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La couronne des neufs
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Anna
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MessagePosté le: Mar 4 Mai - 18:39 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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Ses songes hantaient son lourd sommeil, bercée par ces douces illusions, Anna s’attendait à une nuit sans désagrément. Cependant son repos fut quelques peu écourté, sentant auprès d’elle un intrus niché dans les drap. Son réveil fut brusque, débusquant Cronose à ses côtés, elle bondit à l’extérieur, puis le regarda de ses yeux clairs, qui paraissaient avoir doublés de volume sur l’instant. La jeune demoiselle changea brusquement d’expression, elle paraissait le fusiller d’un regard accusateur, ce dernier tenta de se justifier vainement.
 
-Ne me regardez pas comme ça, c’est vous qui m’avez approchez dans votre sommeil.
 
_P… Pardon?! Balbutia-t-elle.
 
-Bon ok, je me suis permis de partager ce lit de toute façon trop grand pour vous. Puis, j’allais pas dormir à terre hors qu’il s’agit de ma suite ! Je n’ai pas l’intention de vous toucher, je compte juste dormir correctement.
 
Anna ne comptait en aucun cas croire à ces dirs, se méfiant de l’énergumène, qui restait avant tout un individu du sexe opposé.
Une expression de mépris pris lentement forme sur son visage, tandis qu’elle ne daignait pas prononcer le moindre mot, un silence pesant s’installait.
 
-C’est pas une blague et bon d’accord j’avais un peu l’intention de vous toucher mais je ne l’aurais pas fait par respect. Commença-t-il, un sourire naissant. J’aurais sûrement été tenté mais non, je ne crois pas que je l’aurai fais. Se rendant compte de sa stupidité il ria aux éclats Bon ok je vous avoue que vous êtes très désirable, silencieuse.
 
Elle le regardait s’esclaffer, interloquée, ne préférant pas croire ce qu’elle avait entendu.
D’un air renfrogné elle tira violemment le drap qui recouvrait le lit, laissant le pauvre homme se retrouver torse nu sur le sommier blanc, lui donnant un air stupide.
 
_Puisque vous ne pouvez pas vous comporter comme un gentilhomme et non une bête sauvage à l’aspect malpropre, je préfère m’assoupir ailleurs! Peut-être qu’à ce moment vous me laisserez avoir le repos qu’il m’est du !
 
Son ton augmentait de plus en plus, chacune de ses paroles accentuant son sentiment de colère. Elle pouvait ressentir cette intense montée dans la moindre parcelle de son corps, mais la belle préféra marquer une pause. Malheureusement au point où elle en était, Anna ne pus s’empêcher de montrer comme il se devait son ressentit sur l’incident.
 
_Et quant bien même est-ce si compliqué de résister à vos pulsions bestiales? Vociféra-t-elle à travers tout le manoir.
Vous n’en aviez pas assez de m’assommer, puis de me ligoter à une chaise visiblement. Je vous assure que si je vous y reprends encore, je vous plante un pieu de ma confection entre vos deux yeux de vauriens. Et n’essayez pas de répondre quoi que ce soit, cela ne ferait encore que vous dénigrer à mes yeux.
 
Puis cette rage folle s’évanouie, aussi rapidement qu’elle était apparue. L’élémentaire, contrariée s’adossa au mur et se laissa l’entement glisser jusqu’au sol, emmitouflée dans sa chaude couverture. Se pensant maintenant à l’abri de tous désir masculin, la belle ferma ses paupières qu’elle sentait de plus en plus lourde.
Néanmoins, la jeune femme avait omis un léger détail. L’éclatement de sa rage dans la pièce n’avait en effet pas été aussi doux qu’elle l’avait perçus.
Qui plus est, sa voix ne s’était pas uniquement contentée à ces quatre misérables murs, alertant ainsi les autres résidents du manoir, et notamment les sentinelles qui veillait à protéger les lieux.
C’est alors que dans l’obscurité, surgirent deux sombres silhouettes, silencieuses, leur présence ne fut pas immédiatement détectée.
Anna sentait le sommeil la gagner, s’approchant de l’état de somnolence, ses membres semblaient se détendre les uns après les autres. Heureusement, ses sens en alertes la réveillèrent brusquement, ses yeux s’ouvrirent mais dans cette pénombre rien ne prenait forme.
 
*Une présence…. Je la sens, je la connais même… ces maudites sentinelles*
 
Ces gardes, elle les avait rencontrés à maintes reprises, mais leur statut de démon l’avait toujours intimidé, cherchant plus à les éviter qu’à avoir le moindre contact avec ces sordides êtres.
 
_Quel bon vent vous amène mes chers? Prononça-t-elle d’un ton faux de son coin de mur.
 
_Votre âme semble troublée, ma jolie. Des échos lointains nous sont parvenus, une colère noire venant de cette pièce même.  Un sort fune..
 
Leurs voix lui glacèrent le sang, elle préféra l’interrompre, de peur d’entendre la probable sentence qu’ils lui réservaient.
 
_Mon….mon…. Compagnon et moi-même avions une discussion houleuse, mais tout est en ordre maintenant, rien d’alarmant cher ami.
 
Elle espérait une intervention de Cronose, ne sachant pourtant pas à quoi s’attendre avec ce dernier, surtout après avoir tenter de l’assassiner à deux reprises, puis s’être époumoner sur lui il y a peu.
La nuit promettait encore d’être longue, provoquant un soupir à la jeune élémentaire qui manquait cruellement de repos.


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MessagePosté le: Mar 4 Mai - 18:39 (2010)
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Cronose
Lycans

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Inscrit le: 17 Déc 2009
Messages: 68

MessagePosté le: Mar 4 Mai - 19:59 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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Elle gronda comme une furie, alertant les résidents des alentours. Mais Cronose avait franchement du mal à reprendre du sérieux, la situation était trop cocace ! Il continua à rire et sourire bêtement ce qui intensifiait le ton de la belle. Ensuite elle le menaça avant qu’on ne vienne frapper à la porte. C’est Anna qui reçu les visiteurs, après tout, elle devait payer les pots cassés.

-Quel bon vent vous amène mes chers? Prononça-t-elle d’un ton faux de son coin de mur.

-Votre âme semble troublée, ma jolie. Des échos lointains nous sont parvenus, une colère noire venant de cette pièce même.  Un sort fune…

Sous tension, après avoir été mise en garde par Cronose envers ces deux êtres malfaisants, elle semblait perdre ses moyens.

-Mon….mon…. Compagnon et moi-même avions une discussion houleuse, mais tout est en ordre maintenant, rien d’alarmant cher ami.

Ils ne semblaient pas vouloir bouger et le silence présageait presque un signe de mauvais augure. Cronose, lui-même dérangé par la présence des deux démons considéra un instant qu’il se devait peut-être d’intervenir. Il aperçut les démons sourires triomphalement, le plus troublant étant qu’ils jubilaient pour rien. En vérité, ils imaginaient la torture qu’il ferait subir à la femme. Comme elle n’était pas invitée directement par les neufs, ils n’hésiteraient pas à la tuer. Connaissant un peu la nature des démons, ils la violeraient même avant d’achever sa souffrance. Bien qu’ayant un peu de rancœur envers cette femme, Cronose devait avouer que le châtiment était trop cruel. Il s’approcha en exigeant de la part des démons qu’ils déguerpissent.
-Si vous ne disparaissez pas de mon champ de vision, vous allez le regretter.
Les démons éclatèrent de rire.

-Tu penses pouvoir nous défier, petit mortel ?

-Je pense même être en mesure de vous détruire. Fit-il, très confiant. La preuve, vos supérieurs on fait appel à moi pour un objectif bien plus valorisant que la garde d’un manoir.
Leur ayant cloué le bec, ils préservèrent leur dignité en silence. Avant de s’en prendre une dernière fois à la femme.

-Par contre, si vous recommencez à crier, la prochaine fois vous le ferez pour une bonne raison ! menaça l’entité avant de disposer.

Cette fois, plus sérieux, Cronose pivota en direction de la femme, se trouvant une nouvelle fois à moins d’un mètre d'elle.

-Qu’on soit bien clair. S’ils reviennent je ne vous aiderais plus. Par ailleurs, pour être sérieux et cette fois je suis sincère, je ne comptais pas abuser de vous.

Il plongea ses yeux gris dans les siens, tout en posant ses mains sur ses épaules ; histoire de lui imprimer son minimum de respect.

-Alors, faites comme bon vous semble mais moi je vais dormir. Demain je me lèverai avec ou sans vous ! 

Il récupéra la couverture, ne désirant nullement se passer de draps et sans attendre la réaction de la chère dame, il s’allongea dans le lit, ayant encore la délicatesse de lui laisser une belle place spacieuse. Ensuite, il s’écarta tout doucement de l’éveil, rejoignant le monde des songes.


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Anna
Privé

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Inscrit le: 15 Déc 2009
Messages: 34

MessagePosté le: Mer 5 Mai - 19:11 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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Devant son embarras face aux démons, Cronose se décida à agir, lui sauvant la mise une fois de plus. Il les envoya paître, vers d’autres horizons, en les menaçant de sa haute stature. Puis il se retourna vers Anna.
 
-Qu’on soit bien clair. S’ils reviennent je ne vous aiderais plus. Par ailleurs, pour être sérieux et cette fois je suis sincère, je ne comptais pas abuser de vous.
 

Il lui paraissait si sincère aux yeux de l’élémentaire, elle avait beau chercher dans son regard le moindre indice d’un quelconque mensonge, rien ne lui démontra que Cronose abusait de sa crédulité. Puis il ajouta en s’avançant vers le lit :
 
-Alors, faites comme bon vous semble mais moi je vais dormir. Demain je me lèverai avec ou sans vous ! 
 
Soupirant la belle n’eu pas la choix, elle préféra croire ce qu’il lui avait affirmer. Le lit n’était qu’à quelques mètres, s’avançant de quelques pas elle se glissa sous les couvertures, et ferma ses paupières, tout en réfléchissant à la délicate situation dans laquelle elle se trouvait.
 
*Cette histoire pourrait sans doute m’être utile pour monter les échelons dans la couronne des neuf… et avec un peu de chance j’occuperai le grade de ce cher Sirus*
 
Puis elle plongea dans un profond sommeil. Cette nuit fut assez calme pour la belle, quelques malheureux songes agitèrent son repos, mais rien d’alarmant n’arriva par la suite dans le manoir.
Au petit matin ses yeux s’ouvrèrent, éveillée par la lumière qui s’était subtilement glissée par les interstices des volets. Elle regarda à ses côtés, voir si Cronose avait quitté les lieux, ce qui n’était pas le cas, une imposante masse s’étendait de tout son long à ses côtés. Il semblait dormir d’un œil, prêt à bondir sur le moindre intrus lui rendant visite. L’élémentaire l’observa un temps, ne dissimulant pas son attirance pour cet être à l’esthétique d’un combattant aguerri.
Puis, se décidant à s’équiper, la belle s’esquissa du lit silencieusement, revêtant son capuchon ainsi que sa cape. L’absence de ses dagues lui fit un vide, qu’elle voulu rapidement comblé, Anna se mit alors à fouiller dans les alentours, vérifiant les moindres recoins de la pièce. Habituée à fouiller, elle dénicha rapidement les armes de Cronose ainsi que ses dagues situées sous l’imposant lit à baldaquins.
D’un brusque mouvement, elle tenta vainement d’extirper le tout de leur cachette, non sans difficulté du fait de l’immense glaive de Cronose, gisant alors sur le sol. Anna de sa frêle constitution ne fit pas bouger la lame d’un pouce.
Cette dernière resterait sous le lit, tandis que ses dagues se glisseraient à leurs places habituelles.
Une fois son équipement mis, sans le moindre bruit elle s’éclipsa de la pièce laissant la belle au bois dormant se reposer.
La chambre débouchait sur un couloir, Anna reconnus rapidement les lieux étant venue ici à plusieurs reprises, autrefois. Elle dévala les escaliers, sans croiser la moindre âme égarée demeurant ici, elle se savait pertinemment invitée et préféra alors faire un tour dans le but de trouver quelques victuailles et d’apprêter deux montures pour partir le plus tôt possible.
Ainsi sa sortie du manoir se fit sous les yeux des gardes qu’elle n’osa pas saluer, mais ignorer lâchement. Son chemin la mena par la suite à une auberge d’apparence plus honnête que la précédente, mais elle gardait bien en tête que se trouvant à Cendres, mieux fallait ne pas s’attendre à de bons mets confectionné avec soins.
Sur place, aucun client ne combler l’immense vide de l’établissement. L’élémentaire s’adressa au tavernier pour se délecter d’une cruche d’hydromel et d’un bon morceau de viande accommodé d’un quignon de pain. Le regard de l’homme ne dissimulait pas l’ardent désir brûlant en lui de s’occuper particulièrement de la belle.
Elle ne daigna pas répondre, et préféra ne pas faire attention.
Réfléchissant un instant alors que le tenancier s’affairait à nettoyer un verre tout en la regardant avec avidité, la jeune femme décida de s’enquérir auprès de lui sur le dénommé Cronose.
 
