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La couronne des neufs
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Cronose
Lycans

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MessagePosté le: Mer 28 Avr - 00:01 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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Une des particularités des terres maudites, autrement appelée Araze, c’est que plus on est proche des frontières, moins le danger est grand. Quant au centre de ces contrées, mieux vaux les éviter. Les créatures qui l’habitent pouvant raser les cités les mieux gardées.  Dans un lointain passé, de gigantesques villes étaient tenues en siège par des entités venues des profondeurs de l’enfer. Leurs apparitions restent de l’ordre du mystère mais elles mirent fin au règne des mortels en très peu de temps. Les peuples subirent les fléaux écrits dans les textes sacrés. Pour beaucoups, l’histoire s’achevait inéluctablement, des génocides abattirent des races uniques tandis que la famine gagnait les villages soutennant l’armé du premier ordre. Le seul bénéfice que pouvait laisser ses peuples aux autres occupants d’Araze, étant de neutralisé une grande partie des forces du mal. A ce jour, seuls les villes frontalières furent épargné par le massacre, les quelques derniers villages rapprochés du centre, délaissés des dieux, n’occupent plus que des mortels pervertis et assoifés de sang. La folie s’est emprise d’une partie, la perfidité s’est chargée de l’autre. La plus malfamée étant Croix-de-Braise, ville fantôme recueillant les pires énergumènes de tous les temps. La visite de quelques démons contraint au sacrifice rituel, les citadins maudits vont chercher les victimes, placardant le fléau des massacres dans les lieux paisibles. De sorte, le mal tire toujours les ficelles sur ce bout de terre respirant la mort. En retrait de Croix-de-Braise, déjà plus accessible sans pour autant être à l’abri, se trouve Cendre, un bourg servant également de cimetierre. Les habitants sont envahit par les esprits, plusieurs font le sujet de «  possession du mal » ; des âmes torturées et déchainées récupèrent le corps des vierges pour approcher le monde des vivants. Personne n’oserait y mettre un pied sans être escorté d’un prêtre.Pourtant et à l’encontre de toute logique de survie se dressait un étranger, débarquant seul dans ce lieu maudit. D’une démarche franche mais lasse, l’arrivant confondait ses traits aux ombres de sa capuche. Les habitants, le regard meurtrier ou vide d’humanité, dévisageait cette proie toute fraiche qui venait se jeter dans la gueule du loup. Lorsqu’un petit homme recouverts de pustules aperçut la victime, il s’approcha, dissimulant une dage sous sa manche. Saluant l’étranger, celui-ci ne daigna répondre, toisant de haut le petit personnage. Le petit bonhomme laissait couler de la bave sur son menton infecté. Quand il s’apprêta à poignarder l’étranger, celui-ci lui enfonça sa botte dans le crâne. En heurtant le sol, la semelle toujours en pleine tête, il étouffa sa souffrance d’un hoquet avant que la botte le libère pour à nouveau l’assouvir d’un vigoureux coup. Le choc lui éclata plusieurs dents tandis que les frappes se succédaient jusqu’à ce que mort s’en suivent. Le spectacle terminé, le nouveau venu espéra que ça suffirait à dissuader les autres prédateurs de chair. Il continua son avancé, dépassant des centaines de tombes avant d’arriver à un manoir somptueux, bien que lugubre. Des violons orchestrait dans une sinistre symphonie, « les landes d’Hadès ». La musique s’échappait d’un battant à trois étages supérieurs. Quand l’étranger approcha de la porte d’entrée, profanant le seuil, deux silhouettes le soulevèrent du sol et le ramenèrent sur ses pas.


-Vous rentrer en territoire interdit, retourné d’où vous venez avant que votre âme soit prise.

-Hélas vous ne pouvez pas m’empêcher de passer, tout comme vous n’avez pas la moindre chance de saisir mon âme. Si j’étais vous, je m’esquiverai !

-…Vous n’avez pas les idées claires en vue de votre situation.

Les deux sentinels enlevèrent leur capuche, dévoilant un visage noir de jais, dont le crâne recouvrait un glyphe écarlate, en forme de pentacle. Sans traits, ils n’avaient qu’une bouche en guise de signe distinctif. Une énorme gueule pour être exact, recouverts de crocs acérées tandis  qu’une langue siamoise longue et maigre serpentait à l’embrassure d’aucune  lèvre existante. Bref, des démons originaires du Centre. L’étranger compris très vite qu’il ne s’était pas frotté aux plus mignons de Cendre mais il conserva son sang froid et parut même confiant.

-Inutile de monter sur vos grands-chevaux. Je comptais juste vous ennuyer un peu mais comme vous n’êtes pas de… ce monde et bien je ne vais pas perdre de temps à ça. En fait je suis invité et voici ce qui le certifie.

L’homme dévoila son avant-bras où se dessinait une pierre tombale recueillant un symbole. Le tatouage confirmait son atrait à un clan ancien et redoutable. Les deux démons le laissèrent découvrir les lieux en toute tranquilité. Une fois à l’intérieur, il observa le marbre noir, le sol en damier et le plafond en chêne verni.  Des lustres éclairaient d’une lueur blafarde tandis que la mélodie qui approchait de sa fin se localisait à l’étage. Dépassant la réception occupant trois demoiselles agréablement charmantes, Il accéda directement à l’étage. Parmi les dizaines de portes qui vinrent l’accueillir au sommet des soixantes sept marches, seul un double-battant était maintenu ouvert d’où se déroulait la réception. Sans attendre, il pénétra le lieu remplit de monde. Sur place, on discernait : Des nobles, principalement des personnes impliqués dans des grands coups, des fonctionnaires, des généraux, des assassins et autres spécialisés dans ce gros complot dénommé « l’Organisme des neufs damnés ».L’étranger fut convié à une table, la plus onéreuse et la mieux placé. Dans un renfoncement, empêchant toute surprise d’attaque sournoise. De plus, deux gardiens, comme-ceux à l’entrée, empêchait l’accès. Bien entendu, il laissèrent passé l’invité.Un homme aux long cheveux noirs huilés l’acueillit, son crâne arborant une couronne en or blanc incrustée de neuf joyaux.

-Eh bien, tu as répondu à notre convocation, cela m’enchante. J’ai appris que tu recherchais Mévendar.

-En effet. J’ai ouïe dire que vous pouvez m’indiquer sa position.

-Hélas, notre plus grands pouvoir est l’information et nous ne cédons pas une réponse sans service rendu à notre petite communauté.

-Très bien. Je suis prêt à rendre service, si vous me confirmez que vous savez où le trouver. J’ai appris que malgré vos tendances malfaisantes, vous n’êtes pas déloyal. Je me contenterai donc de votre parole.

-Cela va de soi, nous ne duppons pas un futur collaborateur, soyez sans crainte. De plus un service du premier ordre comme celui-ci ne va pas sans quelques privilièges. Vous pourrez détenir une place dans l’organisme des neufs, acquérir du pouvoir et de l’influence. Nous payons grassement les membres, mais inutile de vous faire de la propagande vous en aurez larguement conscience si vous parvenez au bout de cette reqête.

-Quelle est-t-elle ?

-Allez à Croix-de-Braise, qu’importe le danger et ramenez-moi la tête de Sirus Norson. Il s’agit d’un noble qui tente de nous mettre des bâtons dans les roues. Il s’enrichit sur le compte de l’organisme pour nous couler et il ne sait même pas que nous savons toute sa mascarade depuis le début. Malgré qu’il à fait preuve d’une grande stupidité, sachez qu’il est bien entouré et qu’il n’est pas mauvais au combat. Il s’agissait d’une bonne source mais on dirait bien que sa date à expiré... Tuez-le pour nous, messire Heart et vous serez récompensé.

-Très bien. Je me charge de son cas.

Disposant du conseil des neufs, de la sueur perlait à son front et pour une fois depuis bien longtemps, il était sous tension. Ces types lui retournait l’estomac tant le mal qui les habitaient rongeait l’air qu’ils respiraient. Il suffisait de se tenir à proximité pour sentir son esprit basculer dans les ténèbres les plus sombres.Ne s’attardant guère à la réception, il préféra prendre l’air avant de savourer une suite du manoir. Dehors, un cri l’alerta d’une personne en danger. Sans attendre, guidé par un instinct qu’il ne dictait pas sur le moment, il se fraya un passage entre les ruelles sinueuses pour parvenir au lieu du scandale.  


Dernière édition par Cronose le Mer 20 Oct - 00:35 (2010); édité 2 fois
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MessagePosté le: Mer 28 Avr - 00:01 (2010)
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Anna
Privé

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Inscrit le: 15 Déc 2009
Messages: 34

MessagePosté le: Mer 28 Avr - 14:03 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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Croix-de-braise, une cité des plus exécrable d’Araze, on y trouve tous les vices possibles allant de la simple orgie ou des marchandages peu scrupuleux aux sacrifices publics et autre barbarie. Les lieux étaient des plus corrompus, la cité se rapprochant plus d’une ville fantôme visitée de temps à autre par des démons que d’une sympathique bourgade proche des frontières. La coutume voulait que tout étranger avait droit à un dépouillement dès son arrivée, des individus peu scrupuleux guettant les allés et sorties des voyageurs dans le but de s’enrichir, il n’était pas aisé de passer les portes de la ville sans quelques tracas...
Les assassinats et règlement de compte ne sont que simple banalité là-bas, la noirceur de ce qu’on appellerait habituellement habitants n’a jamais trouvé nul autre égal en ce bas monde, on y dénichait principalement les plus infâmes criminels et les individus les plus compromis.
Ici tout était permis, aucune loi ne régissait l’endroit, la décadence régnait en maître, néanmoins quelques seigneurs avaient réussis à faire subsister un semblant d’ordre dans la maudite cité. Ils étaient souvent sous le joug d’une puissante organisation, ce qui leurs permettait d’accumuler de temps à autre des richesses inestimables et ainsi inspirer un certain respect et surtout la convoitise des damnés.
Tout nouvel arrivant nourrissait le secret espoir d’être protégé par un tel seigneur, si le combat n’était pas son domaine de prédilection, mais encore faudrait-il avoir une bonne raison de s’aventurer là-bas, la folie ou sans doute la fortune.
L’un de ces seigneurs, Sirus Norson, avait acquis une petite notoriété à Croix-de-braise, son rôle consistait au recrutement et à l’asservissement de quelques âmes possédant des capacités hors du communs ou simplement de bêtes individus exploitables. L’homme logeait dans un manoir dont l’apparence extérieure ne donnait pas de mine, la demeure était faite de bois de nombreux trous participait au délabrement, les vitres étaient souvent brisées et la végétation alentour était inexistante excepté un arbre dénué de toute feuille ressemblant fort à ce qu’aurait pu être autrefois un être. L’endroit était bien gardé, de nombreuses sentinelles naviguait d’un bout à l’autre du manoir, l’endroit n’étant pas gigantesque. Le tout semblerait avoir été abandonné depuis biens des années, si aucune présence n’était remarquable.
Quant à l’intérieur, il empestait l’opulence. Le hall montrait un vaste espace recouvert  d’un parquet vernis, les murs étaient entièrement recouverts de tapisserie et de tableaux à l’effigie du maître des lieux, des vases et des artefacts provenant de lointaines contrées trônaient aussi fièrement sur leur promontoires. Les rideaux, finement recouverts de fines dorures et d’un pourpre semblable au sang, masquaient d’immenses fenêtres. Enfin un des détails majeur, un lustre dont l’éclat était semblable à du cristal, et également décoré d’or mais aussi d’argent illuminait la pièce. Enfin un escalier, surmonté d’un tapis de la couleur des rideaux, menait à un unique étage ou se logeaient sûrement les richesses de ce cher Sirus. On pouvait alors entendre une conversation provenir de l’office.
 
