nous ne sommes que bons


Épris de folie, connaissant la monstruosité de l’acte, ils étaient dans l’incapacité d’y mettre un terme. Enfoui dans une obscurité s’emparant des nuances, le spectacle était plongé dans un mélange de tons tristes et morbides.


Terrasse le sacrifice,
Prépare notre supplice !
Dans tes yeux de complice,
Il n’y a que malice !


Un orage long et profond gronda. Étrangement et imperceptiblement, cette infiltration audible suivait le rythme des voix.


Réveil-toi dans l’enveloppe,
Réceptacle de chair,
Lève-toi misanthrope
Libère ton calvaire !


Un flash intense brûla la rétine des malheureux n’ayant guère prié dans les ténèbres les plus sombres. Ceux ayant pris la peine de couvrir leur vue par la protection en chair, purent distinguer le pilier s’enclencher.


Un hurlement étouffa le grondement de l’orage, vociférer par une douleur intense, Lénil ne pouvait qu’exprimer sa souffrance, pourtant préparé à en découdre. Il sentait ses os se disloquer tandis que du sang submergeait sa langue et son œsophage. Ses yeux s’écarquillèrent tandis que la douleur s’intensifia jusqu’à la limite tolérer par son cerveau pour finalement la dépasser et perdre conscience. L’engrenage poursuivit sa rotation et lacéra Lénil. Kleyd porta une main à ses lèvres, horrifié. Des gouttelettes écarlates vinrent envahirent le jeune frère du condamnée, il pouvait jusqu’à sentir le goût amer de son propre sang, propulsé jusqu'à sa bouche entrouverte. Il voulait hurler mais sa respiration était saccadée par sa peine, il ne faisait que respirer avec empressement.
Le pilier s’enfonça dans le sol, tandis qu’il maculait Kleyd de boue. Le mélange lui mit le cœur au bord des lèvres et l’image de son frère s’enfonçant dans le sol en plus d’être violemment laminé, le fit régurgiter son repas, tordant son estomac d’une crampe implacable. Il se tordait au sol malgré que le chagrin dépasse sa souffrance physique. Les yeux brûlants, il ne distinguait plus ce qui l’entourait, la boue tentait de franchir ses voies respiratoires et se hasardait au bord de ses autres orifices faciaux.
Le sceau s'édifia en s’animant d’une lueur rougeâtre. Le peuple poussa des cris d’effroi. D’autres figés dans une hébétude, risquaient d’êtres les premières cibles de la réincarnation du démon.
L’oncle Seinos prenait déjà les jambes à son cou et s’éclipsait, plusieurs suivirent sa démarche des plus judicieuses.
Le sol trépida d’une secousse irrégulière, contraignant quelques victimes à basculer, perdant du temps dans leur fuite. La brèche formée par le pilier, ramena celui-ci tout en lui donnant une toute autre valeur, celle d’une plate-forme, car à son sommet demeurait dressé fièrement l’entité tant redoutée. Elle avait pour le moment une apparence humanoïde mais de chaque angle de son visage, trois oreilles longues et fines percevaient l’accablement de la foule. Un silence s’instaura tandis que les globes oculaires de la créature aussi sombre que la nuit, mouvait de façon à pointer ses iris crayeuses vers ses premiers amuses-gueules.
La créature ne semblait pas avoir remarqué Kleyd qui était baigné dans la fange. Pour preuve, en quittant son support, il écrasa celui-ci un peu plus profondément. Il constata la peur meurtrissant les traits de ses fidèles et un sourire juvénile et malveillant placarda son visage dans une grimace inhumaine. Il porta l’index vers une vieille femme. Aussitôt, celle-ci porta une main de chaque côté de son crâne avant que celui-ci n’éclate dans une éclaboussure de cervelle tiède et de fluides organiques. Les gens hurlèrent, faisant place à une terreur généralisée. Tout le monde fuyait alors qu’apparut depuis le poing fermé de Gothos, un trident d’un gris profond. Il le dirigea dans le dos de ses victimes fuyantes et allongea le manche d’une simple pensée, les pointes vinrent briser colonnes vertébrales et empalèrent des proies d'une façon similaire à une brochette. Il continua cet exercice à deux reprises avant d’enfoncer sa paume sous terre. De là, des vagues poursuivirent les mortels. A leurs contacts, les membres moteurs utilisés pour détaler se découpaient par petits bouts, transformant jambes en pièces de puzzle. Quelques fous dangereux ou vaillant guerriers tentèrent de neutraliser l’entité mais dés que leurs lames effleurèrent l’ennemi, celle-ci se désagrégèrent, emportant le propriétaire au passage. Mais l’un d’entre eux lâcha sa claymore avant que le sortilège ne fasse également effet sur son corps. Il esquiva le trident de Gothos en effectuant une roulade et réalisa que la vitesse de frappe de son adversaire l’empêcherait à coup sûr de l’emporter. Il bloqua le prochain coup à l’aide de son bouclier qui devint alors rongé par l’acide, brûlant la chair de cet homme stoïque. Il resta étendu sur le sol un moment alors que le démon se désintéressa de lui, le croyant certainement défunt.
Gothos leva les mains au ciel et tandis que l’orage gronda, trois créatures ailées aussi grandes qu’un chariot munit de deux montures, apparurent depuis un vortex, au cœur d’un cumulus démesuré. Les bêtes ressemblaient à des gargouilles dans leurs formes et leurs couleurs mais ils n’avaient pas la consistance de la pierre et les ailes prenaient un espace plus imposant. Ils déployèrent comme deux voiles efflanquées leurs ailes qui les feraient piquer vers leurs festins en un éclair.
Quand les volatiles géants furent à porter, elles ouvrirent leurs gueules d’une largeur aussi immense que celle d’un serpent avant de saisir leurs proies par demi-douzaine.
Gothos se déplaça, laissant une chance à l’homme l’ayant défié de s’en sortir. Celui-ci fit mouvoir ses épaules et se déplaçait à l’aide de ses coudes. Il déterra Kleyd de sa prison de terre et l’attrapa dans ses bras. Une fois qu’il eu pris connaissance de l’emplacement de ses adversaires, il partit à l’opposé de ceux-ci aussi hâtivement qu’il put. Mais Gothos guetta son mouvement depuis un sixième sens propre au prédateur de l’autre monde. D’un claquement de doigt, apparut une dizaine de molosses d’ombre. Ceux-ci rugissant de haine, prirent en chasse les deux évadés du massacre. Lorsque le guerrier fut assez distancé de l’ennemi, il s’adossa à un rocher et porta le goulot de son outre aux lèvres du jeune adolescent. Celui-ci repris peu à peu connaissance et reconnut son sauveur, il s’agissait de son père, Alrik.