_Dites-moi l’ami tavernier, que savez-vous de l’homme que l’on surnomme « Le faucheur » ?
 
Il cessa tout mouvement, comme si ce nom ne devait être prononcé. La coupe lui échappa des mains, tombant brutalement sur le sol et provoquant le bruit approprié d’un éclat de verre brisé. Le tavernier regarda la jeune femme droit dans les yeux, ce dernier affichait une expression de crainte sur son visage, il s’approcha lentement d’elle d’un pas décidé derrière son comptoir, ne manquant pas l’occasion de loucher sur sa poitrine, et lui chuchota :
 
_Vous… vous... me demandez qui… qui est le fau… faucheur ? Balbutia-t-il de sa voix tremblante.
 
_Vous m’avez bien compris on dirait, je vous réitère donc ma question : qu’avez-vous à m’apprendre sur lui ?
 
_Ne… ne l’approchez pas, fuyez-le ! Sa présence est synonyme de mort, bien des choses circulent sur le personnage. On lui attribut de nombreux massacres à travers bien des contrées que ce soit d’innocents ou d’infâmes barbares.
Certains affirment qu’il est doté d’une force surhumaine, qu’il pourrait réduire à néant les plus puissantes créatures d’Araze d’un seul coup de sa gigantesque épée. D’autres disent que c’est un lycanthrope revenant de loin au passé trouble. Une autre histoire raconte aussi qu’il serait l’incarnation d’un puissant démon piégé dans une simple enveloppe de chair humaine.
La seule chose que je pourrais vous certifier c’est que si un jour vous croisez son chemin, sauvez-vous… ce serait- du gâchis. Acheva-t-il en souriant vicieusement.
 
Elle semblait presque boire ses paroles, profitant de son attention, ce dernier avait approché l’une de ses main libre prêt de sa généreuse poitrine, ce qu’elle n’omis pas de remarquer.
Son récit avait pourtant captivé l’intéressée, jusqu’à cette dernière phrase qui, malheureusement pour le tavernier l’agaça d’autant plus.
L’élémentaire lui empoigna le col d’un geste brusque de sa main droite tandis que l’autre saisit sa dague en un éclair.
 
_Je devrais presque te remercier pour tes renseignements, ou devrais-je rectifier sans doute… ces rumeurs. Mais de moi tu n’obtiendras rien!
 
Sur ces mots et profitant de l’absence de client, elle lui planta sa lame dans sa poitrine, amenant ainsi le trépas de l’aubergiste et la gratuité de son repas. Le corps tomba mollement sur le sol revêtit d’un parquet à l’aspect délabré bientôt recouvert par une épaisse marre de sang.
Ne préférant pas s’attarder, elle s’enticha rapidement de son repas, subtilisa deux ou trois denrées telle qu’une cruche d’hydromel et s’occupa également de finir son travail en détroussant sa victime de ses pièces d’or.
Puis elle ressortit rapidement, ne faisant pas attention à l’agitation naissante de la maudite cité, dont l’espionne connaissait quelques recoins où la vermine se faisait moins nombreuse qu’à l’ordinaire.
Son prochain objectif était de trouver quelques montures pour achever un voyage jusqu’à Croix-de-braise, où l’espionne pourrait probablement faire parvenir ses découvertes à Sirus.
La belle vogua à travers les dédalles de la ville, reluquant tous les endroits susceptibles d’abriter de convenables destriers. Ses recherches ne durèrent que peu de temps, se souvenant d’une adresse lui ayant été d’une grande aide autrefois. Une bonne amie, préférant camoufler ses atouts de femme dans cette répugnante cité  sagement assise sur la façade de son écurie, elle reconnue immédiatement la silhouette d'Anna s'approcher au loin.

_Anna, cela fait bien longtemps maintenant ! Malgré cela, le temps n’a laissé aucune marque sur ton visage il me semble, tu me diras ton secret un de ces jours.

L'élémentaire avait préféré se découvrir en sa présence, donnant au courtes retrouvailles une atmosphère plus chaleureuse.

 
_Il est vrai Eleana, ma dernière visite ne date pas d’hier. La jeune femme lui sourit amicalement. En parlant de temps, celui-ci m’est compté, et j’aurai besoin de deux solides montures, apprêtées, aussi vite que possible.
 
_Je dois avoir ça en réserve, tâche de les garder en un seul morceau cette fois, mais je dois dire que les affaires marchent mieux qu’avant depuis quelques mois. Allez file, prends soin de toi !
 
L’espionne lui déposa l’argent au creux de la main de son amie et lui décocha un clin d’oeil.
 
_J’essayerai, mais n’attend pas de moi une promesse. À un de ces jours...
 
Puis, elle enfourcha l’une des bêtes dont la robe noire brillait sous l’éclat du soleil. Le second animal était solidement noué à la selle du premier, un simple coup sur la croupe de l’étalon et ce dernier dévala les ruelles à toutes vitesse. Le vent s’engouffrait dans ses cheveux ornés de glace la découvrant au passage de son capuchon. Elle n’en s’en préoccupait guère, son retour se faisant pressant.
Arrivée au manoir, l’élémentaire noua solidement les destriers à une barrière non loin, puis se hâta de gagner l’entrée. À sa hantise elle y croisa les sentinelles, gardant férocement l’endroit, son courage faillit défaillir, mais elle daigna tout de même tenter de passer. Ce que les démons l’empêchèrent de faire avec un immense plaisir.
 
_Vous ne pouvez passez cette porte ma jolie, rien ne vous attend ici, déguerpissez sur le champ avec vos tas de chairs fraîches. Lança-t-il en désignant les chevaux de ce qui lui servait de bras.
 
_Auriez-vous l’obligeance d’aller demander Messire Cronose, pour… moi ?
 
Ils lui rirent au nez de ce qui paraissait être une bouche.
 
_Pourquoi donc ferions-nous cela ? Rien ne nous empêche de vous occuper de vous autrement…
 
Anna déglutit, angoissée par les deux formes ténébreuses se tenant devant ses yeux. Elle répliqua :
 
_Une important mission venant de vos supérieurs nous as été confié, allez le chercher, ou nous leur en toucherons quelques mots et je n’ose pas imaginer le sort que l’on pourrait vous réserver.
 
Ils cessèrent de s’esclaffer, l’une des deux formes disparue tel un mirage, laissant l’élémentaire seule avec son comparse.
 
_N’oubliez pas que si nous apprenons que ceci est un mensonge, nous nous chargerons à merveille de votre être…
 
Anna ne fit pas attention à la remarque de l'’être maléfique. Elle attendait patiemment que la sentinelle revienne accompagnée du sois disant faucheur, qui devait probablement être resté assoupis durant sa légère absence. Le soleil était partiellement levé maintenant, l’astre scintillait à l’horizon comme lors des premières lueurs du jour, laissant à la belle imaginer le funeste destin qu’elle réserverait à Larsen Geld.


Dernière édition par Anna le Jeu 6 Mai - 06:34 (2010); édité 1 fois
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Cronose
Lycans

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MessagePosté le: Mer 5 Mai - 23:40 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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Une femme hurlait à la mort pendant qu’on abusait de sa personne. Trois hommes l’entourait, l’un ne traina pas pour déchirer ce qui lui restait de tissus. Enfin, la femme eu l’occasion de décocher un violent coup de pied au visage du profanateur. Mais celui-ci ne fit que vaciller avant de lui administrer un violent revers de la main. Sous la force de la frappe, elle recracha une dent ainsi qu’une coulée rougeoyante. Elle toussota avant qu’un second lui porta un coup de pied dans le ventre. La femme hurlait mais non plus de douleur. Son ventre, rond et enflé communiquait la souffrance de son petit. La jeune femme enceinte versait les larmes d’un enfant qu’elle venait de perdre. Pire encore, les trois hommes la ruèrent de coup dans le ventre, s’assurant que la progéniture ne survivrait pas. La femme suffoquait, leur brutalité lui avait cassé plusieurs côtes, mais c’était de loin, le dernier de ses soucis…

Un peu plus au loin, un homme était maintenu par deux êtres musculeux à l’épiderme grise et terne. Leur visage semblait tailler à même un rocher grossier, tandis qu’ils clouaient l’humain au sol à l’aide de leur puissants bras. La taille de ces monstres se rapprochait de la largeur d’une roue de charrette, de quoi  intimider un ours.  Mais l’homme luttait désespérément, il devait secourir la femme. Ses cheveux noirs de jais couvraient ses yeux gris submergé d’une haine profonde.  La douleur de l’outrage lui brûlait les sangs… Ils allaient tous payer de leur vie ! Mais malheureusement, sa détresse pris le dessus et sa colère se noya dans le chagrin. La femme avait le regard vide. Même si son cœur battait en corps, elle ne désirait plus vivre. Anéantit, son corps las d'exister se laissa souiller par les trois hommes. S’en suivit la terrible délivrance, on l’éventra avec un vieux poignard rouiller, laissant la peau résister d’un craquement avant de céder. L’homme le mieux vêtus, recouvrant des fourrures et une tunique de guerrier de première classe, pénétra son bras dans le ventre déchiqueté de la femme. Arrachant de la chair en laissant le sang regorger les lieux, ce monstre brandissait le mort née, complètement fou à lier et née dans le mal le plus concentré, il arracha de ses dents, le dernier lien rattachant l’enfant à la mère.  Il jeta la dépouille d’un être inachevé complètement déformé de par son évolution écourtée. L’être chuta devant le jeune homme paralysé par les deux colosses. Celui-ci en devint fou, il poussa un cri portant sur une vaste étendue du lieu boisé. Mais ici, personne ne les découvriraient et nul ne serait en possibilité d’arrêter ces démons.

Il sombra dans le désespoir alors que l’homme bien habillé se pencha vers lui. Sa capuche dissimulant son visage, il n’avait jamais pu identifier ses traits. Mais ce salaud finirait par regretter car l’odorat du jeune homme n’oubliait jamais  les odeurs particulières. Concernant cet abomination, il empestait le mal… L’effroi qu’il en ressentit ne vint pas à bout de sa rancœur,même terrifié, il se vengerait. Alors qu’un colosse le souleva, il vit l’autre élancer son énorme poing pour lui fracasser le crâne.  


***

Cronose se réveilla en sursaut. De la sueur perlait de tout son corps. Il se leva en tentant de maintenir sa respiration affolée. Enfin, quand il sembla préserver son calme. Il poussa un cri de rage avant de frapper un mur à plusieurs reprises de ses poings. Il y laissa des écorchures aux jointures qui ne tardèrent à reconstituer une peau neuve. Le mur quant à lui, n'eut aucune chance. On pouvait clairement distinguer les éclats d’une force destructrice l’ayant martelée.
Enfin, il songea qu’un bain lui chasserait ce cauchemar et le remettrait à l’ordre du jour, libérant son esprit d’une pareille torture.  Il n’eut guère tout à fait tort.  Décrassé, il se sentait nettement moins tendu.  Pendant qu’il s’équipa, il eut une pensée pour Anna. Où était-ellle passé ? Avait-il dormit si longtemps ? En tout cas, lorsqu’il gagna la porte pour quérir des montures pour le voyage, il tomba sur les deux satanés couillons.

-La catin vous attends en bas.