« Je dois vous confier une mission des plus secrète. En aucun cas elle ne doit être révélé à qui que ce soit, vous m’avez juré fidélité jusqu’à votre mort même, ne l’oublier pas. Si j’apprends que vous me trahissez vous subirez des tourments dont vous n’avez même pas idée, et tel que vous connaissez ma clémence ne croyez pas que la mort vous sera accordée…. Ai-je été clair ? »

L’homme, n’était autre que Sirus, il se tenait face à la fenêtre, les bras dans le dos, serrant sa main à l’aide de l’autre. Son apparence ne reflétait pas tout à fait l’intérieur de son manoir.
Son accoutrement se résumait en des brais surmontés de botte. Sa taille était ceinturée par son étui lui permettant de ranger son arme. Le haut de son corps était recouvert d’une chemise d’un blanc terne. Le seul signe prouvant qu’il possédait une certaine richesse se résumait en de simples bagues d’émeraudes et sans doute de grenat à ses doigts.
Il contemplait la nuit, dont le ciel assombri par des nuages ne différait plus du jour. La seule différence était que l’astre de la nuit rayonnait bien plus à Croix-de-Braise que celui du jour.
 Mais ce soir là, la lune semblait bien plus éclatante, malgré qu’elle ne se résume qu’en un croissant. Le maître de lieux semblait presque lui sourire.
 
« Oui mon seigneur, mais si cette mission est si urgente, mieux vaudrait que l’ordre me sois délivré au plus vite que je m’en charge enfin »
Lui répondit une voix féminine, d’un ton nonchalant. L’apparence de l’être se résumait en une silhouette encapuchonnée pourvue d’une queue d’une couleur bleue se mouvant sur le sol tel un serpent.
Le seigneur se retourna lentement et s’approcha de son interlocutrice d’un pas leste, jusqu’à se retrouver en face d’elle. Il soutint son regard et lui saisit d’un geste vif le visage au menton d’une poigne de fer entre son pouce et son index, la soulevant du sol.
 
« Toujours cette petite impertinence qui un jour je l’espère te perdra, malgré que tu sois un bon soldat… ma petite Anna » lui lança-t-il en la regardant droit dans les yeux.
La bouche muselée de force, sa victime se débattait tout en émettant de petits gémissements, il finit par lâcher prise et la projeta au sol, puis se détourna à nouveau d’elle en retournant à sa fenêtre, avec un petit ricanement.
 
«Soit je vois que votre statut vous monte toujours à la tête, quelle est donc cette mission ? » s’enquérit-elle auprès du seigneur en se relevant.
 
« Tu iras pour moi à Cendres, et tu va tâcher d’espionner les plus hauts placés de l’organisme. Ils se réunissent dans le manoir de la ville que tu connais bien. Une fois là-bas ne tente pas d’y entrer comme tu l’as parfois fait, tu t’attirerais bien plus d’ennui que tu n’en as déjà. Je ne suis plus dans leurs grâces d’après ce qu’on m’a rapporté, ton travail sera d’en savoir plus sur ce qu’il me réserve. Tel que je connais tes capacités tu pourras écouter certaines conversations, bien entendu les plus importantes se trouvent à l’étage. Sers toi de ceci et enregistre ce que tu entends grâce à sa magie, et tu pars sur le champ… »

 
Quelques jours plus tard, dans la cité de Cendres. Anna n’eue aucun problème connaissant les lieux pour y avoir autrefois séjourné un temps et remplit divers missions, néanmoins elle savait pertinemment que tout peu arriver là-bas, bien que son expérience des lieux mal famé n’était pas des moindre, elle ne s’était jamais réellement habitué à cette noirceur et ce dégoût que lui provoquait les individus peuplant ce genre de cité.
La jeune femme se rendit au manoir, vêtue de son habituelle cape et recouvrant aussi son visage d’une ombre allant jusqu’à ses lèvres.
Elle resta en retrait de l’entrée et vit un homme tenter de s’introduire dans la demeure, ce dernier fut soulevé par deux ombres. Elle entendit quelques brides de leurs conversations.
 
-Vous rentrer en territoire interdit, retournez d’où vous venez avant que votre âme soit prise.

-Hélas vous ne pouvez pas m’empêcher de passer, tout comme vous n’avez pas la moindre chance de saisir mon âme. Si j’étais vous, je m’esquiverai !

-…Vous n’avez pas les idées claires en vue de votre situation.
 
*C’est de ça que ce cher Sirus parlait, mes "possibles" ennuis, ce fourbe m’a prévenu pour une fois... Ce doit être réellement important à ses yeux... intéressant j’en tirerai sans doute deux, trois récompenses. Quant à lui peu de chance qu’il rentre…*
 
Profitant de la distraction que l’inconnu offrait au gardes, Anna contourna l’édifice jusqu’à reconnaître la salle principale situé à l’étage grâce au fenêtre ou les individus les plus hauts placés se trouvait. Elle commença son ascension ne percevant pas la moindre présence aux alentours.
Arrivée à la fenêtre et se maintenant en équilibre grâce à ses membres musclés et sa queue accrochée au rebord de la fenêtre, elle enclencha le mécanisme du petit objet que lui avait donné Sirus.
Ses yeux clairvoyants furent vivement attiré par une table ou siégeait les membres importants de son organisation, le conseil des neufs. Elle y reconnu l’étranger arrêté par les gardes quelques instants plus tôt.
 
*Tiens, tiens… il semblerait que ce bougre ai fini par rentrer, mais je ne l’ai jamais vu auparavant que peut-il bien faire à leur table ?*
 
-Très bien. Je suis prêt à rendre service, si vous me confirmez que vous savez où le trouver. J’ai appris que malgré vos tendances malfaisantes, vous n’êtes pas déloyal. Je me contenterai donc de votre parole.

-Cela va de soi, nous ne dupons pas un futur collaborateur, soyez sans crainte. De plus un service du premier ordre comme celui-ci ne va pas sans quelques privilèges. Vous pourrez détenir une place dans l’organisme des neufs, acquérir du pouvoir et de l’influence. Nous payons grassement les membres, mais inutile de vous faire de la propagande vous en aurez largement conscience si vous parvenez au bout de cette requête.


-Quelle est-t-elle ?

-Allez à Croix-de-Braise, qu’importe le danger et ramenez-moi la tête de Sirus Norson. Il s’agit d’un noble qui tente de nous mettre des bâtons dans les roues. Il s’enrichit sur le compte de l’organisme pour nous couler et il ne sait même pas que nous savons toute sa mascarade depuis le début. Malgré qu’il à fait preuve d’une grande stupidité, sachez qu’il est bien entouré et qu’il n’est pas mauvais au combat. Il s’agissait d’une bonne source mais on dirait bien que sa date à expiré... Tuez-le pour nous, messire Heart et vous serez récompensé.

-Très bien. Je me charge de son cas.
 
_Tout s’explique… Sirus cours un grand danger murmura-t-elle. Son regard errait dans le vide, l’idée que tout ce pourquoi elle s'était tuée à la tâche ces dernières années, allait être anéanti par la main de cet homme amenait une colère grandissante en elle.
 
Une main lui saisit la jambe, la faisant sortir de ses pensées, son visage bleuté s’inclina vers le bas, Anna vit alors une sentinelle semblable à celles de l’entrée pourvues des ses immenses dents lui sourire, puis quelques instants plus tard et l’attirer violemment vers le sol. La chute de la jeune femme la démasqua de son capuchon et lui provoqua un cri résonnant dans les environs, mais il ne couvrirait pas le vacarme que l’intérieur du manoir émettait.
 
_Quelle jolie créature, un si doux visage.... mais cela ne vous absout pas de vos péchés … que venez-vous faire ici, écouter au portes, sans doute?
Demanda-t-il d’une voix langoureuse, il se penchait vers elle se tenant à quelques centimètres de son visage, la forçant à se plaquer contre le mur du manoir.
 
« Je… » Elle fut coupée par l’arrivée de pas précipités débouchant d’une ruelle. Non loin, se tenait une haute stature à quelques mètres à peine d’eux, Anna reconnu l’étranger de toute à l’heure. Son regard se posa quelques secondes sur lui. Ses yeux ne s'attardèrent longuement, mais elle eu l'occasion d’apercevoir une arme à sa ceinture, une épée peut-être, sa capuche masquait les traits de son visage.
Le démon, qui se tenait près d’elle, tourna la tête sur le côté d’un air interrogateur.
 
_Ne vous occupez pas de cela, fourbe ! Dis-t-il d’un ton autoritaire, tout en se relevant du sol et présentant un aspect des plus effrayant.
 
*Il pourrait bien m’être utile, trois fois que je le vois… un signe ?* se demanda-t-elle en esquissant un sourire du coin des lèvres.
 
_Aidez-moi, je vous en supplie! Bégaya-t-elle, dans sa précipitation. L’étranger semblait pris de cours, mais Anna profita du moment pour se remettre sur ses membres d’un agile mouvement et se retrouver aux côtés de l’homme.
Elle tenta de croiser son regard, mais il semblait fixer le garde.

_N'espérez pas vous enfuir en vous cachant derrière une plus haute stature que vous, votre destin est bientôt scellé... Si vous l'aidez, attendez-vous à des représailles mon cher ami... siffla-t-il de sa langue fourchue.
 
*Il va falloir la jouer fine… je ne connais que peu de leur faiblesse, même après tout ce temps, mais cet inconnu fera l’affaire*
 
_Leurs bouches! Ce sont leurs points faibles, mais on ne peut les tuer, juste les affaiblir un temps, celà nous laissera le temps de fuir, dégainez votre arme vous en aurez bien besoin…
Lui chuchota-t-elle d’une voix tremblante.
 
Anna glissa ses mains le long de sa taille et saisit ses deux dagues, lentement ses mains apparurent pourvues des deux armes. Le démon ricana machiavéliquement.
 
_Qu’espérez-vous faire pauvres petites âmes égarés !? Nous ne pouvons mourir sous le joug de ridicules armes tel que ceci, mais si vous y tenez ma jolie… affirma-t-il d’un ton méprisant. La sentinelle se positionna de manière à contrer une possible offensive.
 
À peine eut-il finis sa phrase que la jeune femme s’élança vers le démons au dents acérées. Ce dernier voulut lui asséner un coup, qu’elle esquiva d’une rapidité impressionnante. Puis sa jeune adversaire tenta de lui porter un premier coup, que le garde para aisément, la désarmant au passage d'un de ses dagues. Déstabilisée elle fit une courte pause laissant au démons le temps de croiser son regard, ses yeux semblaient avide de chair fraîche, il ouvrit sa large bouche dénuée de lèvre et tenta de la mordre. La jeune femme esquiva de justesse, non sans être indemne, son bras présentait une égratignure qu'un certain liquide rouge vif ne tarda pas à colorer.