-Père ? Je croyais que tu n’interviendrais pas…


-Je n’ai pas intervenu pour ton frère, tu as bien remarqué ? Je sais qu’il serait plus grave de ne pas accomplir notre part du marché mais toutefois, j’aimerai faire tout mon possible pour aider les miens, une fois que l’entité se réincarne. Je ne vois pas comment faire autrement, si j’empêchais ta mort ou celle de n’importe qui d’autre nous subirions une malédiction qui ferait encore plus de morts et l’apparition de l’ennemi permet au moins d’essayer de le vaincre. Je viens de me rendre compte que j’ai eu de la chance de ne pas périr tout à l’heure. Le niveau de ce monstre n’est même pas mesurable. Ce n’est malheureusement pas au court de ce massacre que nous trouverons la solution…


-Je pense que Lénil en avait une…


Son père l’incita au silence, d’un geste des plus explicites. Il se releva, dégaina son arme secondaire, une hache d’arme à tranchant solitaire mais finement aiguisé. Les grognements devinrent de plus en plus audibles et alors qu’un molosse d’ombre s’apprêtait à sauter sur Kleyd, il croisa en plein vol, la hache de son adversaire qui le découpa comme du beurre. Séparant son corps en deux pièces, la créature était incontestablement détruite. Les autres se ruèrent contre le pourfendeur. Malgré leurs nombres et leurs plans d’origines qui font d’eux des adversaires redoutables, Alrik se défaisait de ses opposants avec une aisance toute particulière. Kleyd savait que son père était un excellent bretteur mais jamais il ne l’aurait cru capable d’une telle performance. Il esquivait les crocs en déplaçant ses pieds habilement, effectuant des mouvements de maître d’arme. Faisant des moulinets avec sa hache, elle s’abattait inexorablement vers des zones sensibles du corps.
En quelques dizaines de secondes, le combat fut achevé. Tous les molosses à terre, il ne restait plus qu’Alrik le souffle coupé, atteint d’une blessure superficiel à l’épaule. Il pressa Kleyd de continuer leur fuite, trop proche du danger. Il se doutait que la cruauté de Gothos le mènerait à s’en prendre à eux car sans le retour de ses carnivores domestiques, il risquait fort bien d’achever les deux mortels en main propre. Ce démon se réjouissait de la résistance humaine et se jouait des plus coriaces jusqu’à les mettre à bout pour finalement les tuer brutalement.
Lorsqu’ils dévalèrent un versant, ils pouvaient encore entendrent les supplices émis par leurs congénères. Ils ne pouvaient se risquer à faire demi-tour et c’était loin d’être dans leur intention. Même les plus solidaires n’arriveraient plus à faire face devant cette abomination, seule la survie comptait dorénavant. D’ici demain, quand la paix reviendrait pendant un laps de temps éphémère, il faudrait empiler les corps pour les brûler et enterrer seulement les plus valeureux citoyens. Les autres n’auraient droit qu’à une urne que la famille devra conserver le plus longtemps possible car personnes d’autres se rappelleraient de ces gens, qu’ils furent braves ou non.
Alrick poussa un roc à la base d’une colline et lorsqu’il fit déplacer ce morceau de pierre sur trois coudes, il se faufila à l’intérieur de ce qui semblait être le seuil d’une grotte. Kleyd le suivit, sans trop savoir ou l’emmenait son père. Pour être plus précis, il ne le connaissait pas très bien, très rarement présent au domicile familial, toujours partit chassé des têtes mises à prix, il faisait part de ses nouvelles seulement par son succès de mercenaire. Son fils le considérait plus comme une idole qu’un intime. Il l’observa s’emparant d’une torche déjà présente dans la grotte. Ensuite, il s’enfonça dans les ténèbres de celle-ci suivit par sa progéniture.