Le mépris et la disgrâce du démon fit rappeler les trois hommes de son cauchemar. Pris d’une pulsion meurtrière, il ne résista pas à l’appel de son arme. Levant son énorme épée, il arracha la porte ainsi qu’un morceau de mur. Mais gourmande, la lame faucha les deux démons, tranchant la chair comme du beurre. Les yeux écarquillés, ils réalisaient que leur corps ne descendait pas plus bas qu’au torse, le reste étant des  lambeaux de chair. Les tapis ne pouvaient filtrer tout le sang déversé.  Coriace, un démon pouvait revenir, même dans cette état de fatalité. Pour s’assurer du contraire, Cronose leur broya le cerveau à l’aide de son instrument de boucherie. Quand il eut terminé, il franchit les marches d’escaliers pour atteindre l’entrée. Arrivant au seuil, il y découvrit la belle élémentaire, l’accueillant avec une monture de libre.

-On peut dire que vous êtes prévoyante. Commença-t-il pour la saluer.

Le visage à découvert, il ne pouvait dissimuler sa tension. En silence, il grimpa au dos de l'équidé. Lorsque Anna voulut comprendre cette réaction, il opta pour un demi-mensonge.

-Si vous voulez tout savoir, les deux lourdauds m’ont agressé, j’ai été contraint de les tuer.

Un silence plus lourd s’instaura. Les démons n’étaient pas de petits adversaires, mieux valait fuir face à de pareil ennemis. Pourtant, Cronose s’était exprimé d’une banalité déconcertante. Il devait reconnaître que l’effet de surprise avait grandement joué sur son triomphe mais sans sa vitesse de frappe surhumaine, il n’aurait même pas su effleurer les deux démons. De plus, une arme de facture traditionnel n’aurait pas pu causer des dégâts aussi importants. Il devait sa réussite à la chance mêlée à ses capacités combatives.
Prenant le chemin en direction de Croix-de-Braises, seul le pire l'attendait. Au moins, il avait le réconfort d'une compagnie attrayante.

-Tu ères près du centre d'Araze depuis combien de temps, Anna ? S'enquit-il, profitant de ce moment pour la tutoyer. Après tout, il pouvait bien ce permettre cette familiarité après avoir passé une nuit en compagnie d'une femme qu'il n'avait pas touché. Les précautions de cette dame la rendait particulièrement responsable et ceci renforçait solidement son charme.


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Anna
Privé

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MessagePosté le: Jeu 6 Mai - 18:03 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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Elle attendait Cronose d’un air préoccupé, ne sachant si ce dernier aurait mis les voiles ou ce serait assoupit assez longtemps pour rester jusque là. Sa haute stature finit par émerger de la demeure, soulageant les attentes de la jeune femme, cependant une expression particulière marquait son visage. Il lui expliqua brièvement que les sentinelles avait connus un destin tragique dans l’entrebâillement de ce qui leur avait servi de chambre.
 
Les deux silhouettes s’éloignèrent, chevauchant leurs robustes montures à travers les terres arides entourant la ville. L’horizon à la teinte cendrée était marqué de quelques tâches ternes vertes, sortes d’oasis naissante se répandant peu à peu sur les terres sèches. La végétation s’était en effet adaptée au climat peu commun de la région, mêlant vents violents et température froide, ce qui n’était pas un désavantage pour l’élémentaire qui maîtrisait la glace d’un art si particulier.
Le voyage débuta par un lourd silence, parsemés du martèlement de sabots sur le sol dur. Cronose rompit brusquement cette monotonie :
 
-Tu ères près du centre d'Araze depuis combien de temps, Anna ?
 
Un bref ricanement émana de sa bouche.
 
_Ce n’est pas une malheureuse nuit passée à vos côtés qui va vous empêchez de me vouvoyer, Messire Cronose... Si je devais faire cela avec tout le monde, je n’en aurais pas finis… Répliqua-t-elle le sourire aux lèvres.
Je vais tout de même répondre à votre question, mais en retour vous répondrez aux miennes, comme il se doit.
Ma route m’a menée ici depuis quelques années, je me suis égarée peu à peu de la frontière ne trouvant pas de quoi survivre dans ces charmantes cités qui ne sont que trop bien gardées et pas assez corrompues à mon goûts.
Mon arrivée, dans ce qu’on pourrait appelée le centre d’Araze s’est faite à Dust, un endroit similaire à cendres en tout point excepté qu’il y règne un certain ordre. Puis ne trouvant toujours pas de quoi subsister, je m’éloignai de cette cité pour finir ma route à Croix-de-braise. Là je connus ce cher Larsen et m’engageais pour son compte, espérant tôt ou tard grimper les échelons et aspirer à plus de richesse.
À force de parcourir les alentours, j’accumulai des connaissances sur la région, cela nous éclairera sur le chemin à prendre. Mais restez constamment sur vos gardes, ici tout peut arriver : une embuscade, un cyclone ou encore des démons à la recherche de victime.
Pour le moment, nous nous dirigerons plein Ouest et nous feront escale dans un lieu qualifiable de sur pour le centre d’Araze.
Et vous, depuis quand sillonnez-vous ces maudites étendues? Demanda la curieuse élémentaire.
 
Il y eu un bref silence comblé par les bruits de sabots, comme si l’interrogé semblait réfléchir à ses propos. Anna en profita pour s’abreuver d’un peu d’eau et ajouter :
 
_Et, si je puis me permettre, si vous n’êtes pas réellement un humain comme vous me l’avez affirmé lors… de… ma… ma tentative d’empoisonnement. Qu’êtes-vous donc ? d’un ton hésitant.
 
Les dires du tavernier que l’espionne avait assassiné il y a peu, avait semé le trouble concernant Cronose. Sa nature paraissait humaine à première vue, pourtant le fait qu’il soit lycanthrope expliquerai bien des choses en somme. Anna le scruta du regard essayant de percevoir le moindre indice, une expression ou ne serait-ce qu’un misérable geste pouvant lui indiquer à qui elle avait à faire.
La jeune femme tendit la poche d’eau à son compagnon. Le voyant réticent elle lui sourit en accusant le coup :
 
_Je vous assure qu’aucun poison ne s’y est glissé et que je m’en suis réellement abreuvée.
 
Tandis que les montures avançait à pas régulier, la vision de Cendres se réduisait en un minuscule point, les éloignant ainsi de ce qui fut leur lieu de rencontre.
Un tout autre destin les attendait au bout du chemin, ne serait-ce par leur périple ou l’achèvement de leur quête.


Dernière édition par Anna le Ven 7 Mai - 11:29 (2010); édité 1 fois
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Cronose
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MessagePosté le: Jeu 6 Mai - 19:49 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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Lorsqu’il avait rompu le silence par ces dires :

-Tu ères près du centre d'Araze depuis combien de temps, Anna ?

La femme s’esclaffa avant de lui rétorquer d’un ton antipathique.

-Ce n’est pas une malheureuse nuit passez à vos côtés qui va vous empêchez de me vouvoyer, Messire Cronose... Si je devais faire cela avec tout le monde, je n’en aurais pas finis…

 Répliqua-t-elle le sourire aux lèvres.

Doucher, il ne put s’empêcher d’imiter la jeune femme en prennant des grands airs moqueurs. Mais elle ne sembla pas s’en apercevoir.

*Tiens donc, c’est qu’elle ne se prend pas de haut cette petite. Attention, la reine se sent outrée, malheur à sa délicatesse ! N’importe quoi… Dans ma région les assassins sont plus agréables.*

Elle lui expliqua brièvement son parcours. Aparemment elle  était vers le centre d’Araze depuis des années, de quoi retourner le cerveau de plus d’une personne. Malgré son tempérament un peu électrique, elle paraissait avoir garder toute sa tête. Une chance que d’autres ne connaitraient pas. La plupart des humains devenaient cinglés au bout de quelques temps, peut-être que les autres races se montraient moins sensibles à l’influence de la folie et du mal. Quand elle eut finit son récit, elle lui posa une question, à son tour.

Et vous, depuis quand sillonnez-vous ces maudites étendues?

Un silence s’en suivit, Cronose méditait quant à ce qu’il pouvait lui révéler sans risque. Mais après s’être abreuvée, Anna s’enquérit d’une autre information, la voix un peu hésitante.

Et, si je puis me permettre, si vous n’êtes pas réellement un humain comme vous me l’avez affirmé lors… de… ma… ma tentative d’empoisonnement. Qu’êtes-vous donc ?

Il la fixa droit dans les yeux avant qu’un sourire narquois silonne ses lèvres.

-Cette question devient trop indiscrète, je ne révèlerais pas mon identité après une malheureuse nuit passée à vos côtés.

Elle le foudroya du regard, alors qu’il prenait plaisir à lui retourner le couteau et à le remuer encore un peu.

-De plus, si je devais faire ça avec tout le monde, je n’en sortirais plus !

Cette fois, il dévoila ses dents aiguisées, en manquant d’éclater de rire. Mais il concéda à répondre à la première question, ne serait-ce que par tact, ce qu’elle avait indéniablement manqué en se prenant pour une duchesse de la royauté.

-Pour vous dires, je parcours Araze que depuis deux mois. En ce qui concerne le centre, ça doit faire une semaines que je m’y attarde. Je suis parvenu ici pour des raisons personnels et c’est un navire à deux voiliers qui m’a transporté ici. Le reste, vous l’apprendrez que si je vous juge digne de confiance, ce qui n’est pas encore le cas, je regrette.

Il n’était pas venu sur ces contrées pour raconter son passé mouvementé et sombre. De plus, en compagnie d’une personne qui avait quand même tenté de l’assassiner. Le plus dérangeant étant qu’elle insistait pour connaître ses antécédents. Heureusement, elle n’avait pas la moindre chance de le découvrir. Sous sa véritable apparence, Cronose était méconnu des lieux. Si l’aubergiste l’avait identifier, ce n’était juste qu’au son de sa voix. Autrement, sa renommée avait bien pu atteindre cette endroit, lorsqu’il revêtait son autre lui, le Faucheur. Mais personne, n’était censé connaître ses originies véritables. D’autant que la plupart des témoins étaient inexistants, car Cronose pourvoyait leur trépas.Elle lui tendit l’outre d’eau qu’il contempla un bref instant, hésitant à s’abreuver.

-Je vous assure qu’aucun poison ne s’y est glissé et que je m’en suis réellement abreuvée.

-Je sais, juste un réflexe d’usage… 

Lorsqu’il récupéra le récipient, il but quelques gorgées revigorantes . Il remercia la jeune femme avant de lui rendre son bien. Continuant leur avancée pendant plusieurs heures, Cendre s’effaçait de l’hoziron peu à peu jusqu’à complètement s’évanouir. A sa connaissance, ils devraient mettre deux jours à dos de monture pour atteindre la prochaine ville. En bref, ils combleraient cette distance jusqu’au lendemain soir. Les obligeant pour cette nuit, à dormir à la belle étoile.  Continuant à marcher, Cronose espéra briser la glace en essayant de connaître davantage sa compagne de route.

-Je pourrais savoir quel est votre âge ? Je ne peux l’évaluer n’ayant jamais rencontré de gens tels que vous.  A priori, je vous donnerais une vingtaine d’années. Tenta-t-il , pris de doute.

Après un court échange, où il ne dissimula guère son âge qui s’avérait  être de 29 ans, ils parvinrent à une clairière propice au repos. Physiquement, il avait en effet l’apparence d’un homme battît, approchant la trentaine. Mais ce qui laissait à penser qu’il était plus jeune étant l’energie dont il pouvait faire preuve. Sa race y étant pour cause, il ne souffrait pas du manque d’endurance que subissait un humain finissant sa fougueuse jeunesse.  Il contempla le ciel, songeant que la nuit ne tarderait plus à tomber. A vrai dire, il était même temps de dresser le camp, compte tenu qu’ils n’avaient rien à se mettre sous la dent. Dans la région, il n’était pas impossible mais quand même ardu de trouver de quoi se nourrir.

-Je vais chasser. Pendant ce temps, auriez-vous  l’amabilité de préparer notre campement ?  Comme je risque de me faire un peu long en vue du manque cruel de gibier, il ne serait pas plus mal de produire un feu.

Quand elle le scruta comme si elle hésitait à répondre à sa demande, il ajouta.

-Le feu c’est pour vous, je ne voudrais pas que vous attrapiez froid. A moins que dans mon ignorance, votre race en est immunisé ? Quoi qu’il en soit fait donc comme bon vous semble, moi j’y vais.