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Cronose
Lycans

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MessagePosté le: Mer 28 Avr - 23:42 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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Contournant l’édifice, il parvint face aux deux gardes d’entrée, harcelant une créature qu’il n’avait jamais vu auparavant. Du moins, cette queue bleue dépassant de ses accoutrements, lui laissa présumer qu’elle appartenait à une race malfaisante. Ses courbes gracieuses ne pouvant trahir ses attraits féminins, il s’agissait peut-être d’une femme originaire du mal. Ne sachant trop comment réagir, il se retrouva mêlé à un malentendu des plus contrariants. Semer le grabuge suite à son entretien n’allait pas lui apporter les bonnes grâces des neufs. Mieux valait tenter la diplomatie. Mais cette idée tomba à l’eau lorsque la demoiselle engagea un duel avec le démon.  Affronter des gardes aussi dangereux n’allait pas porter en leur faveur. Toutefois, il ne se laissa pas décourager et tenta malgré tout de rétablir les choses. Sans attendre un deuxième échange de coups, il souleva son épée et sépara les deux opposants, marquant une pause dans les hostilités. Attenant les deux mètres, épaisse, massive et imposante, la lame placardait une frontière entre les deux camps.

-Cessez. Vous faites une lamentable erreur. On n’attaque pas un allié quand on sait se montrer courtois.

Les démons mirent un certain temps à percuter. Méfiant et toujours agressifs, ils réclamèrent des explications.  

-Vous n’êtes pas le bienvenu, dés votre arrivé nous avons hésité à vous mettre en pièce. Je vais donc vous laisser une dernière chance, déguerpissez et laissez-nous régler nos comptes avec cette petite espiègle sinon vous subirez le même sort !

Messire Heart soupira.

-Je ne crois pas non. Sachez que votre maître ma confié une mission, il serait fâcheux d’apprendre que ses employés sèment le trouble dans leur projet.

Le démon grogna.

-Foutaises !

-Vous osez ? Ma patience approche ses limites. Ne dépasser pas la frontière qui sépare mon épée de votre tête.

Le démon allait répondre à la provocation mais son congénère intervint.

-Très bien, embarquée là si ça vous chante ! Mais si nous apprenons que vous avez mentit, nous vous traquerons. Ca fait aussi partie de notre fonction.

La menace pesée, elle ne représentait aucun poids. Le mercenaire n’inventait rien et lorsque ses deux démons comprendraient l’importance qu’accordaient les neufs à son égard, ils finiraient par taire l’unique organe définissant leurs traits. Préférant ignorer les deux sentinelles, l’homme empoigna la jeune femme jusqu’à l’angle suivant de l’édifice. Enfin, il la relâcha.


-Je ne sais pas qui vous êtes mais vous avez faillit me mettre dans un sacré pétrin! Si j’étais vous, j’éviterai les ennuies. Ses deux gardiens vous auraient saigné à blanc.


L’homme continua à s’éloigner, suivit de la femme. Il ne voulait pas tarder trop près des lieux.

-Généralement, reprit-il, les gens évitent les démons.  Alors sois vous êtes une de leur congénère, soit vous êtes folle à lier.

Il attendait une réaction de la part de cette… inconnue.  Il devait confirmer ses antécédents et en savoir plus sur le conflit. Ensuite, il profiterait de sa suite en fumant de l’herbe du diable et il prendrait la route, le lendemain très tôt, pour récupérer la tête de Sirus Norson.  


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Anna
Privé

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Messages: 34

MessagePosté le: Jeu 29 Avr - 13:07 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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Le combat avait débuté depuis peu, l’étranger n’avait pris le parti d’aucun opposant. Ce dernier se décida finalement à agir, en abattant  son immense glaive entre le démon et la jeune femme. Les deux combattants cessèrent leur affrontement à la vue de l’épée, probablement aiguisée et parfaitement tranchante, de quoi dissuader Anna de continuer, elle reprit une posture normale.

-Cessez. Vous faites une lamentable erreur. On n’attaque pas un allié quand on sait se montrer courtois.
 
Son visage s’orienta vers l’étranger, un sourire apparut au coin de ses lèvres azurées, se doutant que ce dernier allait lui sauver la mise. Les démons semblèrent surpris de la réaction de l’homme malgré l’absence d’expressions sur leurs hideux visages, mais leur silence en disait bien plus qu’il ne fallait. Quant à Anna, Voyant son arme gisante sur le sol, elle la récupéra discrètement à l’aide de sa queue, serpentant sur le sol sans émettre le moindre bruit, ce prolongement de son corps se trouvait être parfois fort utile, mais également fort encombrant de temps à autre. L’altercation continuant et l’étranger négociant en sa faveur, la jeune femme s’occupa de sa blessure, elle fit demi-tour, se retrouva le dos au trio et à l’immense épée servant toujours de barrière, pour se servir de ses dons et stopper l’afflux de sang en recouvrant de glace sa blessure. Puis d’un geste délié sa main saisit son capuchon recouvrant de nouveau son visage dont la couleur bleue ne pouvait qu’attirer le regard.
 
-Très bien, embarquez-la si ça vous chante ! Mais si nous apprenons que vous avez mentit, nous vous traquerons. Ça fait aussi partie de notre fonction.
 
Aussitôt que le démon eut rendit son verdict, Anna sentit une forte poigne sur son bras, l’inconnu lui avait évité un bien mauvais pas. Prise de court et se laissant entraîner, elle ne prononça pas le moindre mot. Ayant parcouru une distance les séparant suffisamment des sentinelles, l’étranger, dont la capuche voilait d’un sombre voile le visage, libéra la jeune femme de son emprise.
 
-Je ne sais pas qui vous êtes mais vous avez faillit me mettre dans un sacré pétrin! Si j’étais vous, j’éviterai les ennuies. Ses deux gardiens vous auraient saigné à blanc.
 
_Oh excusez-moi mon cher, vous étiez simplement là au mauvais endroit et…  au mauvais moment. Et malheureusement pour vous, vous n’êtes pas moi.
Répondit-elle comme si ceci était d’une simplicité enfantine, ne faisant pas attention à sa dernière phrase.
 
Voyant que l’inconnu poursuivait sa route dans la sinistre ruelle, la jeune femme lui emboîta le pas, quelques mètres seulement les séparant.
 
*Si cet homme doit se charger du sort de Sirus mieux vaut que je reste à ses côtés, je pourrais sûrement trouver un moyen de l’éliminer avec un peu de chance »

-Généralement, reprit-il, les gens évitent les démons.  Alors sois vous êtes une de leur congénère, soit vous êtes folle à lier.
 
Un léger rire fit échos dans les méandres de la ville,
 
_Ni l’un, ni l’autre, un mauvais concours de circonstance je le certifie. Je sais que mon apparence diffère de la plupart du commun des mortels, mais ça ne fait pas de moi un démon.
Quant à mon esprit, il se porte à merveille, merci de vous en inquiéter étranger…
Anna marqua une légère pause, jetant des regards de tous les côtés dans l’éventualité ou les démons ou autres personnages malsains ne croisaient pas leur route d’une manière suspecte, mais rien de tel n’attira l’attention, et la jeune femme reprit.
Cependant, vous, vous ne m’avez pas l’air d’être à votre place en cette lugubre cité, seul, sans prêtre en votre compagnie, et votre allure ne passe pas inaperçue non plus… surtout armée de… cette immense lame.
Je m’enquéris donc de votre venue à Cendres, et à mon tour pour les suppositions… une mission ? Une mésaventure ? Ou peut-être êtes-vous même aussi fou que vous croyez que je le suis.
 
*Une réponse ne serait pas de refus, voyons voir si il va me dire quoique ce soit à propos de ce cher Sirus *
 
Les deux silhouettes encapuchonnées continuaient leurs chemins à travers les dédalles tortueux de la ville, la deuxième donnant l’impression de poursuivre la première
Enfin ce petit jeu de course pris fin devant une auberge rappelant parfaitement l’atmosphère de la ville. La façade extérieur arborait une teinte cendrée, marquée par les ravages du temps, les lieux empestaient le vice. On pouvait voir quelques ivrognes affalés lamentablement sur le mur de l’enseigne, une femme de joie se faire courtiser à quelques mètres de là et deux autres individus échanger un paquet contre quelques piécettes d’or.
 
_Je suppose également que vous logez ici cette nuit. Je crois que je vais faire de même, n’ayant pas encore trouvé d’endroit ou loger. Une dernière chose, quel est votre nom inconnu?
 
La jeune femme rentra dans l’établissement, sans faire attention à l’agitation habituelle aux alentours des lieux. L’intérieur de l’auberge n’avait d’égal que son extérieur. En entrant on pouvait trouver un comptoir à droite, le tavernier présentait un aspect répugnant rappelant à Anna les pires crapules qu’on puisse trouver à Croix-de-Braise. On trouvait aussi une dizaine de table toutes aussi abîmées les une que les autres se battant pour survivre dans le petit espace qu’offrait le hall de l’auberge.
 
_Une cruche d’hydromel tavernier! Lança-t-elle tout en s’accoudant dos au bar. L’espionne se retrouvait face à cet espace pitoyable qui lui servirait d’abri pour la nuit, elle méprisait ces lieux malgré qu’ils ne lui soient pas inconnus.
Son esprit cogitait, deux choix se présentait à elle pour mener à bien sa périlleuse mission.
 
*Soit je le devance et préviens Sirus, soit je reste à ses côtés et tente de m’en débarrasser*
 
_Et bien…À l’aventure compagnon…  se murmura-t-elle.
 
Le tavernier fit glisser la cruche le long du comptoir, la sortant de ses pensées.


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Cronose
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MessagePosté le: Jeu 29 Avr - 23:03 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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Pendant qu'ils poursuivaient leur route, la jeune femme se montra curieuse.

Cependant, vous, vous ne m’avez pas l’air d’être à votre place en cette lugubre cité, seul, sans prêtre en votre compagnie, et votre allure ne passe pas inaperçue non plus… surtout armée de… cette immense lame.
Je m’enquiers donc de votre venue à Cendres, et à mon tour pour les suppositions… une mission ? Une mésaventure ? Ou peut-être êtes-vous même aussi fou que vous croyez que je le suis.

L’étranger gloussa silencieusement.

-Remarquez que c’est fort possible ! Il marqua une pause avant de reprendre. « En réalité j’étais ici pour… affaires personnelles. Ce que je sais étant que je dois me diriger à Croix-de-Braise. Par contre, mon objectif est tenu secret, je ne peux donc vous en dires plus sur le sujet.  »

Parvenant au pied de l’auberge de repos, l’inconnue reprit la parole.

-Je suppose également que vous logez ici cette nuit. Je crois que je vais faire de même, n’ayant pas encore trouvé d’endroit ou loger. Une dernière chose, quel est votre nom inconnu?

De sa capuche, seul un sourire esquissa ses fines lèvres.

-Vous ne manquez pas de tact, ironisa-t-il.