-Père qu’allons nous faire ?


-Rester à l’abri, survivre et attendre le lendemain.


-Ca me paraît judicieux…


Alrik s’empara de deux bûches et les alluma à l’aide de silex et amorce. Kleyd compris que ce repère fut investit par son père depuis longtemps, en prévision de ce jour maudit.
Celui-ci scruta son fils avant de relever sa question précédente pour la seconde fois.


-Tu sous-entendais quelque-chose d’autre, je me trompe ?


-Comment ça ?


-Eh bien, tu voulais également savoir ce qu’on ferait si on sortait vivant de ce cauchemar.


Kleyd acquiesça.


-Tu vas prendre la place de ton frère, ainsi fonctionne la famille. En devenant l’aîné, tu es celui-ci qui devra accomplir bien des évènements importants dans sa vie. Je vais d’abord t’apprendre un vestige de notre ligné, l’art du sabre.


-Je pensais que c’était par préférence que tu emmenais toujours Lénil avec toi et jamais moi.


-Ca ne dépendait pas de ça.


Ils se réchauffèrent auprès du feu durant un long moment d’hébétude. Kleyd songeait aux malheureux n’ayant aucune cachette pour espérer s’en sortir.


-Tu sais où est mère et les autres ?


-Je lui ai demandé d'accompagner Seinos, je ne pensais pas survivre en affrontant Gothos au corps à corps et j’ai même eu de la chance de m’en sortir. Plus gravement, il reprit. En faite, c’est comme si je voulais en finir, périr en laissant une bonne image de moi.


-Pourquoi tu dis ça ?


-Je suis exténué d’enterrer mes proches, la malédiction qui a lieu tous les dix ans diminue inlassablement notre populace, Gothos nous détruira jusqu’au dernier, il n’y a aucun équilibre dans ce marché. Si on ne trouve aucune solution pour le vaincre alors nous sommes perdus, même en respectant le rite. Tout ce qu’on fera en continuant ainsi, c’est gagné un peu de temps…


-Pourquoi on n’expatrie pas ?


-La malédiction nous frapperait. Tu as conscience de la cicatrice qui nous concerne tous ? Même à la naissance on l’a, c’est simplement qu’elle se situe à des endroits différents sur le corps. Cette cicatrice ressemble à une croix mais en y regardant mieux il s’agit de deux fourches qui s’entrecroisent. On est destiné à périr sauf si les divinités nous accordent le savoir suffisant pour détruire Gothos et la malédiction par la même occasion. On est privilégié par les terres dans lesquels ont vis mais notre supplice est une prison dont les barreaux lointains ne sont visibles et peuvent nous trancher.


-Mais c’est presque grotesque, j’ai jamais su ça !


-Les gens évitent d’en parler pour ne pas qu’on soit défaitiste, ça nous empêchait d’aller de l’avant et de trouver une solution.


Il comptait parler à son père de ce que lui avait transmit Lénil. Un lieu de recherche, qu’entendait-il par là ? Sans savoir s’il était censé en faire le seul secret qui le rattachait à son frère ou non, il se ravisa et préféra maintenir cette information personnelle.


-J’espère que ta mère va bien, Seinos n’est pas le genre de personne sur qui j’aime compter mais la situation m’offrait aucune autres possibilités. Mon frère à toujours put survivre par lui-même, il n’a pas intérêt à agir autrement cette fois-ci car je lui confie le restant de ma famille. C’est déjà une bonne chose que tu sois là, essaye de ne pas t’endormir.


-Je suis épuisé, si tu ne comptes pas dormir je peux écoper de quelques heures de repos, non ? demanda Kleyd, alors que ses paupières se faisaient lourdes.


-Eh bien, dans le sommeil c’est bien plus facile pour Gothos de s’en prendre à toi. Il invoque des créatures qui dévorent l’âme depuis les cauchemars. Pour être plus exact, ces créatures se joues de tes rêves jusqu'à te faire perdre la raison, au point que tu cesses simplement de vivre parce qu’ils t’embrouillent le cerveau de façon à ce que celui-ci ne peut plus supporter les informations véhiculées par ces démons.


-Je crois que tu ne pouvais pas trouver mieux pour me maintenir éveillé.


Ils tinrent bon jusqu’aux premières lueurs de l’aube.
Ce don se souvint Kleyd par rapport à cette matinée, c’est l’odeur de charogne quand il quitta sa cachette et les nombreuses mouches envahissant les lieux…
Parfois, il n’y avait personne pour pleurer un mort parce que toute la famille était éradiquée. Son père lui avait dit que ce genre de drame était les prémices de leur extermination.


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Ven 25 Déc - 17:08 (2009)
Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Entrez dans la légende. Index du Forum -> Portail des âmes -> Biographie Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
GW Alliance theme by Daniel of Gaming Exe
Traduction par : phpBB-fr.com