Avant qu’une heure se soit écoulée, Cronose revint avec trois lièvres. Malheureusement, les gazelles devaient être en voie d’extinction. Soulagé, il ôta son fardeau qui pesait bien trop lourd, ne conservant avec lui qu’un poignard et bien evidemment ses vêtements, ceci serait suffisant pour la tâche qu’il s’apprêtait à accomplir. Après avoir dépecer les lièvres, il les fit griller sur le feu à l’aide de broches construites à même des branchages . Quand il sortit d’une sacoche quelques épices pour arômatiser le repas de quelques subtilités, il proposa à la jeune femme de goûter son ragout.  Personellement, il se régalait mais il était aussi l’un des rares hommes à savourer la vie nocturne dans un paysage sauvage.  Après avoir bu une rasade d’eau, provenant d’une outre qu’il avait rempli durant sa chasse, il contempla Anna. Le clair de lune et sa lueur opaline caressait la peau de la belle en la rendant mystérieuse et curieusement attirante.

-Elle est magnifique, songea-t-il à haute voix. Heureusement, retenant la rougeur lui grimpant aux joues, elle n’avait peut-être pas entendue le fond de sa pensée.  


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Anna
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MessagePosté le: Ven 7 Mai - 21:04 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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La tentative d’Anna pour en découvrir plus sur sa récente rencontre fut vaine, à son grand désarroi, la jeune espionne voulant tirer le vrais du faux de ses informations. Cronose préféra rester vagues sur ses origines tout en se moquant partiellement de l’attitude hautaine de la jeune femme. Néanmoins ce dernier se montrer quelque peu curieux auprès de la jeune femme, qui plus est ils n’avaient rien d’autre pour s’occuper.
 
-Je pourrais savoir quel est votre âge ? Je ne peux l’évaluer n’ayant jamais rencontré de gens tels que vous.  A priori, je vous donnerais une vingtaine d’années.
 
_Hum, une approximation avec ce système humain… L’élémentaire réfléchis un instant
Vous apprendrez que notre peuple diffère en bien des points des hommes, mais pour simplifier la chose vous avez visé juste, cependant une extrême paresse m’empêche de vous donner un chiffre exact. Répliqua-t-elle d’un air faussement désolé.
Qu’en est-il de vous ? Si cette fois vous daigner répondre à ma question. À moins que ce ne soit encore trop indiscret..
 
_Je suis âgé de 29 ans pour tout vous dire.
 
Il paraissait exaspéré par sa compagne de route, cette dernière agissant avec peu de finesse mêlée à une prétention agaçante. Cronose n’ajouta rien à cela, laissant un lourd silence couvrir leurs pensées. Finalement au crépuscule, leur route les mena à une clairière baignant encore dans la lumière émanant du Soleil.
Anna s’occupa quelques peu de leurs destriers en déchargeant les lourds paquetages de leurs croupes, tandis Cronose décida qu’il était temps pour lui, dans son instinct masculin de se mettre en chasse. Il suggéra à Anna de s’atteler à l’agréable tâche de monter un camp et également d’embraser quelques morceaux de bois.
 
-Le feu c’est pour vous, je ne voudrais pas que vous attrapiez froid. A moins que dans mon ignorance, votre race en est immunisée ? Quoi qu’il en soit fait donc comme bon vous semble, moi j’y vais. Précisa-t-il
 
_Je pense qu’un repas chaud serait de mise. Répondit-elle sèchement. Allez donc chassez…
 
Durant sa chasse, Anna eu le temps de réunir quelques pierres et d’assez nombreuses branches pour préparer le terrain. A l’aide de rocs elle consuma quelques feuilles mortes puis l’ensemble de bois s’embrasa avec ardeur.
Enfin pour préparer un semblant de camp elle dénoua les lourdes besaces et en extirpa quelques couvertures qu’elle disposa non loin du brasier.
Tandis qu’elle retournait vers son étalon à la robe ébène pour lui apporter quelques savoureuse plante dont elle avait appris leurs bienfaits par ses voyages, la belle vit Cronose surgir des bois munis de quelques lièvres. Il se mit à préparer la nourriture dépeuçant avec aisance les trois animaux.
Elle le regardait faire, admirant probablement sa technique, quant une vive douleur lui saisit au cou. Sa main effleura sa peau, regardant ses doigts à l’aide des flammes la belle y vit une épaisse tâche rouge.
 
_maudite cicatrisation grommela-t-elle
 
Ne pouvant utiliser sa magie avant demain soir, un simple bandage suffirait à faire cesser l’écoulement. Elle alla farfouiller dans sa besace de quoi nouer un fin tissu autour de sa plaie. Son pansement passerait sans doute inaperçu dissimulé par l’ombre de son capuchon.
Pendant cela, Cronose eut finit de préparer les trois bêtes, en un délicieux ragoût qu’Anna ne manqua pas de savourer.
 
_Je dois avouer que c’est bien meilleur que ce que servent ces répugnants aubergistes de Cendres, je vous tire mon chapeau bas l’ami.
Mais la prochaine fois je vous laisserais le loisir de monter le camp, pendant que je m’exercerai à l’art de la chasse. Certains endroits recèlent de charmantes créatures, plus massives que des ours, mais plus dur à abattre et à débusquer.
 
Il ne la contredit pas, présumant que si elle ramenait un piètre butin ce dernier pourrait avoir de quoi lui faire ravaler sa prétention.
La nuit avait fini par jetée un obscur voile sur la clairière et une douce lumière baignait les étrangers dans une atmosphère chaleureuse. Anna observa l’astre nocturne, arborant ce soir là un étincelant croissant. Elle songea un instant à s’abreuver d’hydromel, mais cette pensée fut rapidement chassée de son esprit car la route promettait d’être longue le lendemain, et mieux valait se trouver en de bonnes condition.
Elle jeta un vif coup d’œil à Cronose, assis non loin de là, il semblait la regarder avec attention. La belle esquissa un sourire masqué dans l’obscurité du lieu.
La soirée semblait propice aux confidences et Anna tenta à nouveau de lui arracher quelques renseignements :
 
_Nous allons devoir passer un certain temps ensemble, je le crains fort.  Constata-t-elle nonchalamment, son regard se détourna de la lune pour se fixer sur le gigantesque glaive de son associé.

Elle cherchait un indice pouvant l’éclairer sur les origines de ce guerrier, mais rien ne semblait transparaître, la lame semblait minutieusement sculptée dans un métal précieux. Puis elle se leva, et commença à faire les cents pas d’un air tracassé et s’arrêta nettement devant la silhouette à peine perceptible de Cronose assise près du succinct brasier. La jeune femme prit soudainement la parole, rompant ainsi le calme régnant en maître à l’instant présent.
 
_Vous m’avez dis avoir lutté dans un champ de bataille à huit ans, vous n’êtes pas humains, êtes âgés de 29 ans, résistez aux poisons les plus puissants, possédez une épée que peu de personne serait capable de soulever, on vous surnomme le faucheur et vous vous êtes récemment engagé pour le conseil des neufs dans le but d’assassiner un certain Sirus Norson.
Cela ferait presque de vous un marginal à mes yeux, si je n’avais pas passé quelques années ici… Au final vous en savez plus sur moi que je n’en sais sur vous. Mais je ne peux m’empêcher de me demander votre vraie nature…
 
Tentant vainement d’apercevoir les doux yeux gris de l’individu dans les ténèbres. Elle ne perçus au final qu’un sordide ricanement, lui laissant comprendre que son tracas ne disparaîtrait pas aussi rapidement qu’elle l’espérait.
Son visage éclairé par le feu changea d’expression, déçue quelque peu elle se rassit à sa place, ôtant alors sa cape et s’emmitoufla à l’intérieur tournant le dos à Cronose, malgré que le froid ne la gênait guère, elle avait besoin de sentir cette sensation de protection sur son corps voluptueux.
 
_Si je ne peux rien apprendre sur vous qu’en est-il de ce fameux Sirus Norson ?

 
Cette envie de lui demander n’avait pus être contenue, comme si une irrésistible force la poussait à lui parler. Ce dernier semblait plus enclin à répondre, ce qu’il fit précisant les enjeux de la mission à Anna.
Mais soudain une curieuse étincelle bleutée émana de son médaillon.
L’élémentaire dont les yeux semblait exorbités, se leva avec précipitation, puis agrippa vivement l’outre d’eau et déversa le précieux liquide sur son amulette coupant ainsi le récit de l’interrogé
 
_Ils sont ici… Dit-elle à voix basse. Des démons maîtrisant les flammes, semblant sortir droits des entrailles de la Terre....Ils errent rarement dans la région, ces êtres maudits possèdent sont d’une force redoutable.
Ils ont certainement du être attiré par le feu. Sa voix commençait à trembler peu à peu.
Nous n’avons pas le choix il faut les débusquer avant qu’il ne nous trouvent. Mon médaillon n’est pas rechargé, mais je ferai usage de mes dagues. Je pense pouvoir l’attirer ce qui vous permettra de lui porter un coup fatale en embuscade, ils sont plutôt lents et je les esquiverait facilement. Dépêchez-vous!
 
La jeune femme noua sa cape autour de son cou meurtris lui arrachant un petit cri. Ses yeux se levèrent vers le ciel, d’un vif coup d’œil elle repéra une lueur pourpre émanant de quelques fourrés à  une centaine de pas d’ici.
Puis sa silhouette souple s’enfonça à travers les bois suivis de Cronose, qui chargé de son arme massive s’apprêtait à combattre un ennemi redoutable.


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Cronose
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MessagePosté le: Dim 9 Mai - 02:11 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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 Lorsqu’elle lui communiqua ses soupçons quant à ses origines, il ne put s’empêcher d’être curieux. Pourquoi insistait-elle autant ? Qu’espérait-elle découvrir ?  Sa soif d’en savoir plus incitait Cronose à consolider ses précautions.  Il eut un rire bref, essayant de raisonner son comportement mais rien lui venait à l’esprit. Il ne justifiait pas cet acharnement et il ne pensait pas que la curiosité seule expliquait cette obstination.  Alors, elle laissa tomber et tenta une autre approche.


-Si je ne peux rien apprendre sur vous qu’en est-il de ce fameux Sirus Norson ?

Il était en train de prendre son souffle pour lui fournir quelques explications lorsque son amulette vibra singulièrement. Anna semblait comprendre le phénomène.

Ils sont ici… Dit-elle à voix basse. Des démons maîtrisant les flammes, semblant sortir droits des entrailles de la Terre....Ils errent rarement dans la région, ces êtres maudits possèdent sont d’une force redoutable.
Ils ont certainement du être attiré par le feu. Sa voix commençait à trembler peu à peu.
Nous n’avons pas le choix il faut les débusquer avant qu’il ne nous trouvent. Mon médaillon n’est pas rechargé, mais je ferai usage de mes dagues. Je pense pouvoir l’attirer ce qui vous permettra de lui porter un coup fatale en embuscade, ils sont plutôt lents et je les esquiverait facilement. Dépêchez-vous!