Il la scruta un instant dans les yeux, dévoilant enfin ses iris d’un gris intense. Le plus étrange étant sans doute ses pupilles, fines et longilignes, tel une bête sauvage.

-On me nomme Cronose. Et vous ?

-Anna (édite mon post si tu veux modifier ta réponse ^^ )

Une fois les présentations faites, elle rentra dans l’établissement, suivie de Cronose. S’accoudant au comptoir, la jeune femme opta plutôt pour s’adosser. Pendant qu’elle dégustait son hydromel, l’homme demanda une chope de bière. Après trois rasades rafraichissantes malgré la bassesse des lieux, il clarifia un lapsus qu’il n’avait pas relevé au seuil de l’édifice.

-Quant à ce que si je loge ici, vous vous méprenez. Je vais me reposer dans le manoir où l’on s’est rencontré. C’est assez exceptionnel d’obtenir une nuitée gratuite, surtout dans de pareils quartiers. Puis, l’idée de dormir dans cette auberge me répugne.  

Il toisa du regard le tavernier qui changeait tout doucement de couleur.

-Oui, renchérit-il, je crois même que je préférai dormir dans une étable !

Il termina par un sourire narquois tout en défiant le tenancier de ravaler sa salive. Cette fois, celui-ci fut à cran. Il tenta de poignarder son client par-dessus le comptoir. Mais Cronose, prévoyait cette manœuvre. Il plongea vers la droite, évitant ses côtes d’accueillir une lame de six pouces. Ensuite, il enroula son bras autour de celui opposé avant d’exercer une pression fulgurante. Sous la douleur, l’aubergiste lâcha son arme tandis qu’il supplia l’homme d’arrêter. Mais celui-ci se pencha, portant la voix aux oreilles du propriétaire.


-On dirait bien que tu ne me reconnais pas, vieux salaud.

Soudain, le tenancier écarquilla les yeux. Puis, tel la foudre s’abattant sur son âme, il formula deux mots particulièrement singuliers.

-Le… faucheur ?!

-Parfaitement !

-L’homme se débattait à présent, tétanisé, il braya à la mort.

-Prend tout ce que tu voudras, mon auberge, mes économies, tous ! Mais je t’en supplie, laisse moi vivre !

-Je ne veux qu’une chose… ta descente aux enfers !

Le bretteur souleva sa propre dague et la planta dans la nuque de l’aubergiste. Ayant conclut sa besogne, le silence occupait les lieux. Mais personne n’osait approcher le prénommé Cronose. Il attrapa un tonnelet d’hydromel ainsi qu’un autre fût de bière et récupéra la bouteille de bon cru sans doute réservé au patron. Comme il ne pourrait plus savourer ce breuvage, son juge l’estimerait en son nom, une dernière fois. Enfin, il fit un mouvement de tête en direction de la jeune femme.


-Je crois que rester ici n’est plus très utile. Suivez-moi.

Une fois dehors, il l’emmena en retrait de la ville, au abord du terrie bordant Cendre. De retour dans un contexte boisé et sauvage, l’étranger s’y sentit revigoré. S'installant près d'un assemblage de rocs, il en profita pour justifier son meurtre.

-Ne soyez pas surprise par cette excès de brutalité. Cet homme ne m'avait simplement pas reconnu mais il devait répondre à une vieille dette.

Il ouvrit les deux barils d’eau-de-vie et tendit l’hydromel à l’inconnue.

-Il me semble que celui-ci vous est destiné.

Ensuite, il profita de cet instant pour en apprendre plus sur cette rencontre.

-Je ne sais même pas quels sont vos antécédents ? Je n’avais jamais vu quelqu’un comme vous auparavant. Sous entendait-il par rapport à ses origines. « Si je peux vous rendre service jusqu’au bout, je pourrais sans doute vous réserver une chambre dans le manoir. Si vous le souhaitez. »

Il prit une grosse lampée de bière. L’humeur grisante, il profiterait d’une soirée lui semblant sympathique et il reprendrait sa route d’ici demain. Qu’importe l’heure, il pouvait se permettre un prolongement de repos.


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Anna
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MessagePosté le: Ven 30 Avr - 12:53 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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-On me nomme Cronose. Et vous ?

-Anna, quant à mon tact... il se passera de vos commentaires. Renvoya sèchement la jeune femme. (Je peux pas éditer tes postes, contrairement à toi><)

Une fois dans la pitoyable bâtisse,  l’homme prénommé Cronose s’adressa au tavernier et réclama une chope de bière. Anna, adossée au comptoir savourait lentement sa boisson, perdue dans les méandres de son esprit. Les deux silhouettes restèrent un temps ainsi, presque léthargiquement, son récent compagnon se délectant de sa bière à ses côtés, une fois servis.

-Quant à ce que si je loge ici, vous vous méprenez. Je vais me reposer dans le manoir où l’on s’est rencontré. C’est assez exceptionnel d’obtenir une nuitée gratuite, surtout dans de pareils quartiers. Puis, l’idée de dormir dans cette auberge me répugne.  


_Hum vous allez donc passer la nuit dans cette demeure… intéressant. J’aurais préféré y passer la nuit, certes… Mais Cet endroit a beau être un taudis, je ne me vois pas en ressortir pour le moment. Dit-elle tout en semblant lorgner de ses yeux miroitants le manoir qu’elle eu connue autrefois. Etes vous certain que dans mon cas vous ne resteriez pas ici ?

-Oui, je crois même que je préférai dormir dans une étable ! répliqua Cronose.
 
Un rire nerveux s’échappa de la bouche de la jeune femme.
 
La jeune espionne sortie peu à peu de ses pensées et commença et observer son acolyte du coin de l’œil. Son regard balaya sa haute stature commençant par son visage dissimulé par ses cheveux couleur ébène. La curieuse parvint à discerner une cicatrice entre quelques mèches, la jolie marque croisait son œil de haut en bas. Cependant elle ne réussis à percevoir ses yeux, ces derniers étant toujours occulter de sa chevelure d’un noir de jais. Quant à ses lèvres, elles marquaient une expression bien connue de la jeune femme.
 
*Que nous vaut donc ce léger sourire, l’ami Cronose nous préparerait-il quelque chose ?*
 
Son analyse peu scrupuleuse se poursuivit lorsque ses yeux furent attirés par son immense lame. Cette dernière semblait démesurée en comparaison de son détenteur, bien que ce dernier semblait posséder une force certaine, il ne pouvait pas supporter un tel poids sans quelques dons. L’inquisition fut suspendue lorsque l’objet de son attention esquiva la lame que le tavernier tenta de lui planter. Anna marqua une légère expression de surprise, sa distraction, phénomène pourtant inhabituelle chez elle, lui ayant value une baisse de sa vigilance. Cronose ne tarda pas à répliquer en saisissant son assaillant, dont l’aspect provoquait une véritable répulsion à Anna. Ce dernier finit par desserrer ses doigts, laissant tomber sur le sol sa pitoyable arme, provoquant l’écho d’un éclat métallique dans la pièce. L’étreinte de son opposant le maintenait dans une position fort délicate sur le rebord du comptoir. Un échange de mots s’en suivit.
 
-On dirait bien que tu ne me reconnais pas, vieux salaud. Lança Cronose, maintenant sa prise sur son assaillant.
 
Toujours adossée au comptoir miteux, Anna daigna tout de même diriger son regard vers le centre d’attention. Continuant à se délecter de sa chope sereinement, la jeune femme à la peau azur aurait pu s’imaginer être au premier rang d’un spectacle. Mais elle fut frappée par ce qu’elle venait d’apercevoir… les pupilles de son acolyte n’avait rien de commun, tout comme les yeux d’Anna ces dernières affichait une forme semblable à celle des serpents, le tout reposant sur un iris à la teinte cendrée.
Sa domination sur l’aubergiste, lui conférait une attitude bien différente de celle qu’il adoptait quelques instants plus tôt. On pouvait aussi discerner une véritable animosité émaner de son regard perçant, et sa cicatrice n’en était que plus visible maintenant.

-Le… faucheur ?! Répliqua le tavernier dont les yeux avait doublé de volume à l’articulation de ce mot.
 
*Le faucheur, j’ai déjà entendu ça quelque part… mais impossible de me remémorer où*
 
Le tavernier tenta de se débattre par la suite, mais son adversaire ne paraissait pas près de le laisser s’échapper.
Peu de temps après Cronose dégaina une arme de son vêtement et acheva le misérable individu d’un coup fatal. Le cadavre tomba lourdement sur le sol. Le vainqueur s’empara par la suite des quelques tonneaux de boissons et d’une bouteille dont l’apparence donnait l’eau à la bouche… ou plutôt le vin.
Anna avait eut le temps de savourer son hydromel, Elle bondit de l’autre côté du comptoir à son tour et fouilla les restes du macchabée. Son espoir de trouver un objet d’une valeur estimable était inexistant, néanmoins toutes piécettes d’or ou ne serait-ce que d’argent ne serait pas de refus. Ainsi la jeune femme décocha une bourse nouée à la taille de ce qui fut le tavernier. Son visage se releva du sol pour se tourner vers Cronose, ce dernier lui adressa un vif signe de tête et ajouta :
 
-Je crois que rester ici n’est plus très utile. Suivez-moi.
 
_Je pense ne pas avoir le choix, après un si beau divertissement. Ironisa-t-elle.
 
Il la mena en bordures de la maudite cité. La jeune femme se laissa mener n’ayant plus le choix que de le suivre pour mener à bien la mission qui lui avait confié Sirus quelques jours plus tôt. Les deux silhouettes atteignirent un bois, ce dernier devait receler bien des dangers, mieux valait-t-il ne pas trop s’aventurer dans ces ténèbres. Poursuivant leurs chemins, les deux étrangers trouvèrent un lieu à leur convenance, une petite clairière dégagé par les arbres, et accommodé de quelques pierres. En levant les yeux, on pouvait même apercevoir l’astre de la nuit et une multitude d’étoiles orner la voûte céleste.
 
-Ne soyez pas surpr par cet excès de brutalité. Cet homme ne m'avait simplement pas reconnu mais il devait répondre à une vieille dette.ise Justifia Cronose, perçant le doux silence que les paisibles lieux évoquaient.


_Vous pensiez que cela me surprend, à Cendres, ceci est aussi banal que de se lever de votre lit. Rassura la jeune femme d’un ton amusé.

Enfin son compagnon, depuis peu, lui tendit l’hydromel. Elle l’accueillit d’un léger sourire que l’ombre de sa capuche laissait entrevoir.

-Il me semble que celui-ci vous est destiné.

_Quel délicate attention de votre part.

-Je ne sais même pas quels sont vos antécédents ? Je n’avais jamais vu quelqu’un comme vous auparavant. Si je peux vous rendre service jusqu’au bout, je pourrais sans doute vous réserver une chambre dans le manoir. Si vous le souhaitez. Proposa son interlocuteur.

La jeune femme but une gorgée de son hydromel, il en fit de même. Puis elle marqua une légère pause, sa chope à la main, observant les astres illuminant d’une faible lueur l’obscurité les entourant.
Elle daigna à répondre :
 
_Je pense que refuser une telle occasion ne serait que pure folie, mais n’est-ce pas ce dont vous m’aviez accusé à notre rencontre? Riposta-t-elle d’un ton taquin.
 