Les ennuies commençaient... Cronose  avait finit par les attendre. Au Centre, il était impossible de rester une nuit tranquille. Pendant que l’élémentaire prenait les devants, l’homme la suivit, conservant d’une poigne maîtrisée, son imposante épée. Il sentait le danger, son odorat lui révélant une approche de souffre.  Le carbonisé parvint également à la finesse de ses sens.  L’une plus forte, se tenait sur la droite.
Les démons prenaient soin à camper chacun sur une position différente. Avait-il prévu une embuscade ? En tout cas,  Anna semblait bien informée.
 Cronose approcha la jeune femme avant de lui murmurer au creux de l’oreille. : « Il y en a un à vingt cinq pied de notre droite. Je m’en tiendrai à votre plan, n’ayant aucune connaissance sur ces créatures. »


Elle acquiesça en guise de réponse et pris la direction indiquée par son complice. Enfin, elle s’enfonça dans les fougères avant de bondir sur le démon.  Cronose intercepta le rugis du monstre, rauque et bruyant, mais il ne put l’identifier. Celui-ci étant derrière un mur de verdure, il n’aperçut que la couleur de son cuir pourpre.  Alors qu’il se hâta pour rejoindre l’assassin, il contourna la cible pour la surprendre, comme prévu. De cet angle d’attaque, il distingua clairement le monstre. Il était imposant, gonflé d’une couche de muscle impressionnante, tandis que sa gueule corpulente dessinait des traits hideux. D’abord, ses yeux minuscules soutenaient des bosses en guise de sourcils, les incrustant davantage dans son grotesque fascié. Ses yeux, jaunâtre à l’iris braise s’arrêtèrent sur son agresseur. Anna était installé sur ses épaules, lui ayant enfoncer les dagues aux trapèzes, contraignant ses mouvements maladroits. Mais Cronose étudia pendant encore quelques secondes, son corps étrange. Son double menton livrait à ses lèvres, un sourire dépourvu de joie. Le nez approchant celui d’un porc, expulsait des nappes de fumées grises. Son torse musculeux, se couvrait d’un lit de poils épais. Tandis que le bas de son corps, dissimulant sa pudeur d’un pagne en matière noire, s’achevait de pattes attenant de celles d’un taureau. Autre détail inquiétant, ses ongles tranchants et relativement longs, semblaient constamment rougeoyer. Comme si un forgeron venait de tremper sa flamme dans une cuve en fusion. Un moindre contact avec ces griffes et on pouvait souffrir d’une brulure intense.
Mais très rapidement, le démon empoigna la belle par les hanches. Lui déchirant la chair de ses griffes prédatrices, il augmentait le supplice par la braise qui en découlait. Sous une pareille torture, la jeune femme poussa un cri qui mis Cronose en alerte. Sans attendre une seconde de plus, il fonça droit sur son adversaire. Pendant ce très bref délai, le démon brandissait Anna, s’apprêtant à l’écraser au sol. Trop tard… une lame vint perforer son thorax, laissant répandre son fluide vital. Mais le guerrier ne considéra pas la blessure suffisante, malgré que la lame dépassait des omoplates. Sans prendre de risque, il finalisa son attaque en déchirant davantage le monstre. Pressant sur le manche de son arme, la lame parvint à toucher plusieurs organes tout en broyant les os de son implacable passage. Le démon régurgita une coulée importante d’hémoglobines avant de relâcher enfin la femme. Cronose la réceptionna en vol, la recueillant dans ses bras.

Il scruta les plaies qu’elle portait sur ses deux flancs. Le tissu était déchiré, laissant apercevoir une chair meurtrie. Anna grimaçait par la souffrance. Alors qu’il allait la déposer pour regarder de plus près ses blessures, du bruit l’alerta de l’approche d’ennemis.


*Il s sont encore deux, c’est risqué… De plus, avec ses blessures, elle subit un handicape qui peut lui être fatal. Je crois qu’on a plus le choix.*

Cronose installa la jeune femme sur son épaule droite, récupérant l’ épée de son bras gauche. Ensuite, il détala parfaitement à l’opposé des deux créatures. La forêt portait en leur faveur, Cronose s’y retrouvait mieux en lieu boisé qu’au moyen d’une carte. De ce fait, Il sema les deux monstres en brouillant les pistes. Les démons n’auraient aucune chance de les retrouver, à part si l’envie prenaient aux deux mortels de faire un feu. Ce qu’ils n’avaient pas trop le choix d’accomplir. Le froid au centre, pouvait parfois se montrer plus dangereux qu’un prédateur. Cronose  poursuivit donc sa course jusqu’à repérer un flan de montagne où se nichait l’entrée d’une grotte.S’y engouffrant, il fut plongé dans une obscurité qui ne le dérangea pas plus que ça. A pas lents, il veillerait au moins à ne pas foncer sur la parois ! Débouchant sur plusieurs galeries, il se considéra assez profondément enfoncé pour camoufler un feu. Empêchant ainsi aux monstres d’êtres attirés par la lueur chaleureuse des braises.
Il déposa  Anna avant de confectionner un support pour les flammes. Ensuite, il s’arma de silex conserver dans une sacoche pour finalement obtenir un feu.

Lorsque celui-ci engloba cette cavité arrondie, il éclairait des parois froides dont la voûte se garnissait de stalactites. Sans attendre davantage, il s’approcha de la femme. Sans lui demander son avis, il plaça une paume sur son front, elle prenait de la température et mieux valait la soigner avant d’être contraint de la guérir.

-Ne vous inquiétez pas, Anna, j’ai de quoi vous apaiser.

Il récupéra de sa sacoche quelques herbes médicinal ainsi qu’un pot contenant une graisse réparatrice. Il extirpa d’un petit sac en cuir, un pot en bois où il mélangea deux types de plantes. Broyant le tout en poussières, il imprégna ensuite ses doigts de la graisse molle. Puis, il mit la mixture médicinal sur ses mains avant d’en appliquer sur les plaies de la jeune femme. Le frottement lui brûlait la peau, l’obligeant à empoigner Cronose d’une forte pression. Celui-ci ne broncha pas, malgré qu’il devait lui reconnaître une admirable force. Pour l’instant, à bien des surprises, il se souciait d’elle. Seul ça comptait pour lui, en cet instant.

-Serrez moi autant que vous voulez, mais je dois continuer. Vous ne sentirez bientôt plus la douleur, puis cette concoctions ne laissera pas la moindre séquelle. D’ici demain, ça ira déjà mieux.  

Il continua à caresser sa peau, appliquant la crème qui la rendait moins tendue. La pression s'estompant, elle ne devait ressentir à présent qu’un faible picotement.

-Il faut que vous appliquez cette graisse encore une fois à votre réveil. En attendant, je vais vous préparer un bandage.

Il enroula la bande de tissus autour de la taille de la femme. Décidément, sa silhouette convoitait sa virilité, mais il préféra chasser cette idée. Il porta les mains à son visage, plus par instinct que par réel intention. Lui caressant une mèche de cheveux, il ne réalisait même pas son attirance pour elle.  

-En cas de besoin, sachez je suis là pour vous.

Un sourire étira ses lèvres, un sourire qu’il n’avait plus affiché depuis bien longtemps, car celui-ci évoquait de la tendresse.  Il ne put s’empêcher de plonger son regard dans le sien, admirant ses yeux clairs. Il songea durant un bref instant, qu’une fois à Croix-de-Braise, cette illusion de compagnie plaisante se volatiliserait…



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Anna
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MessagePosté le: Dim 9 Mai - 22:49 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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Sans la moindre hésitation et comme si Cronose n’allait pas défaillir, l’élémentaire lança l’assaut. Empoignant avec hargne ses deux dagues, elle les enfonçant vigoureusement dans la chair de l’ennemi, ne manquant pas de faire pousser un puissant cri à la bête.
Mais ce dernier ne se laissa perturber qu’un court temps et de ses longues griffes semblables à de la lave en fusion il agrippa les hanches de la jeune femme, décochant à la belle un hurlement de douleur saisissant.
Anna sentit les membres acérées du démon s’enfoncer profondément dans son flanc, puis y séjourner un temps, l’ignoble monstre hissant sa frêle adversaire au dessus de son crâne. Une odeur de chair carbonisée emplissait l’atmosphère, tandis que l’allié d’Anna n’avait toujours pas agit à son grand malheur.
L’élémentaire fut comme saisit de convulsions de son haut perchoir, sa répulsion pour toutes sources de chaleur ne faisait qu’accroître sa torture, elle ne pouvait s’empêcher de gémir. La douleur lui était insoutenable, enfin l’intervention de Cronose lui accorda un peu de répit, la délivrant des membres embrasés de l’être démoniaque.
De là, ses yeux ne perçurent que peu de choses, tout lui semblaient flou excepté cette souffrance qui la tenaillait. Heureusement pour la jeune femme, les griffes enflammées avaient empêché tout écoulement de sang, cautérisant la plaie.
La belle se sentit soulevée, probablement par Cronose, qui lui sauvait la mise une nouvelle fois à son grand regret. Jonchée sur les épaules du colosse, Anna sombrait peu à peu dans l’inconscience mais la douleur ne manquait pas de la ramener vivement à la réalité.
Il l’emmena dans une caverne à l’écart des restes du démon et lui administra quelques soins, Là elle eut le temps d’observer quelques peu la dextérité de son compagnon en herboristerie. Il tentait de la rassurer tout en lui appliquant un baume qui après un certain temps, l'homme réussi à calmer cette insupportable douleur.
 
-En cas de besoin, sachez je suis là pour vous.
 
Elle fut quelques peu troublée par ces mots, qui paraissaient si justes à ses yeux. Anna se sentait presque en sécurité auprès de ce fervent guerrier, qui l’avait encore tiré d’un bien mauvais pas. La jeune femme perturbée par sa bienveillance ne comprenait pas comment Cronose pouvait être si attentionné tout en se méfiant autant d’elle.
Sa main caressa délicatement son visage, malgré la chaleur de sa paume, ce contact ne lui était finalement pas si désagréable.
Un sourire eu même le loisir de marquer les envoûtantes lèvres de l’homme. Mais d’un geste lent de la belle écarta son bras :
 
_On dirait que vous adorer me sortir des situations délicates…. Articula-t-elle faiblement, ça ne vous a pas suffit d’'ôter la vie aux démons du manoir, non il faut que vous trouviez le moyen de faire de même ici et qui plus est en me soignant après. Peut-être même que vous y avez pris goût en fin de compte.
 
Un sourire moqueur s’installa sur ses lèvres pulpeuses, elle pouvait sentir l’attirance qu’il avait pour son corps.
Ses yeux d’une clarté anormale dans cette lugubre caverne, se miraient dans les siens, le fixant un instant la belle semblait espérer un geste de sa part. Mais elle détourna son regard, pour ajouter quelques mots :
 
_On dirait bien que l’aspect repoussant des démons vous à quelques peu surpris, je vous ai vue hésiter, malgré que je fusse fort occupée à éviter ses maudites griffes.
 
Cronose tenta vainement de s’expliquer, mais elle ne le laisserait pas entendre raison si facilement. Elle l’observa remuant ses mains tout en balbutiant quelques phrases malheureuses, puis amusée par la situation la belle finit par l'arrêter :
 
_Ne cherchez pas à vous justifier, j’étais aussi surprise que vous la première fois, mais j’aurais du me douter que vous n’êtes encore qu’un novice dans la région, heureusement pour vous que vos sens sont affûtés.
 
L’élémentaire fut coupée dans son élan, par quelques toussotement, qui se révélèrent être plus douloureux que prévus, sa main mise alors devant ses lèvres récupéra quelques gouttes de couleur pourpre. S’apercevant de la chose elle poussa un profond soupir, et communiqua à Cronose qu’ils ne pouvaient rester ici, leur campement regroupant quelques vivres et leurs précieuses montures.
Sa volonté, dure comme fer, n’allaient sûrement pas être anéantie par quelques malheureuses plaies. Aussi se dressa-t-elle sur ses deux jambes non sans difficulté, mais feignant de ne ressentir plus aucune douleur, étrangement son bras droit restait immuablement collé à son ventre.
 
_Nous allons regagner le camp, et oui j’en suis tout à fait capable, avant que vous ne disiez quoi que ce soit.
 
La voyant se diriger lentement vers ce qu’elle pensait être la sortie, Cronose resta derrière à la regarder s’éloigner de quelques mètres dans l’obscurité. Puis le moment qu’il attendait sûrement arriva, la blessée s’écroula sur le sol dur, le bruit de sa chute faisant échos dans la caverne. La belle entendit son comparse s’esclaffer lourdement dans son dos.
 
_Bon certes, je crois que vous pourriez me porter, monsieur l’herboriste ironisa-t-elle avec son tact habituel. Je préfère ne pas rester ici, les cavernes ne sont jamais inhabitées et cela ne m’étonnerait pas que nous rencontrerions une quelconque compagnie.
 
Pouffant de rire, il s’approcha d'elle, ajoutant quelques mots, glissa avec douceur ses mains près de ses courbes pour la saisir et hisser son corps voluptueux sur ses muscles massifs.
Il la maintenait solidement près de lui, tel un poivrot chérissant son précieux tonneau. Ainsi firent-ils à peine quelques mètres que des échos retentirent dans l’obscurité du lieu.
 