Reposant sur son arbre jusqu’alors, Anna se dressa sur ses membres, délaissant sa boisson, et se dirigea au côté de Cronose, non pas pour se rapprocher de lui, mais pour se munir de cette bouteille de bon cru qu’elle l’avait vu saisir dans l’auberge. Ce n’était pas son unique intention… À l’aide de sa queue, la créature bleue saisit une petite bourse dissimulée derrière sa longue cape, le prolongement de son corps lui tendit le petit paquet que sa main dénoua d’un geste méticuleux. Puis elle plongea ses doigts fins dans le petit interstice, son membre émergea doté d’une poudre blanchâtre se nichant en faible quantité entre son pouce et son index.
La jeune femme s’accroupit et saisit la bouteille de bon cru puis fit mine de perdre maladroitement son équilibre en se relevant près de la chope de sa victime potentiel, dans le but d’y déverser la substance.
 
*Il ne verra probablement rien avec ces ténèbres, espérons qu’il s’abreuve abondamment c’est là une occasion rêvée*
 
_Maintenant si vous désirez en apprendre plus sur ma personne, vous devrez effectivement m’accorder quelques faveurs, à commencer par ceci. Annonça-t-elle tout en remuant la bouteille devant son visage, qu’elle ne pouvait à nouveau plus discerner, ses cheveux le camouflant. La silhouette de la jeune femme se dessinait dans l’obscurité grâce à la faible lumière que renvoyait la lune dans la noirceur des lieux. Le regardant de haut de ses yeux clairs, et affichant une expression de satisfaction, elle n’attendit pas sa réponse, ôtant l’objet convoité de son regard. Puis elle repartie s'asseoir à sa place.
 
_Et vous qui parliez de mon tact…. Quoique cela ne soit pas très offensant finalement que d’insinuer qu’on ne voit pas souvent des individus de mon espèce… Et bien n’avez-vous donc jamais croisé d’élémentaire Messire Cronose? Il est vrai que nous sommes peu répandus en ce bon vieux continent d’Araze, mais sachez que nous pouvons nous révéler fort utile. La jeune femme crut percevoir un ricanement.
Quant à votre invitation, je pense n’avoir nul autre choix, je suis contrainte de vous suivre. Elle marqua une légère pause Mais si vous m’aidez encore je serai contrainte de le faire à mon tour, ne serait-ce que pour ne pas me retrouver à vous devoir une dette et finir comme ce pitoyable tavernier.
 
Sa phrase terminée Anna distingua un autre rire similaire au précédent, dans les noirceurs de la forêt. Un geste vif de tête en direction du bruit fit cesser toute nuisance, puis un silence pesant s’installa.
 
_il me semble que nous avons de la compagnie… lui chuchota-t-elle. Il acquiesça d’un signe de tête.
 
Un nouveau ricanement s’en suivit. Les deux aventuriers étaient aux aguets, tentant de percevoir le moindre bruit ou mouvement aux alentours.
Anna se dressa à nouveau sur ses jambes malheureusement à ses yeux sa bouteille nouvellement acquise. Elle adopta sa position de combat, et dégaina ses deux lames aiguisées. Enfin, après quelques instants à attendre ainsi, du mouvement se fit sentir dans la sombre végétation entourant la clairière. Un buisson épineux sembla tressaillir à quelques mètres de là, le regard d’Anna se posa immédiatement dessus, puis le silence revint, sans qu’elle n’eu quitté la plante des yeux.
Soudain une sombre silhouette bondit sur la jeune femme. Malgré sa préparation Anna fut prise de cours par la vélocité de la chose et  fut projetée à terre. Elle ne pouvait discerner son agresseur, mais ce dernier ne montrait pas une stature plus développée que la sienne. Il cherchait à lui porter atteinte à l’aide d’un petit poignard mais l’assaillie ne se laissa pas porter atteinte et le repoussa à l’aide de ses membres inférieurs portant un coup vif et précis sur son ventre.
Puis en une fraction de seconde, l’élémentaire ramena l’une de ses mains près de son amulette et lança un sort sur son adversaire. Ce dernier se retrouva alors piégé dans une prison de glace dont seul son visage émergeait.
 
_De glace… je suis un élémentaire de glace, j’avais omis ce détail, mes excuses. Et vous au juste, vous êtes quoi? De pareilles pupilles et une arme si lourdes pour votre stature ce n'est pas commun non plus.. Souffla-t-elle, elle ne s’était pas occupée de Cronose pendant ce bref affrontement. Mais son idée se résumait maintenant à faire parler son nouvel ami, prisonnier de sa cage translucide, tout en continuant à savourer cette bouteille.
 
Piégé dans une prison de verre, un homme de taille moyenne portant un cache-œil et présentant une allure crapuleuse, gémissait de douleur tel une bête qu’on égorgerait, perçant ainsi le silence de la nuit.


Dernière édition par Anna le Sam 1 Mai - 15:02 (2010); édité 1 fois
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Cronose
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MessagePosté le: Sam 1 Mai - 12:40 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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Lorsqu’elle lui tendit la bouteille, il songea que c’était un peu tôt pour entamer le vin mais finalement, il la débouchonnerait plus vite que prévu. Il n’avait pu décrocher du regard la silhouette de la jeune femme dont les courbes étaient soulignées par l’astre nocturne. Quelque fut ses différences, son corps ne le laissa guère indifférent.

-Quant à votre invitation, je pense n’avoir nul autre choix, je suis contrainte de vous suivre. Elle marqua une légère pause Mais si vous m’aidez encore je serai contrainte de le faire à mon tour, ne serait-ce que pour ne pas me retrouver à vous devoir une dette et finir comme ce pitoyable tavernier.

Il fut pris d’un rire amusé.  

-N’ayez crainte, il ne s’agit pas d’une dette puisque je vous invite et ce tavernier méritait franchement le sort que je lui ai réservé.

Mais après un bref silence, ayant perçut un bruit dans l’obscurité nimbant la clairière, Anna lui chuchota ces quelques mots.

-Il me semble que nous avons de la compagnie…

Il approuva d’un signe de tête. Puis un rire s’échappa à nouveau entre les Acéracées morts de feuilles.  Sa compagne de route dégaina les armes, du mouvement souffla des buissons secs. Enfin, Cronose venait de localiser le prédateur. Il attendait, reniflant l’ennemi pour en savoir plus sur lui. Mais celui-ci apparut en bondissant sur Anna. La faisant trébucher, il tenta de l’assailir d’un poignard. Mais elle l’empêcha d’atteindre sa cible en le percutant d’un vigoureux coup de pied dans l’estomac. Ecarté de sa proie, le criminel voulut repartir à la charge mais la jeune femme effleura son amulette avant qu’un sortilège paralyse l’opposant. Cronose en resta surpris durant un bref instant, il n’avait plus vu de magie depuis des lustres. Se demandant parfois si elle existait encore. Anna confirmait ses soupçons mais l’art profane était bel et bien en voie de disparition.

-De glace… je suis un élémentaire de glace, j’avais omis ce détail, mes excuses. Et vous au juste, vous êtes quoi? De pareilles pupilles et une arme si lourdes pour votre stature ce n'est pas commun non plus.. Souffla-t-elle.

Voilà qui expliquait le sortillège mais sa question laissa Cronose méditer un court moment. Valait-il la peine de lui cacher ? Il n’accordait jamais sa confiance en si peu de temps, non il préférait taire ses origines, même s’il se trouvait dans une région complètement rongée par le mal.

-Je n’ai jamais sû pourquoi mes yeux sont comme ça… En revanche, je manie l’épée depuis que j’ai l’âge de marcher. J’ai participer à ma première guerre à peine après huit printemps de vécu. Je pense que ça ne peut que m’avantager à porter de l’armemment plus lourd.

Son récit terminé, il contenait quand même une parcelle de vérité. Mais le fait d’être robuste ne justifiait pas entièrement le port d’une pareille masse d’acier. Les peux d’humains capables de soulever cet ouvrage de guerre n’aurait pu la manier plus d’une minutes. Mais ça, seul lui le savait et son mensonge pouvait tout à fait passer inaperçu. Du moins, il l’espérait.

Mais les cris de rages et frustrations de l’homme emprisonné dans une couche de glace, ramena l’attention des deux compères. Anna se prépara à un petit interogatoire. Cronose curieux, attendait là. Il porta ses lèvres au goulot de la bouteille de vin. Il fronça des sourcils, restant un moment sceptique. Quelque-chose le perturbait mais il n’aurait sû dire quoi. Bientôt prit d’un préssentiment, il cracha la gorgée de vin. Il en avait quand même avalé deux belles lampés, comme un mourrant au désert découvrant une source d’eau. Mais en vue de son endurance, il pensait pouvoir y résister dans le cas où un poison y aurait été glissé. Son odorat lui rapportait une senteur peu commune dans un cru, comme si on y avait glissé un quelconque ingrédient malvenu. Méfiant jusqu’au bout, il préféra tenir la bouteille sans pour autant la porter à nouveau à ses lèvres. Pourtant, sa vue se troubla durant un bref instant, il vit l’homme dans sa prison de glace se nimber d’un flou opaque alors que Anna se dupliquait. Perdant l’équilibre, il se laissa tomber en arrière. Adossé à un érable, il scrutait l’échange entre la jeune femme et le prisonnier mais une douleur le foudroya au cœur. Sa respiration se fit rauque mais il tenta de le dissimuler. Il se concentra sur les évènements de la nuit pour ne pas louper une miette de l’échange. Il se devait de résister que ce fut une drogue, un poison ou autre substances nuisantes.


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Anna
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MessagePosté le: Sam 1 Mai - 21:23 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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L’homme se débattait dans sa prison de verre, la suppliant de lui laisser la vie sauve, mais elle ne s’occupait guère de ses prières. La jeune femme marchait autour de sa proie, tel un rapace dessinant des cercles dans le ciel et guettant l’instant propice où il assénerait un coup fatal.
Tandis qu’elle balayait son regard de haut en bas sa malheureuse victime, à la recherche d’une quelconque richesse , Cronose daigna préciser ses origines :
 
-Je n’ai jamais su pourquoi mes yeux sont comme ça… En revanche, je manie l’épée depuis que j’ai l’âge de marcher. J’ai participé à ma première guerre à peine après huit printemps de vécu. Je pense que ça ne peut que m’avantager à porter de l’armement plus lourd.
 
 
_Hum…si vous le dites. Cette arme doit être en votre possession depuis une éternité si sa masse ne vous incombe plus aucun désagrément. Son insinuation n’était pas sans fondement, la réponse de Cronose la troublant en partie. Ses doutes quant à cette récente rencontre se précisait, s’assemblaient un à un.
 