_Qu’est-ce que je disais… 
 
Cronose se retourna vivement, le bruit trompeur n’indiquant aucune direction précise. Anna, la tête logée dans son dos vit alors une immense forme partiellement éclairée par le feu, se mouvoir derrière les immenses stalactites.
Elle déglutit lentement, son cœur se mit à battre de plus en plus rapidement à mesure que la silhouette se dessinait sur les parois de l’antre. Les pas de la probable créature martelaient le sol, tandis que la belle n’osait pas faire le moindre mouvement. Elle ignorait tout de l’endroit et de la probable créature hantant les lieux. Aucune issue ne semblait possible, c’est alors que la jeune femme discerna avec plus de précisions l’être qui se rapprochait d’eux.
Munis de quatre pattes velues, un animal doté immense gueule aux crocs acérés se tenait là à quelques mètres d’eux au tournant de la galerie.
Il dégageait une odeur particulière de cadavre en putréfaction, son pelage gris semblait ne pas avoir vu le jour depuis des siècles. Quant à ses yeux à l’aspect meurtris, la bête n’en faisait probablement plus usage à force de se terrer dans les ténèbres.
Ses oreilles se résumaient en de simples excroissance arrondies au sommet de son crâne, et de profondes entaillent sur son encolure semblables à des branchies émettaient un mouvement souple et régulier. Avançant dans ce qui devait être sa demeure, il emplissait de sa taille massive l’étroit couloir, ne laissant qu’un fin espace près des parois. L’animal était maintenant bien trop près, Anna remarqua que l’attention de Cronose ne se centrait guère sur le danger auquel elle faisait face.
 
_Déposez-moi et retournez-vous le plus lentement possible Lui murmura-t-elle. Une énorme bête aveugle se tient juste derrière vous et moi. Mais ses autres sens ont du compenser la perte de sa vue.
Plaquez-vous contre la paroi!

Puis d'un geste vif elle saisit une branche du feu dont une vigoureuse flamme ornait le bout. Une idée se tramait dans la tête de la jeune élémentaire.


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Cronose
Lycans

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MessagePosté le: Lun 10 Mai - 18:03 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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Lorsqu’elle lui fit part de son commentaire amusé, Cronose ne put s’empêcher de sourire.  Mais quand elle remit en doute son moment d’hésitation, il tenta d’expliquer le pourquoi de sa surprise. En effet, c’était inhabituel pour lui de rencontrer ce genre de créature. Les rares espèces qu’il avait pu contempler ou affronter, étant principalement des êtres à l’aspect humanoïde : comme des vampires ou quelques autres morts-vivants. Mais  une créature aussi colossale, il n’en avait presque examiné qu’en illustration.  De quoi être superbement surpris !  En attendant, Anna poursuivit.

-Ne cherchez pas à vous justifier, j’étais aussi surprise que vous la première fois, mais j’aurais du me douter que vous n’êtes encore qu’un novice dans la région, heureusement pour vous que vos sens sont affûtés.

Alors qu’il comptait lui répondre, Anna fut prise d’une quinte de toux plutôt inquiétante. Cronose compris que du sang bordait la surface de sa paume, il pouvait le flairer tout comme il sentait une odeur pestilentiel s’approcher. Malgré ses blessures non négligeables, Anna voulut faire bonne figure et s’obstina pour rejoindre le camp. Cronose devait lui reconnaître un admirable courage. Alors, quand elle s’écroula, il ne put s’empêcher de glousser !


-Bon certes, je crois que vous pourriez me porter, monsieur l’herboriste ironisa-t-elle avec son tact habituel. Je préfère ne pas rester ici, les cavernes ne sont jamais inhabitées et cela ne m’étonnerait pas que nous rencontrerions une quelconque compagnie.

Cronose avait presque oublié l’odeur qui planait dans la cavité depuis un petit moment. Complètement subjugué par sa compagnie, il avait manqué à sa vigilance. Mieux valait partir sans traîner davantage. S’approchant d’elle pour la soulever à nouveau, il dissimula son inquiétude, en jouant de l’humour.

-Il est vrai qu’un ours serait une terreur après un si faible démon !

Mais son humeur fut très vite douchée…

Qu’est-ce que je disais…

L’homme sur ses gardes se retourna, mais le bruit parvenait de plusieurs directions en même temps. *foutu écho !*Après un instant d’inactivité pendant lequel son regard plongeait dans le décolleté de sa compagne, Anna l’informa du danger.

-Déposez-moi et retournez-vous le plus lentement possible, lui murmura-t-elle. Une énorme bête aveugle se tient juste derrière vous et moi. Mais ses autres sens ont du compenser la perte de sa vue.


Plaquez-vous contre la paroi!

Cronose se retourna d’une extrême lenteur, pivotant la tête il put voir l’énorme bête qui lui glaça les sangs.

*Bon sang ! Je suis soit en enfer, soit dans un horrible cauchemar !*

Mais sa peur ne vint pas à bout de son corps, aussi, n’eut-il aucun mal à se projeter contre la paroi. Pendant ce temps, Anna s’armait d’une torche ou plus précisément d’une branche qui alimentait le feu. La tête enflammée du morceau de bois teintait chaleureusement le corps de la belle. Le contraste arrivait encore à bluffer Cronose, en dépit de leur situation critique. Ne comprenant pas de suite son plan, il opta pour la diversion. S’il concentrait le monstre dans sa direction, Anna pourrait sans doute jouer sa carte sur table. Pour l’heure, le guerrier souleva son énorme épée.  S’écartant un peu de la femme pour l’éloigner un peu plus du danger, il finit par lancer l’assaut. La lame siffla avant de percuter le cuir musculeux de la bête. Malgré la puissance conférée au tranchant, la plaie du monstre semblait infime. Celui-ci émit au moins un grognement, témoignant de son mal. Mais sa colère grandissante, le monstre visa l’homme de l’une de ses énormes pattes. Celui-ci, agile, fit un roulé-boulé, évitant ainsi d’être écrabouillé par l’immense patte. Mais le monstre ne comptait pas s’arrêter en si bon chemin, il projeta son cou en avant, déployant sa gueule pleine de crocs. Il semblait avoir atteint sa cible. En tout cas, Cronose avait disparut du champ de vision de la demoiselle. Du sang dégoulina des babines du monstre, grognant de satisfaction. Mais il poussa un petit gémissement suite au choc émit par le tranchant d’une lame. Du sang ruisselait du flanc droit de la bête, tenu à l’opposé de la jeune femme. Cronose ne pouvait guère distinguer Anna, l’imposante carrure de son adversaire l’empêchait de voir au-delà de son pelage gris. Il esquiva un nouvel assaut avant d’administrer un vigoureux coup à la bête, tranchant à moitié sa patte. L’os résistait, plus dur qu’une cuirasse. Mais la morsure de la bête, qu’il avait subit dans le dos, le ralentissait suffisamment pour le détourner de sa prochaine esquive. La gueule du monstre le heurta en plein torse avant qu’elle ne l’emprisonne entre ses crocs. Ensuite, elle secoua violemment la tête, déchirant le corps du guerrier dans tous les sens. Son fluide vital éclaboussa la paroi tandis que la bête recracha la dépouille qui heurta le sol. Le corps jonchant la pierre froide, se nichait au sommet d’une flaque sombre et rouge. La chair déchiquetée, il ne restait plus rien du guerrier. Dernier vestige… Son bras meurtri tenant fermement son épée qui ne pourfendrait plus rien. Il eut au moins la force de parler à haute voix.


-Foutez le camp si vous… si vous voulez vivre. Il est affaiblit et con… contraint dans ses mouvements. » Le guerrier dégorgea une gerbe sanguinolente, certifiant une hémorragie. « Vite… fuyez… »

La douleur était telle, qu’il avait l’impression que son corps prenait feu. Sa vue se troublait mais il n’aurait jamais cru que ça tournerait si mal. Trop confiant, il avait joué les héros, une fois de plus !

*Je savais que j’en payerai le prix un jour mais à ce point là… c’est presque injuste…*

Il s’effondra dans une nappe d’obscurité qui le recueillit avec douceur.

*C’est drôle, je ne ressens plus rien…* son ironie passante, il savait de quoi il en retournait, mais il ne broncha pas.
Après la perte de la souffrance commise par ses blessures, ses sens restant sombrèrent à leur tour…




(Hors contexte : Continue ton idée avec ou sans moi, tu comprendras par après x)


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Anna
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MessagePosté le: Lun 10 Mai - 21:28 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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Sous l’ordre d’Anna, Cronose projeta sa haute stature contre la paroi. Mais nul n’était question pour lui d’assister sagement à ce que l’élémentaire s’apprêtait à faire, aussi engagea-t-il d’un air décidé le combat contre l’immonde créature. S’en suivis une lutte profitable au plan d’Anna, le guerrier s’appliquant à attirer l’attention de son adversaire, tandis que la jeune femme préparerait son affaire.
Ainsi se retrouvant face à la massive échine de la bête, fouilla-t-elle d’une main assurée dans l’une de ses bourses dissimulée dans son dos. Une poudre à la teinte grisâtre avait trouvé refuge dans le creux de sa paume.
Pendant ce temps, le combat perdurait et la jeune femme pouvait alors ouïr des claquements de la féroce mâchoire dans le vide, jusqu’à ce que le bruit lui indique que la cible avait été atteinte. Le temps semblait compté pour Cronose, l’élémentaire rassembla alors le semblant de force lui restant et s’approcha au plus près de la croupe de l’animal malgré sa répulsion pour l’odeur nauséabonde. De son membre chargé, une nuée grisâtre se rependit sur le boueux pelage de l’animal.
Son autre main  brandit enfin solidement la torche d’une allure menaçante, éclairant son visage a l’air grave. Puis d’un dernier souffle d’énergie évitant les pattes démesurées, l’élémentaire envoya l’arme primaire sur la croupe de cet adversaire.
Un faible brasier s’amorça, se propageant peu à peu sur l’excessive toison cendrée. Seulement, la demoiselle n’avait pas vu le funeste sort de Cronose.
En effet ce dernier s’étant chargé de la lourde mission de résister à l’animal, ils avaient été un temps séparé par l’imposante masse. Mais sa préoccupation première n’était autre que sa victime prise aux flammes, que la détentrice de la glace craignait tout autant qu’elle.
Le feu s’étendait maintenant sur le corps de la bête, contrastant avec l’atmosphère humide de l’antre. Ressentant enfin une vive douleur, l’animal secoua sa lourde masse dans l’étroite galerie, rugissant à pleine gorge à travers la caverne toute entière, ne manquant pas de briser les tympans d’Anna. Cette dernière s’avachit sur le coup, ses genoux entrechoquèrent le sol, elle se retint tout juste de heurter la paroi glacée de ses faibles bras. Son doux visage qui faisait face aux reliefs sillonné de fines strilles, se redressa illuminé par le véritable brasier, la belle semblait esquisser un sourire victorieux.
 
_Ce bougre n’avait pas menti… Une poudre accordant les capacités des maîtres des flammes disait-il…
 
Puis elle ria à gorge déployée, tentant de s’éloigner du feu qui, pour sa prédilection glaciale devenait trop imposant. La jeune élémentaire demeura assise contre l’humide paroi un temps qu’elle ne saurait définir. Mais la fraîcheur des lieux apportant à sa race quelques vertus curatives lui avait permis de recouvrer une partie de son énergie. Finalement, la fournaise devenue un squelette calciné terminait lentement sa combustion dégageant ainsi un fin espace où Anna se frayerait un passage sans difficulté.
Ses jambes la portèrent jusqu’aux restes de l’animal, quelques flammèches et braises éclairait les sombres galeries leurs donnant un aspect huileux.
Au loin par devant les restes carbonisé de ce que fut l’immense animal, gisait un corps à l’apparence humaine.
 
_ Cronose!
 
La belle se précipita aux côtés de la silhouette demeurant face contre terre, un faible gémissement parvint à ses oreilles l’alertant de l’état du blessé. Le retournant, elle lui saisit le visage de ses douces mains, il semblait à peine conscient. D’un geste maladroit, l’irréfléchie secoua sa tête ne manquant pas de lui faire à nouveau perdre ses repères.
 
_Cronose ? Vous m’entendez ? Répondez-moi je vous en supplies !
 
Sans réfléchir, la jeune femme serra son visage contre sa poitrine, tentant d’implorer une quelconque puissance, ce qu’elle savait pourtant pertinemment inutile. Son souffle diminuait peu à peu, elle ne discernait que faiblement l’oscillation de sa poitrine. Puis dans une prise de conscience l’espionne regarda ses blessures.
Les plaies n’étaient pas sans conséquence, l’animal dont les crocs acérés fumaient encore n’avait pas manqué de lui déchiqueter l’abdomen. Otant ses vêtements, elle examina ses meurtrissures avec attention, mais ce qu’elle vit la cloua sur place.
Des véritables perforations parcouraient son corps lacéré de toute part. Sa main effleura son poitrail musclé d’un geste lent non sans un regard de désir malgré le malheur de la situation. Sa respiration avait maintenant cessée, elle ne sentait plus son organe battre comme il avait pu le faire en d’autres circonstances. Ses yeux paraissaient vides de toute d’expression et sa bouche entrouverte semblait inanimée.
 