*Devrais-je le croire… m’est d’avis que tout ne m’as pas été révélé… et ce surnom que le tavernier lui avait donné « le faucheur », mieux vaut ne pas agir avec trop de hâte*
 
Anna cessa de se préoccuper un temps de son comparse, laissant alors au poison le temps de s’écouler dans la moindre parcelle de son sang. Ses pas l’avaient amené à se retrouver nez à nez avec sa future victime.
Son habitude lui aurait voulu une petite analyse physique, mais ce genre d’insanité n’en méritait pas et sa préoccupation était tout autre. En effet, dès que la possibilité se présentait elle jetait un vif regard à cet homme dont l’aide s’était montrée préciseuse quelques heures auparavant. La drogue administrée à son verre semblait maintenant lui procurer quelques effets.
Cependant les symptômes que présentait Cronose n‘étaient pas ceux escomptés, il semblait simplement chanceler, perdre peu à peu ses sens, et masquer maladroitement la faiblesse de son état.
Le poison n’agissait pas, du moins la réaction habituelle aurait du provoquer un sommeil profond et quelques temps après l’interruption du palpitant. Mais la cible résistait, l’instant ou ce dernier aurait du défaillir et perdre conscience ne lui a suscité qu’une brève défaillance poussant la victime à s’appuyer contre un arbre voisin.
 
*Un homme, même de cette stature aurait vogué au pays des songes, me voilà dans un embarra certains.*
 
L’essoufflement de l’homme se faisait sentir, Anna préféra alors l’ignorer et voir si cette drogue donnerait de meilleurs résultats par la suite.
Son regard se stabilisa, ne se concentrant que sur sa récente capture, auquel elle trouva un nouvel intérêt à la vue d’une petite bourse pourpre soigneusement nouée à sa ceinture. Les yeux de l’élémentaire scintillèrent dans les ténèbres, offrant à son compagnon avachit tel un mollusque, une légère source de lumière. D’un bref mouvement, sa main s’approcha de son amulette, aussitôt un pic de glace apparue dans son autre membre.
 
_Vois-tu petite vermine, ceci, commença-t-elle en pointant du regard sa nouvel arme va t’être enfoncer dans le crâne si tu ne me révèles pas la raison de ta venue ici.
 
L’étranger ne répondit que par un gémissement de douleur, Anna soupira lourdement puis projeta le pic de glace dans le front de sa victime, ce dernier mourut sur le coup. Une nouvelle utilisation de sa magie fit disparaître la prison de glace, laissant à Anna le loisir de s’emplir de quelques nouvelles pièces d’or.
Elle se retourna vers Cronose, ce dernier masquait toujours sa douleur, à sa vue la jeune femme ne pus s’empêcher d’émettre un faible ricanement.
 
_Pour une combattant tel que votre épée semble le montrer vous semblez mal supporter l’eau-de-vie. M’est d’avis que le manoir ne sera pas pour cette nuit.
 
S’approchant lentement de lui, une idée lui vint à l’esprit. Elle s’agenouilla à ses côtés et effleurant de sa main sa mâchoire, son geste termina sa course pour apposer ses doigts délicats sur son front. Sa température lui sembla anormalement élevée.
 
_Et bien mon cher Cronose, on dirait que ce pourquoi vous êtes venu ici va devoir être reporté. Cela doit venir du vin de ce maudit tavernier, accusa-t-elle. Heureusement pour ma part je n’y ai pas touché.
Si vous me le permettez j’ai de quoi vous soigner sur moi.
 
Le ciel était dégagé au dessus d’eux, permettant à l’astre de la nuit d’éclairer le visage de Cronose, il semblait sombrer peu à peu dans l’inconscience. La jeune femme touchait enfin au but, sentant que la vue de ce dernier se troublait. Elle pencha sa tête sur le côté, cherchant à discerner ses yeux, qu'elle finit par croiser. Elle ne su dissimuler sa surprise tant le regard de l’homme la frappa, son attirance pour lui était inéluctable.
 
*Dommage de devoir mettre fin à un regard si enchanteur*
 
L’élémentaire lui tendit une flasque de cristal, le liquide dont elle était remplie semblait baigner à travers un flot de petits éclats.


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Cronose
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MessagePosté le: Dim 2 Mai - 04:43 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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Il ne pouvait confirmer la véracité de ce qu’il observait. Soit-il divaguait complètement, soit sa nouvelle rencontre venait bel et bien d’enfoncer un pieu de glace dans le crâne du criminel. Quand Anna se retourna dans sa direction, il comprit dans quel pétrin il s’engouffrait. Pour une combattant tel que votre épée semble le montrer vous semblez mal supporter l’eau-de-vie. M’est d’avis que le manoir ne sera pas pour cette nuit.

Il lui jeta un regard assassin, comment avait-il pu se faire berner à ce point ? Du moins, le laissa-t-il prétendre.
S’agenouillant à ses côtés, elle effleura la base de son visage d’une caresse remontant jusqu’à son front brûlant.

Et bien mon cher Cronose, on dirait que ce pourquoi vous êtes venu ici va devoir être reporté. Cela doit venir du vin de ce maudit tavernier, accusa-t-elle. Heureusement pour ma part je n’y ai pas touché.
Si vous me le permettez j’ai de quoi vous soigner sur moi.


Vacillant, l’esprit vaguant dans tous les sens, il n’avait plus aucune lucidité. Rien pour empêcher la femme de lui déverser son poison entre les lèvres. Le liquide embrasa l’intérieur de sa bouche, comme un alcool rudement costaud. Il traversa son œsophage avant de brûler son estomac. Cronose se recroquevilla, crachotant à présent du sang. Prit de convulsions, ses yeux s’injectèrent de sang alors que son corps n’émettait bientôt plus que de brefs spasmes.
Les paupières mi-closes, le regard vide et éteint, l’assassin avait remplit sa tâche à merveille. Pourtant, alors qu’elle s’éloignait de la dépouille, un sourire étira les lèvres du bretteur. Il se releva en essuyant sa bouche pleine de sang. Comme quoi, s’être exercé à résister à certain poison l’avait permis de feinter la mort ! Une autre particularité l’avait soutenu dans sa lutte…

Il s’approcha de la jeune femme, ses accoutrements le fondant dans la nuit, ses pas étouffés par la terre humide. Elle ne repéra nullement son assaillant ; jusqu’au moment où il piétina sa queue pour l’empêcher de bouger tandis qu’un bras enlaça sa taille avant que l’autre ne vienne lui porter une dague sous la gorge.



-Jolie tentative, mais tellement vaine. Vois-tu, je t’ai un peu mentit, je ne suis pas vraiment humain. Disons que ça m’a aidé à correctement simuler mon agonie !

Il fit glisser la lame, entaillant lentement la chair d’une blessure superficielle.

-J’ai pu identifier le poison et je doute que j’étais une cible au hasard. En dépit du pris de cette mixture, tu ne l’aurais pas utilisée à mauvais escient. Alors tu vas répondre à trois petites questions et t’as plutôt intérêt à répondre. Qui t'envoie ? Où se trouve-il et pourquoi ?  La moindre tentative d’opposition et je t’égorge !

Arborant à présent un regard d’aliéné, il n’hésiterait pas à tâcher la nuit d’une si belle créature. Elle devrait coopérer sinon elle mourrait.  





Dernière édition par Cronose le Dim 2 Mai - 12:51 (2010); édité 1 fois
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Anna
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MessagePosté le: Dim 2 Mai - 12:34 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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Anna déversa lentement le poison sur les lèvres de sa victime. Sa réaction au poison ne se fit pas attendre, le voyant s’agiter dans tous les sens, un sourire apparut sur ses lèvres bleutées de l’élémentaire ne masquant pas la réussite de sa mission.
Il semblait subir une véritable torture, crachant du sang, sa douleur paraissait presque atteindre la belle aux généreuses courbes. Mais cette dernière ne fit que se délecter un instant du spectacle, puis fit demi-tour se détournant ainsi de ce qu’elle croyait être devenue la dépouille du dit faucheur… L’espionne se rendrait ainsi à Croix-de-braise, informant Le seigneur Sirus que la menace était provisoirement écartée.
Sa méprise lui fut fatale, un cours instant plus tard, une forte pression se fit sentir au niveau de sa queue, l’empêchant ainsi de continuer sa route.
En moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, la jeune femme se retrouva dans une situation fort délicate. Cronose s’était approché aussi silencieusement que possible, saisissant sa proie d’un vif mouvement, une main la pressant à la taille, l’autre tenant une lame à son cou près à l’égorger sur le champ.
Les yeux de l’élémentaire s’écarquillèrent, ne s’attendant pas à finir lâchement assassinée en cette nuit près de Cendres. Son bourreau lui chuchota à l’oreille.
 
-Jolie tentative, mais tellement vaine. Vois-tu, je t’ai un peu mentit, je ne suis pas vraiment humain. Disons que ça m’a aidé à correctement simuler mon agonie !
 
Puis sa lame entailla, non sans délicatesse, le coup de la belle. Un petit cri de douleur fit écho dans le silence de la nuit, elle tenta de se dégager de sa puissante étreinte, mais cette dernière ne fit que s’intensifier.
 
-J’ai pu identifier le poison et je doute que j’étais une cible au hasard. En dépit du pris de cette mixture, tu ne l’aurais pas utilisée à mauvais escient. Alors tu vas répondre à trois petites questions et t’as plutôt intérêt à répondre. Qui t'envoie ? Où se trouve-il et pourquoi ?  La moindre tentative d’opposition et je t’égorge !  Ajouta-t-il.
 
Sa détermination était palpable, Anna tenta à nouveau de se débattre donnant quelques coups de ses membres fins, mais la haute stature de son assaillant ne semblait rien sentir.
 
_Je ne vois pas de quoi vous parler, hybride! lâcha-t-elle se son habituelle impertinence. Cronose resserra encore son étreinte, lui coupant peu à peu la respiration.
 
Dans un dernier espoir, l’élémentaire tente un mouvement vers son amulette, c’était sans compter sur la vigilance de l’oppresseur qui déjoua immédiatement le misérable plan de l’espionne. Lui ajoutant ainsi une nouvelle entaille à sa collection. Sentant son dernier instant arriver, elle se résigna à coopérer.
 
_Bien! Je vois que vous tenez à obtenir certaines informations, expira-t-elle difficilement. On m’a envoyé ici pour obtenir quelques renseignements sur un complot, mon maître est un seigneur résidant non loin d’ici. J’ai répondu à vos questions, Cronose, relâchez-moi ! Marquant une légère pause elle ajouta, à moins que vous n’aimiez ça en fin de compte, d’un ton amusé.

Anna était toujours prêtre à provoquer ses interlocuteurs quel qu’ils soient, aucune exception fait au porteurs d’armes gigantesques, ni au individus haut placés.
Il ne répondit que par une plus forte pression sur sa prise accompagnée d’une nouvelle balafre sur sa peau azurée. Cette réponse ne semblait toujours pas lui convenir, la jeune femme poussa alors un cri de douleur.

_C’est sans doute un nom que vous voulez, toussa-t-elle. Je… c’est… Larsen Geld. Adressez-vous à lui pour rendre vos compte je ne fais qu’exécuter ses ordres.
 
Elle attendait sa sentence, ne cherchant plus à se débattre, mais préférant se demander si il accepterait ce mensonge concernant le nom de son employeur. Le dit Larsen se trouvait résider à Croix-de-braise tout comme Sirus. La jeune femme avait autrefois tenté de l’assassiner sous les ordres de son maître, mais ce dernier réchappa de justesse à l’attaque perfide de l’espionne, ce qui ne la laissa pas sans reste. Une profonde cicatrice ornait son abdomen depuis ce temps, lui rappelant constamment son misérable échec. Cronose serait un atout de taille, si son mensonge était cru par le fier guerrier, son aide ne serait pas négligeable pour accomplir sa vengeance. Encore fallait-il que ce soi-disant homme soit berné par la supercherie. Réfléchissant un temps elle se murmura :

_que peut-il bien être..? pensant qu'il ne l'entendrait en aucun cas.


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Cronose
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MessagePosté le: Dim 2 Mai - 13:27 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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Elle mit un certain temps à capituler. Quand elle le fit enfin, ce n’étais pas encore suffisant.

-Bien!  Je vois que vous tenez à obtenir certaines informations, expira-t-elle difficilement. On m’a envoyé ici pour obtenir quelques renseignements sur un complot, mon maître est un seigneur résidant non loin d’ici. J’ai répondu à vos questions, Cronose, relâchez-moi ! Marquant une légère pause elle ajouta, à moins que vous n’aimiez ça en fin de compte, d’un ton amusé.


Sa dernière phrase souleva un sourire au jeune homme. Mais ferme, il ne pouvait céder de ses charmes. Il pressa un peu plus, désireux d’obtenir une vraie réponse.

-C’est sans doute un nom que vous voulez, toussa-t-elle. Je… c’est… Larsen Geld. Adressez-vous à lui pour rendre vos compte je ne fais qu’exécuter ses ordres.


Cronose en resta stupéfait. Quelque-chose clochait, il ne connaissait pas cette personne et comment aurait-elle pu vouloir son exécution hors qu’il foulait Araze depuis seulement deux mois ? D’un autre côté, il ne comprenait pas l’attaque de la jeune femme. Les seules sources ayant pu causer une pareille situation étant soit un sbire de Mévendar ayant appris sa venue, ou un espion ennemi du conseil des neufs. Dans les deux cas, ça paraissait invraisemblable. Le conseil s’était déroulé le jour même, comment l’information aurait-elle pu si vite aboutir ? Mais il n’avait pas le choix de la croire, pour le moment. Bien qu’il resterait méfiant à son égard.


-C’est regrettable d’en arriver là.


Il allait lui trancher la gorge, une entrave de moins dans sa mission. Mais son doux parfum lui caressait les sens et cette illusion passée avec elle conservait un certain charme. Tant pis, il l’épargnerait. Relâchant sa prise, il porta une bref frappe à sa nuque qui l’emmena dans un sommeil lourd. La portant sur ses épaule, il retourna en ville. Gagnant le manoir, il fut juste scruté par les deux gardes originaires du mal.  Une fois à l’intérieur de la bâtisse, il entra dans ses appartements. Des tapis couvraient un parquet ciré, un grand lit à baldaquin se dressait sur la gauche tandis qu’une baignoire en marbre occupait une belle partie de l’espace, à droite. Deux fenêtres fermées de volets et de longs rideaux brodés de fils en argent, le tout éclairé par un lustre à trente bougies. Comme cette garce allait bientôt se réveiller, il profita de son sommeil pour la fouiller. Lui ôtant sa capuche, il put admirer son visage. Des traits fins, des lèvres encrées, une silhouette désirable avec des formes généreuses. Ses jambes incroyablement sensuelles fit presque rougir Cronose. Il arrêta son examen pour s’emparer de deux dagues dissimulées à sa taille et il ôta l’amulette autour de son cou. Récupérant ses biens, il glissa l’amulette dans une poche intérieure tandis qu’il ceintura les deux dagues.Ensuite, il s’empara d’une corde en chanvre avant de lui lier les bras et les jambes. Les nœuds étant fixés à un siège en velours, elle n’irait nulle part. Le lendemain, il lui demanderait où trouver ce Larsen Geld tout en donnant la priorité à Sirus Norson. Sans attendre, exténué par les derniers évènements, il se libéra de son attirail incroyablement lourd et le glissa sous le lit. Ensuite, il ôta ses vêtements pour ensuite se glisser sous les couvertures. Très vite, il fut plongé dans un sommeil sans rêve…



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Anna
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MessagePosté le: Dim 2 Mai - 21:47 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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_C’est regrettable d’en arriver là. Lança-t-il après une brève réflexion.
 
Anna sentit son étreinte se desserrer, espérant enfin recouvrer sa liberté elle expira un coup. Cependant la jeune femme se méprenait, puisqu’elle fut assénée d’un violent choc à la nuque. Le coup ainsi porté, Cronose se chargea de porter l’élémentaire sur ses solides épaules jusqu’au manoir.
Plongée dans un profond sommeil, la belle resta inconsciente, ses membres vacillant lourdement sur la haute silhouette tout au long du chemin.
 
Un temps était passé, les yeux d’Anna s’entrouvrirent, lui offrant la vue d’une pièce luxueuse. Elle scruta un instant les alentours, reconnaissant Cronose dans le lit à baldaquin à quelques pieds de là, la belle jura de se venger accompagnant ses murmures de quelques blasphèmes.
Constatant qu’elle était ligotée, dénue de toutes armes, de sa cape ainsi que dispensée de son amulette, elle réalisa qu’un dernier atout pouvait lui permettre de se dégager de ses liens : ses griffes.
En effet si Cronose n’avait pas eu l’occasion de la voir utiliser un de ses atouts c’était bien celui-ci. Ces dernières se présentaient sous la forme de banals ongles humains, mais la corne possédait la particularité d’être d’une solidité à toute épreuve.
Ne voulant perdre aucun temps, tel un chat faisant ses griffes, l’élémentaire commença à limer la corde solidement nouée. Le bruit ne réveillerait probablement pas, le colosse  prisonnier de ses songes.
Discrètement, elle finit par délier l’épaisse corde qui la nouait à la chaise. Son regard était rivé sur Cronose de peur que ce dernier s’éveil avant qu’elle n’eu le temps de retrouver ses affaires, ou la moindre arme pour l’assassiner et s’enfuir par la suite.
Ainsi la fugitive commença à fouiller les moindres recoins de la pièce, cernant les moindres recoins de ses yeux malicieux. Les débuts étaient fort laborieux, ne trouvant ses armes dans les environs, mais avec de la chance elle dénicha dans les vêtements de son ravisseur sa précieuse amulette. L’élémentaire esquissa un sourire à la vue de sa trouvaille et la noua autour de son cou meurtris quelques heures auparavant. Elle y sentit une légère bosse et se frotta à ce même endroit, regardant ses doigts elle y vit un peu de liquide pourpre. Un lourd soupir s’extirpa de sa bouche, ses yeux prirent en ligne de mir Cronose, il semblait profondément endormis, mais mieux valait se méfier de lui, l’ayant déjà surprise par le passé. La jeune femme ne pouvait se permettre de faillir une seconde fois à sa tâche.
Son regard pris une expression de rage, sa furtive approche ne la démasquerait pas, elle se tenait au pied de son lit, le toisant du regard.
 
_Quel dommage de devoir mettre fin à une si belle petite frimousse… chuchota-t-elle
 
Sa main effleura son amulette, faisant apparaître à nouveau un pic de glace entre ses doigts aux griffes acérées. S’appuyant sur le lit, Anna s’apprêtait à porter un coup fatal, quand elle vit sa victime soulever ses paupières. Aussitôt elle lui plongea dessus, c’était sans compter la réactivité de son adversaire qui arrêta de justesse le pieu au dessus de son front. Sa force étant nettement supérieur à la sienne, elle préféra bondir en arrière lui évitant temporairement un affrontement dont l’issue était prévisible.
 
_Et bien je vois que votre sommeil n’était pas si profond, l’ami. Je voulais juste m’assurer que tout allait bien pour vous, en particulier après mon réveil qui fut fort agréable comme vous pouvez l’imaginer.
 
Adossée au mur elle n’avait nulle autre issue que de le combat, et tout cela sans faire trop de bruit, l’endroit n’étant pas désert.
Sa main s’approcha à nouveau de son collier, mais rien ne se produisit. Les yeux de la jeune femme doublèrent de volume elle n’avait que trop utiliser sa magie ces jours-ci. Non seulement en côtoyant Cronose, amis également au cours de son périple l’ayant mené à Cendres.
Le visage terrifié de la jeune femme se tourna vers celui de son opposant, un sourire mauvais illuminait son visage, une expression de victoire émanait de ses yeux gris entrecroisés de quelques mèches de cheveux.
 
_Je sais que vous m’avez épargné, j’ignore pourquoi, mais je vous assure que mon aide vous sera précieuse si votre grâce m’est encore accordée. Tenta-t-elle vainement.
Dites moi ce que vous voudriez savoir.
 
_Qui est ce Larsen Geld, et pourquoi veut-il que vous me tuiez?
 
Elle n’avait pas le choix, sa réponse devait être clair, le mensonge devait passer inaperçue comme toute vérité. Un récit court et précis devais répondre à sa question, sans qu’elle ne donne trop de détail à l’affaire. Sa respiration s’accélérait, elle jouait sa vie à l’aide de ses mots, elle finit par répliquer :
 
_Mon maître, je vous l’ai dit, il fait partie d’une organisation rivale du conseil des neuf, ayant appris qu’un complot se tramait à Cendres, j’y ai été dépêchée dans les plus bref délais. Ma mission est d’éliminer les nouveaux sbires, plutôt prometteurs, qui seraient à leurs services. Ainsi j’ai croisé maladroitement votre route, et j’ai tenté de remplir ma mission comme il se devait. Maintenant, je me vois obligée de vous demander ce que vous allez faire de moi.


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Cronose
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MessagePosté le: Dim 2 Mai - 22:54 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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S’il n’avait pu entendre venir l’assassin, son odorat flaira au moins le danger. Le réveil brutal, un réflexe le sauva d’une fin stupide et peu glorieuse. A présent qu’il avait paré l’assaut, son avantage de force allait lui servir grandement. Mais la femme, peu idiote s’écarta du lit en évitant l’affront. Elle tenta de frapper à nouveau à l’aide de son maudît collier mais rien ne se fit. Cronose se rappelait que le lancement des sorts pouvait coûter l’épuisement des ressources d’énergies.  Ainsi, elle en souffrait. De plus, il détenait ses dagues qu’il avait si simplement dissimulées sous le lit. Une technique des plus banales mais des plus efficaces !Alors qu’elle réalisait son désavantage, elle tenta une autre approche qui amusa presque le jeune homme.



-Je sais que vous m’avez épargné, j’ignore pourquoi, mais je vous assure que mon aide vous sera précieuse si votre grâce m’est encore accordée. Tenta-t-elle vainement.
Dites moi ce que vous voudriez savoir.


Un rien exaspéré, il joua encore un petit peu à son jeu. Bien qu’il y croyait de moins en moins.

-Qui est ce Larsen Geld, et pourquoi veut-il me tuer ?

Elle prit un moment à répondre. Un silence qui renouvela la méfiance du jeune homme.

Mon maître, je vous l’ai dit,  fait partie d’une organisation rivale du conseil des neuf, ayant appris qu’un complot se tramait à Cendres, j’y ai été dépêchée dans les plus brefs délais. Ma mission est d’éliminer les nouveaux sbires, plutôt prometteurs, qui seraient à leurs services. Ainsi j’ai croisé maladroitement votre route, et j’ai tenté de remplir ma mission comme il se devait. Maintenant, je me vois obligée de vous demander ce que vous allez faire de moi.