_On dirait que le centre d’Araze a eu raison de vous mon cher Cronose, une mort stupide que vous ne méritiez pas... Mais je vous doit une fière chandelle.
 
La jeune femme relâcha son étreinte, laissant sa tête reposer à même le sol humide de l’antre maudite. Ses doigts délicats fermèrent ses paupières d’un geste las, puis ses lèvres pulpeuses vinrent caresser son front, lui accordant un doux baiser en signe d’au revoir.
Enfin sans le moindre scrupule, l’espionne lui fit les poches emporta avec elle ses herbes médicinales ainsi qu’une bourse non pas dénué de quelques piécettes d’or.
« Vous m’avez été bien utile, reposez en paix l’ami » ajouta-elle simplement. Sa voix tressaillit sur ces mots, comme par regret de ce qui était arrivé, mais cela l'espionne ne l'acceptait pas.

Se redressant fièrement, La belle s’éloigna peu à peu de l’endroit du sinistre, et découpa avant son dépars quelques morceaux de viandes de la carcasse encore fumante.
Son corps voluptueux s’éloigna éclairé par la lueur des braises pour ne plus former qu’une simple silhouette se dessinant au creux des parois. Non sans perdre de temps la belle finit par déboucher à l’extérieur de la caverne.
Ses blessures handicapaient toujours mais la maligne demoiselle avait pris soin d’emporter le baume du feu guerrier. Enfin elle finit par trouver une place en hauteur de la caverne sans la moindre présence d’un ennemi ou d’une créature prête l’attaquer. Se munissant de quelques feuilles, l’élémentaire confectionna une agréable paillasse pour accommoder son repos.
Au lendemain elle irait au campement, ou du moins ce qu’il pourrait en rester au vu des démons sondant les alentours.
 
_Ce chemin va presque me paraître triste maintenant se languit-elle  tout en observant les étoiles de ses yeux clairvoyants. Néanmoins ma mission est accomplie
Sur cette brève réflexions, elle trouva un sommeil lourd lui accordant les forces dont elle aurait sûrement besoin.


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Cronose
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MessagePosté le: Lun 10 Mai - 23:07 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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Les deux démons scrutèrent la dépouille de leur congénère. Pourtant, Ils ne ressentaient nul compassion, seulement une curieuse envie d’affronter l’énergumène qui avait réussi à le vaincre. De sa bouche difforme, à moitié couverte de bubles, l’un pris la parole.

-Ce sont des mortels qui ont vaincus Dukhz.

-En effet, ils  n’y a qu’eux d’asser faible pour entretenir un feu. Ils peuvent mourir de froid, c’est assez drôle comme concept !

Ils ne purent s’empêcher de glousser de leur voix caverneuse. Les races tels que les humains n’étaient pour eux que des amuses-gueules, rien de plus.  Que Dukhz fut détruit par l’un d’entre eux relevait d’une absurdité déconcertante.

-Un humain tueur de démon !

Ilsrièrent de plus belle, méprisant ses déchèts qui ne vivaient même pas un siècle.

« -On plaisante ? Plus pour longtemps… »

Cette voix se répercutait dans tout le bosquet. L’un des démons, Ashdroze, tenta de discerner le fou furieux qui osait les importuner.

-Qui es-tu vermines, tu te caches ?!

Un sifflement passa derrière un démon tandis qu’une ombre filait devant lui. Ne comprenant guère le phénomène, Ashdroze songea à un confrère de plus haut grade, essayant de les soumettre. Il pourrait toujours courir… A deux ils conservaient très certainement l’avantage !

-Montre-toi ! Braya le démon.

Après une vibration vrillant l’air, les deux acolytes pivotèrent pour se retrouver face à face. Posté entre-eux, se maintenait un être étrange.  L’inconnu ayant  la taille d’un homme, Ashdroze ne put s’empêcher de le sous-estimer. Il parvenait à peine à son abdomen ! Mais il réajusta son jugement en contemplant davantage ce singulier personnage jusqu’alors immobile. Celui-ci était couvert d’une tunique noire et déchirée, presque en lambeau. Une capuche couvrait sa tête, le rendant aussi sombre que ténèbre.  Observant encore ce personnage, il remarqua fixé à son dos, une faux aux manche obscure ; d’un matériaux si noir, qu’il se confondait dans la nuit. Le tranchant supportant deux couches de métal, gardait en surface une matière étincelante sous l’astre nocturne. L’autre couche était complètement confondue dans les ombres. La dernière chose qu’il tenta d’apercevoir étant le visage de ce présomptueux mortel  osant les défiers. Celui-ci releva un peu la tête, comme devinant sa pensée et y concédant de plein gré. Le démon en resta subjugué, ce n’était pas un visage qui le scrutait mais le crâne d’un squelette horrifiant. Ses orbites aux coins allongés le rendait plus sinistre tandis que ses dents composaient un sourire malfaisant. L’instant suivant, le démon vit le temps d’une fraction, l’être dégainer son arme pour finalement tournoyer sur lui-même. Sa rotation accomplie, Azrhode sentait une douleur flamboyer au fond de ses entrailles. Lorsqu’il contempla son torse, il réalisa que ses jambes se dérobaient. Seulement après, le haut de son corps suivit dans une chute lente. Son congénère subissait le même sort au même moment, tout ça dans ce mouvement qu’avait effectué le détenteur d’une faucheuse.


-Malédiction… furent les derniers mots que put soupirer Ashdroze.
L’être avait disparu, comme une illusion, enportant avec lui leurs âmes…


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Anna
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MessagePosté le: Mer 12 Mai - 20:50 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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Les premières lueurs du jour baignaient à peine l’horizon que la jeune Anna écarquillait déjà ses paupières, percevant de ses yeux cristallins les sombres étendues demeurant devant elle.
Se redressant de sa couche d’une habituelle vivacité, la belle revint rapidement à ses souffrances de la veille. En effet, sa cicatrisation était loin d’être achevée, et en ces lieux sauvages et éloignés de toute civilisation ses chances de survie s’amincissaient peu à peu. Elle n’osait pas regarder ses plaies, ou ôter le solide bandage que Cronose lui avait soigneusement noué autour de la taille, non pas par fétichisme mais par répulsion pour ses blessures.
Cependant sa condition ne lui permettait pas de faire son habituelle duchesse, aussi la demoiselle prit sur elle et délia le solide nœud. Puis de sa délicate main elle déroula lentement les bandelettes, laissant entrevoir les profondes marques nichées sur ses hanches. L’élémentaire grommela quelques blasphèmes adressés au défunt démon à la vue de son corps meurtris. Puis, la jeune femme s’administra quelques soins d’après les instructions de Cronose, s’appliquant d’un geste maladroit le baume sur les profondes entailles semblables à une chair calcinée. Malgré son dégoût pour la chose, elle admit que le soulagement en valait la peine, et finit par renouveler son bandage à l’aide des objets subtilisé à son bienfaiteur.
 

_Et maintenant en route ma grande !
 

S’aidant d’un bâton, elle se releva sur ses membres affaiblis, cependant avec moins de difficultés que la veille. D’un regard perçant l’élémentaire scruta les alentours, tentant de repérer un indice sur la direction à prendre pour retourner au campement
Une infime fumée se dégageait à dix milles pieds de là, n’apercevant rien d’autre parmi l’épaisse toison du bois, la jeune femme se mis en route pour l’endroit.
Curieusement aucune rencontre désagréable ou de mauvaise augure ne croisa sa longue route, cela l’intriguait fortement.
 

*Un fléau aurait-il parcouru la région récemment ? Je dois rester sur mes gardes malgré ces maudites blessures*
 

Le nuage cendré s’épaississait à mesure que ses pas l’approchaient de son but. Peu à peu sa distinction concernant le phénomène se précisait, ainsi jugea-t-elle d’un œil averti qu’il valait mieux s’avancer furtivement, la fumée évoquant une forme peu commune tel une sorte de crâne flottant dans les airs.
L’espionne déboucha alors sur une petite clairière qui ne lui était pas si inconnue, elle y trouva fumant sur le sol la machiavélique créature que Cronose avait transpercé de part en part. Une réaction habituelle de leurs restes, leurs corps bouillonnant de lave constamment.
Mais une autre découvert l’intrigua, à quelques mètres de la gisaient deux de ses congénères, mais ces derniers présentaient une coupe différentes, plus nette, plus précise que celle de Cronose. La partie supérieure de leurs corps avait été nettement séparée du bas, un adversaire bien puissant devait avoir croisé leur chemin.
 

*Je n’avais jamais vu pareille chose, même dans cette région... Qui a bien pu faire cela ?*
 

L’élémentaire préféra ne pas s’attarder plus longuement sur les trois cadavres, leurs mort ne lui était même pas profitable puisque encore fumant leurs restes lui étaient fort néfastes, rendant une fouille impossible
De là elle se remémora le passage qu’ils avaient emprunté, une bride de réminiscences émergea de son esprit tel un vif afflux d’eau remontant à la source.
Ses yeux percevaient exactement le chemin à prendre, mais cette faculté la perturba, une bonne mémoire elle en était certes dotée, mais visualiser traits pour traits des éléments anodins avec une finesse inouïe, la belle ne s’en savait pas capable.
Ainsi ses pas la menèrent au campement de fortune monté par ses propres soins la veille. Les fières montures n’avaient par chance pas bougées d’un pouce, solidement nouée aux troncs de la clairière. Quant aux paquetages, ces derniers avaient été partiellement déchiquetés en lambeaux, probablement par des animaux nichant dans les environs.
La jeune femme retrouva par chance quelques vivres dissimulés sous ses affaires dont elle se nourrit avec avidité. Une fois repue elle chargea l’étalon de Cronose de tous le matériel possible et se mit en route pour son périple qui la mènerait vers Croix-de-braise.
 

Son périple la mena en premier dans une petite bourgade à mi chemin entre Cendres et Croix-de-braise dénommée Valken. L’élémentaire y séjourna le temps nécessaire pour se remettre de ses nombreuses blessures. Reprenant la route quelques jours plus tard pour Croix-de-braise, délestée d’un étalon, la belle garda précotionneusement les marchandises de son défunt compagnon, pensant pouvoir leur trouver une utilité certaine.
 

Arrivée en la cité de croix-de-braise un soir de plein lune, la belle se dirigea au plus tôt chez son seigneur lui faisant part de ses découvertes. Gravissant les marches du sinueux escalier quatre à quatre, elle le trouva comtenplant le ciel pour une fois dégagé de tous nuages.
 

_Tu réviens enfin, j’ai bien cru qu’un démon avait eu raison de ta peau. J’espère pour toi que les nouvelles sont bonnes, petite sotte ! lança-t-il sèchement
 

_Je changerai ce petit ton malicieux à votre place, si vous voulez réellement savoir de quoi il retourne mon cher Sirus.
 

_Parle ! lui ordonna-t-il. L’espionne suivit son ordre sans la moindre contrariété, ce qui n’était pas dans ses habitudes.
 

_Vos craintes se sont vérifiées, une fois à Cendres j’ai eu écho d’un complot à votre encontre, le conseil des neufs sait tout de vos misérables enrichissement sur leurs comptes. Un dénommé Cronose était chargé de vous assassiner, mais il est mort à l’heure qu’il est.
 

Un bref silence parsemée de l’agitation nocturne prolongea les propos d’Anna, le seigneur ne pris pas la peine de lui adresser un regard, néanmoins il ajouta une brêve parole : 

_Sortez d’ici, vous ne m’êtes plus d’aucune utilité maintenant. 