Un hasard si particulier mais qui ne manquait pas de véracité. Cronose médita. Son excuse paraissait pour une fois crédible mais la confiance ne régnait pas. Il mordilla son pouce sans la lâcher de son regard sauvage. Qu’allait-il en faire ? Une idée surgit de son subconscient, la dévorer… Mais il chassa cette notion comme on évite la peste. D’où lui venait une pareille envie ? Elle s’était dissipée aussi vite que manifestée. A présent, il s’écarta du lit. Seul un pantalon de lin noir couvrait ses jambes jusqu’aux mollets. Son torse ne conservant aucune tenue, il arborait une musculature importante. Une cicatrice prenait naissance au sommet de sa poitrine descendant  jusqu'à hauteur du coude. Son visage nullement voilé d’un pan d’obscurité, il arborait des sourcils légèrement remontant, signe de son mécontentement. Le droit était traversé d’une cicatrice verticale, s’achevant un peu plus bas de l’œil. Ses joues mal rasée et ses cheveux ébouriffés lui donnait un aspect opposé aux bourges méticuleux. Il s’approcha de la femme, en suffisance pour l’intimer de sa taille. La découvrant une nouvelle fois, il observa son visage. Ses yeux étaient aussi froid que son élément mais d’une beauté envoutante. Le tout dans une harmonie… Magnifique. Elle se révélait charmeuse, un avantage majeur pour la profession qu’elle exerçait. Mais il réalisa une possibilité… Elle travaillait peut-être pour quelqu’un proche de Sirus Norson ou pire, pour lui en personne ! En tout cas, elle lui serait d’une grande aide. En attendant, il continua à faire l’ignorant.



-Finalement, je pense qu’on peut trouver un terrain d’entende. Si vous mentez si aisément et que vous avez dénoncé que trop vite ce Larsen Geld, c’est que vous voulez la mort de votre supérieur. Sinon, pourquoi me le révélé ?  Vous comptiez sur moi pour l’anéantir et peut-être m’assassiner ensuite pour finalement prendre sa place.

Marquant une pause, il espérait ne pas avoir exagéré mais ça lui paraissait convenable comme raisonnement. Le tout étant de paraître sérieux. Pour se faire, il usa de son regard.

-J’ai mieux à vous proposer. Je réponds à cette requête, je massacre cet homme et ensuite vous m’apporterez votre soutien pour abattre Sirus Norson. De sorte, tout le monde est content et on peut dormir sur nos deux oreilles !

Il scruta sa réaction, essayant de voir s’il perçait à jour une révélation. Il attendait sa réponse qui pourrait soit la trahir ou laissé le doute plané.


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Anna
Privé

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MessagePosté le: Lun 3 Mai - 19:00 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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Elle le vit se mordiller le doigt d’un air sauvage, la fixant tel un prédateur débusquant sa proie, mais cette expression ne dura qu’un instant, réalisant sans doute que Anna pourrait lui servir à d’autres fins qu’un simple repas…
Il s’était décider à s’approcher d’elle, sa silhouette bien plus massive que celle de la jeune élémentaire n’enlevait rien à son charme ravageur. D’un air désireux, la belle contempla ce que la nature avait de mieux. Ses cheveux ténébreux masquaient de quelques mèches ses magnifiques yeux gris, une barbe de quelques jours ornant son visage façonné dans la roche n’enlevait rien à sa virilité et vêtu de simples braies, son torse dévêtu aux muscles parfaitement dessinés complétait à merveille le tableau.
Subjuguée par cet être, Anna ne pouvait résister à quelques pulsions. Cronose se tenait maintenant en face de la jeune femme. Leurs yeux se croisèrent un instant mais elle préféra détourner son regard, prétendant ne rien ressentir.
 
-Finalement, je pense qu’on peut trouver un terrain d’entente. Si vous mentez si aisément et que vous avez dénoncé que trop vite ce Larsen Geld, c’est que vous voulez la mort de votre supérieur. Sinon, pourquoi me le révéler?  Vous comptiez sur moi pour l’anéantir et peut-être m’assassiner ensuite pour finalement prendre sa place.
 
Ces mots ainsi prononcés raisonnèrent telle une délivrance pour Anna. Ses lèvres pulpeuses répondirent d’un sourire enjoué, ses yeux marquaient quant à eux une expression de soulagement.
Se tenant à devant Cronose, la jeune femme percevait tout de même que ce dernier se méfierait encore d’elle pendant un certain temps, peut-être même voudrait-t-il la manipuler à sa guise. Il ne s’arrêta pas en si bon chemin et ajouta :
 
-J’ai mieux à vous proposer. Je réponds à cette requête, je massacre cet homme et ensuite vous m’apporterez votre soutien pour abattre Sirus Norson. De sorte, tout le monde est content et on peut dormir sur nos deux oreilles !
 
Préférant ne rien risquer, la belle le contourna, se dégageant ainsi de l’étroit espace qu’il lui avait volontairement laissé près du mur. La tension palpable du moment s'évanouie peu à peu, laissant un peu de répit à la jeune femme. Pourtant, les battements de son cœur ne cessaient de s’accélérer de part l’enjeu de ce qu’elle s’apprêtait à dire.
Avançant de quelques pas, en direction du lit, elle lui tournait le dos, ses courbes enchanteresses se dessinaient à l’aide de l’éclat du scintillant lustre ornant ainsi la pièce de sa trentaine de bougies.
 
_Massacrer Larsen Geld me semble dans vos cordes, malgré que je fusse sous ses ordres durant des années ce dernier n’a eu de cesse de me traiter comme une misérable. Mais récemment les choses ont pris une certaine tournure, et ma haine envers lui n’a fait que s’accroître. Ainsi j’ai eu le dessein de pouvoir l’achever de mes propres mains, mais seule, je… j’en suis incapable. Elle s’arrêta un instant, essayant de faire ressentir cette rage qu’elle avait envers cet homme qui lui avait autrefois échappé de si peu, de sorte que son interlocuteur la croirait enfin.
Oui, je désire l’assassiner de mes propres mains, mais prendre sa place, je ne le veux en aucun cas. Une fois sa mort orchestrée il vaudra mieux fuir pour ma part, la plupart de ses serviteurs sachant que je nourris une profonde rancœur à son égard. Mais je pourrais tenter de rejoindre le conseil des neufs, ici-même.
Quant à ce Sirus Norson, repris-t-elle, il faudra m’en apprendre plus sur lui, si vous désirez mon aide, je n’ai jamais entendu son nom.
Son récit finis, La jeune femme se retourna vers lui, elle esquissa un son malicieux sourire qui lui sied si bien. Il se tenait toujours là, avec son si beau corps, mais tenter quoique ce soit, la belle s’y refusait, surtout si par la suite son devoir la rappelait à l’ordre. Sirus avait d’autre espion notoire sous ses ordres, bien meilleurs qu’Anna, mais plus coûteux également. Se doutant que pactiser ainsi avec l’ennemi lui serait fatale, elle préféra oublier ce regard qui l’avait glacée aussi bien qu’animer d’émotions tout autres.
Semblant réfléchir un cours instant, les yeux dirigés vers le lustre, une idée sembla la traverser. L’élémentaire souffla sur le lustre orné de ses scintillantes bougies, plongeant dans une obscurité totale la pièce. Elle crut percevoir un ricanement émaner de la bouche de Cronose.
 
_Je préfère dormir seule, vous, réussirez à vous contenter du sol ou de la chaise je pense. Et il me faudra récupérer mes armes au matins si vous voulez que je vous sois d’une quelconque aide. Ordonna-t-elle d’un ton ironique.
 
La belle s’installa, dans le somptueux lit meublant de sa splendeur l’espace déjà restreint par la baignoire siégeant un peu plus loin. Des bruits de plissements se firent entendre. Anna s'endormis alors d’un lourd sommeil, la menant sans doute à des biens mystérieux songes. Cette nuit ne semblerait pas de tout répit…


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Cronose
Lycans

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MessagePosté le: Lun 3 Mai - 22:56 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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Son récit éveilla ses doutes, mais il ne pouvait affirmer qu’elle mentait. A vrai dire, ça se présentait même comme étant réaliste.  Alors qu’il sortait de sa rêvasserie, il vit l’élémentaire souffler les trente bougies avant de les plonger dans une obscuritée presque totale. Ca n’empêchait pas l’homme de voir, pas aussi bien qu’en journée mais mieux qu’un être ordinaire. Cette faculté lui décrocha un rire nerveux. Puis, la douce s’allongea  sur le grand lit après lui avoir gentillement dit.

-Je préfère dormir seule, vous réussirez à vous contenter du sol ou de la chaise, je pense. Et il me faudra récupérer mes armes au matin si vous voulez que je vous sois d’une quelconque aide. Ordonna-t-elle d’un ton ironique.


-Bien, la princesse est servie. Ironisa-t-il à son tour.  Mais plus taquin que grognon, il récupéra une couverture avant de disposer à même les tapis… Il n’y sentait pas le confort escompté. De plus, c’était sa nuit inédite pas celle de cette dame charmeuse.  Ne comptant pas ramper à terre comme un chien, soulevant son ego et sa dignité(xD), il se releva et approcha du lit. Sans attendre, il s’y glissa. Il tenta de passer inaperçu, s’écartant le plus possible de la demoiselle. Le problème étant le suivant, elle occupait une grande partie du lit pensant, bien sûr, qu’elle y aurait droit pour elle toute seule ! Du coup, après environ une demi heure de somnolence interrompue, Cronose sentit la jeune femme très proche de lui... Son bras s’étant glissé par pur hasard sur son torse et sa tête lovant son pectoraux comme un oreiller. Mais la confusion de Cronose réveilla la belle qui s’écarta en poussant un cri de saisissement.  Elle semblait le foudroyer du regard quand il prit l’initiative de corriger ce malentendu.

-Ne me regardez pas comme ça, c’est vous qui m’avez approchez dans votre sommeil.

Elle semblait abasourdie, ayant sûrement difficile à ravaler ce bobard qui n’en était pas un. Mais Cronose devait se reconnaître un tort.

-Bon ok, je me suis permis de partager ce lit de toute façon trop grand pour vous. Puis, j’allais pas dormir à terre hors qu’il s’agit de ma suite ! Je n’ai pas l’intention de vous toucher,je compte juste dormir correctement.

Après un silence à s’observer, mal à l’aise, il ajouta pour combler le vide.

-C’est pas une blague et bon d’accord j’avais un peu l’intention de vous toucher mais je ne l’aurais pas fait par respect. Captant encore son regard, il continua sur sa lancer, un sourire aux lèvres. J’aurais sûrement été tenté mais non, je ne crois pas que je l’aurai fais. Cette fois il réprima un rire avant de reprendre. Bon ok je vous avoue que vous êtes très désirable, silencieuse.

Cette fois, ce délire le foudroya d’un léger fou rire. Mais il appréciait étrangement la taquiné, cependant sa réaction ne risquait pas d’être aussi clémente...


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Sujet du message: La couronne des neufs

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