Puis il se retourna vivement, son visage arborant une teinte rouge vif semblait déformé par la rage. Sirus s’approcha de la jeune femme d’un pas déterminé et de son élan lui asséna une gifle qu’elle ne serait pas prête d’oublier.
Par dignité, elle tenta de rester stoïque mais le choc fut si violent que sa faible ossature voltiga sur le carrelage. Sa frêle main caressa sa joue qui arborait alors une épaisse marque, la douleur fut vive, et sans un mot la belle quitta les lieux, réalisant que ce à quoi elle avait aspiré pendant quelques années s’était finalement avéré inutile.
Mais la jeune femme ne ressentait aucune tristesse, ni toutautre sentiment similaire, seulement une impression de liberté, une renaissance lui laissant aspirer à une meilleure existence peut-être.
La jeune femme  se rendit à une auberge ou elle avait l’habitude de se rendre durant ses séjours dans la cité, lieu ou elle saurait rester un temps. Lui permettant ainsi de prévoir un autre dessein concernant Larsen geld auquel sa clémence ne lui serait pas accordé une seconde fois ou encore le conseil des neufs à qui elle pourrait livrer Sirus Norson par vengeance.
Mais son esprit se tournait plus vers Larsen, laissant le temps à son ancien seigneur de réaliser sa fatale erreur.



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Cronose
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MessagePosté le: Jeu 13 Mai - 13:08 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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 Croix-de-Braise l’attendait. Ses remparts sombres et froides étaient couvertes de meurtrières prête à massacrer les intrus. Cependant, il s’avança d’un pas tranquille. Ses accoutrements étaient si sombres que la nuit garantissait son camouflage.  Il passa les portes d’entrée sans qu’un garde ne s’en aperçoivent. Il déambula parmi les quartiers avant d’escalader le mur grossier d’une auberge. S’aidant des rebords de fenêtres, de battants en bois et de ronces, il accéda au toit aisément. Négligeant les fenêtres d’où filtrait les lumières, il opta pour un cadrant vide d’occupant. Il en ferait son repère pour cette nuit et si un client prenait cette chambre et bien il en ferait son casse-croûte !Il ne considéra pas un seul instant le lit miteux qui se présenta à lui. S’il prenait une chambre c’était pour éviter qu’on le dérange durant son sommeil, pas pour jouir du confort d’un lit.


Il patienta, espérant qu’un client choisirait cette chambre pour assurer son séjour sans risque. Un cliquetis retentit après qu’une clef fut logée dans la serrure. Il patientait d’un coté de la porte, près des charnières, il savait que de sorte, la victime ne le remarquerait pas en rentrant dans la pièce. Puis, la porte grinça avant de s’écarter pour se retrouver face à lui, l'empêchant de distinguer sa proie. En revanche, il tenait déjà sa faux, près à massacrer ce pauvre mortel.  Quand celui-ci referma la porte, il réalisa  qu’il s’agissait d’un homme corpulent ayant une jolie bourse fixée à la taille. Sans l’apercevoir, l’homme s’approcha du lit en grognant quand il réalisa la bassesse des lieux. Mais il n’aurait plus jamais l’occasion de s’en plaindre car le destin frappa d’un sifflement qui retentit brusquement. La pointe de l’arme pénétra la chair dorsal de l’homme, lui meurtrissant violemment la colonne vertébrale. Comme la pointe avait commencé par la nuque, la victime n’avait guère eu le temps de souffrir, il avait rejoins le monde des morts avant que le reste de son corps ne soit déchiré.
Enfin, le criminel quitta la pièce de la même façon qu’il était rentrer et gagna les portes d’un manoir rudement surveillé. Cette fois, ce fut pour lui un vrai défi et une partie de plaisir. Il assassinait l’un après l’autre, les gardes protégeant le propriétaire de cette riche demeure. Travaillant proprement, il n’alerta personne, ses victimes s’écroulaient l’une après l’autre dans un silence inquiétant. Quand il rentra dans l’enceinte de la bâtisse, il se faufila jusqu’à la chambre du maître incontesté des lieux. En effet, les portes à double-battant et leurs poignées en or massif certifiait de sa présence en ces lieux. Il entra sans un bruit mais l’occupant, nullement endormit pu enfin apercevoir l’agresseur qui tuait jusqu’à présent sans être mis à découvert.

Celui-ci portait un long manteau déchiqueté à capuche complètement immergé dans l’obscurité la plus ténébreuse. Son visage, s’il s’agissait bien de cela, occupait un crâne aux orbites allongés terminant en pointe. Ses cavités définissaient des traits malveillant. Sa bouche n’étant qu’une panoplie de dents formant un sourire de dément. 
Sirus ne bronchait pas, il ne quittait jamais sa robuste rapière imprégnée d’un puissant poison. Si l’ennemi approchait, il le saignerait comme un porc ! Il songeait que le nouveau venu était envoyé par les neufs pour assuré son massacre. Après tout, même si Anna lui avait communiqué la mort d’un certain Cronose, les neufs ne se limitaient jamais à une seule ressource prévoyant des plans B et parfois même C.  Quand l’assassin vint à lui à une vitesse fulgurante, Sirus para l’assaut en placardant sa rapière entre lui et la faux de son opposant.  La faux effectua une rotation qui déstabilisa la défense de Sirus, il fit sautiller la rapière tandis qu’elle trancha sans vergogne. Sirus esquiva d’un bond en arrière, il pouvait être désarmé, il ne baisserait pas les bras si vite ! Après tout, il était l’un des neufs ! Et aucun d’entre-eux fut vaincu depuis près de vingts années de service.


Il canalisa l'énergie et la rage grouillant en lui, puisant une force qu’il offrait à ses plus coriaces adversaires. Il ne pouvait pas perdre de temps avec cet intru, évitant dés lors la moindre attaque surprise. Projetant son index en direction de ce qui ressemblait à la mort en personne, Sirus, par l’intermédiaire de la bague nimbant son doigt, projeta un éclair sombre. Par le passé cette attaque avait foudroyée un régiment, calcinant les forces d’une armée pourtant équipée de harnois. Ce charlatan en fibre assassin gouterait à la pleine force de ce sortilège.


-Meurs, démon !

L’éclair vrilla avant d’atteindre sa cible. Seulement, la faux s’interposa dans la trajectoire de l’éclair et semblait aspirer le débordement de magie. La foudre se concentrait sur le tranchant avant que l’assassin soulève son arme.

-C’est… impossible ! explosa Sirus, complètement sidéré par la tournure des évènements.
La faux frappa tandis que l’éclair canalisé se fraya un passage à travers l’air pour finalement atteindre son lanceur. Sirus poussa un hurlement de douleur avant que son corps n’explose en cendre !

L’assassin ayant accomplit son œuvre, il prit le temps de fouiller les lieux avant de retourner à l’auberge, portant avec lui un sac remplit de biens particuliers. Dés le lendemain, il reprendrait la route pour atteindre  l’organisme des neufs. Peut-être accepteraient-ils qu’il occupe le poste de Sirus. Cette idée l’enchantait, il voulait acquérir de la puissance et de la notoriété car c’était bien l’un des rares continents où son nom ne faisait guère assez frémir.


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Anna
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MessagePosté le: Jeu 13 Mai - 19:40 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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Une sombre journée s’abattit sur la cité de Croix-de-braise présageant sans doute de rédoutable évènements à venir. La jeune Anna se retrouvait à réfléchir au comptoir de l’auberge, noyant ses pensées dans l’épaisse mousse débordant en partie de sa chope. La belle n’écoutait guère les conversations alentours, se concentrant plutôt sur une vengeance à laquelle elle n’avait que trop aspirée. Les réminicences fusaient dans son esprit et le jour où Larsen lui décocha une cicatrice de sa puissante épée lui laissait un souvenir des plus amer.
Son regard semblait se perdre dans le vide, mais elle fut vivement ramené à la réalité par la voix du tavernier qui n’avait pas omis ses nombreuses visites dans son enseigne.

_Et bien qu’avons-nous là ? À quoi songez-vous donc ma jolie ?

_Je… elle hésita un instant sur sa réponse mais une lumière éclaira son esprit. Auriez-vous entendu quelques nouvelles à propos de ce cher Larsen geld, l’ami ?

_Ma foi, la dernière foisque j’ai entendu ce nom remonte à une semaine ou deux. Mais pour en apprendre plus il vous faudra vous délester de quelques pièces. Répondit-il en lui présentant un sourire mesquin.

À contre cœur, sa main saisit dans l’une de ses bourses trois piècettes dont l’éclat se mirait dans les yeux avides de l’homme.  Il les glissa discrètement dans l’un de ses poches et fut maintenant plus enclin à répondre à la demande de la demoiselle.

_Vous avez le sens des affaires, voilà ce que je sais, des mouvements de ce vieux renard.  Il s’apprêtait à mettre les voiles pour quitter la ville, mais un évènement contraria ses plans et il repporta son départ. Mais par précaution le bougre changea de cachette, et vous avez de la chance ma petite j’ai récemment appris qu’il y avait du mouvement dans un vieilles bâtisse délabrée à la sortie de la ville, je pense ne pas me tromper en vous disant que vous l’y trouverez.

_Seulement des bâtisse délabré, les abords de la ville en regorge… comment saurais-je reconnaître la bonne ? demanda l’élémentaire d’un ton désabusé

Le tenancier ria à gorge déployée, abattant lourdement une verre de sa forte poigne sur le comptoir. Ses yeux semblèrent presque s’emplirent de quelques larmes tellement la plaisanterie était grande.

_Il est vrai que ce genres de demeures court les rues comme on dirait. M’estd’avis quesi vous en trouvez une gardée ce sera celle là….

Puis il retourna à ses affaires en servant quelques nouveaux clients, laissant la jeune femme finir  de se délecter de sa cruche. L’idée en tête, la belle envoya quelques piècettes tounoyer près de son brot et parti en coup de vent de l’enseigne. Elle enfourcha son étalon d’un air décidé et chevaucha jusqu’à la sortie de la ville. Ses yeux, toujours aussi vifs, scrutèrent les horizons à la recherche d’une bâtisse correspondant à la description du vieux tavernier. Après un temps elle dénicha au loin à un centaine de pas la demeure en question, cette dernière semblait gardé par deux silhouettes à l’allure humaines. L’élémentaire galopa avec aisance à travers les fourrés la séparant de son but. Contournant l’édifice à la quête d’un passage dénué de toute surveillance, elle erra un temps jusqu’à trouver par fortune un coin de mur auquel les patrouilles ne prétaient aucune attention. L’assassin guetta le moment idéal pour bondir et grimper telle une araignée les vieilles pierres composant le batiment. Une fenêtre attira son regard, cette dernière faisait un cible idéal pour un coup qu’elle asséna avec vivacité, le tout accompagné d’un tintement de verre brisé à son grand désarroi. Ce bruit ne passerai pas inaperçu, aussi se hatta-t-elle de pénétrer les lieux et de se camoufler dans la première pièce venue, où par chance aucune présence ne s'y trouvait.  Ses craintes se vérifièrent rapidement, des bruits de pas précipités accourèrent près de la fenêtre, une bride de conversation arriva à ses oreilles l’informant qu’elle aurait du soucis à se faire, les habitants soupçonnaient une présence indésirable.

_Je vais en informer Larsen à l’étage, garde l’endroit !

A ces mots elle émergea de sa cachette, deux homme de noir vétu se tenait en face de l’élémentaire. Il s’apprétait à faire un geste, ou même à sonner une alarme, mais la belle fut bien plus rapide en effleurant de ses agiles doigts son médaillon. Ils se retrouvèrent piégés dans une glace miroitante, scintillant à l’éclat de la lumière qui perçait à jour la fenêtre brisée. L’alerte n’avait pas été déclenchée mais dans peu de temps, les statues de glace serait découvertes.  L’espionne pris ses jambes à son coup et déboucha sur un escalier dont la surveillance était, elle, assurée par un autre individu. L’homme lui tournait négligemment le dos et n’avait pas entendu de bruit suspect. Pas à pas, la belle s’approcha de lui jusqu’à se retrouver au plus près,  sa main munie de sa dague trancha profondément sa gorge laissant échapper un flot de sang sur les marches de l'escalier. Elle profita du moment pour monter la structure délabrée et débouché sur un unique étage, dont le fin couloir menait à trois pièces sans aucun garde. Elle essaya les deux premières pièces mais n’y trouva que de simples trésors dans l’une et quelques couchettes éparpillés sur un parquet miteux dans l’autre. La dernière devait abriter son vieil ennemi. Se concentrant quelque peu sur sa tactique, ses mains empoignèrent ses dagues puis elle s’approcha de la pièce. La demoiselle ouvrit avec vigueur la porte et y trouva avec un immense plaisir Larsen ainsi qu’une de ses sentinelles en pleine conversation. Sans perdre la moindre seconde elle décocha l’une de ses dagues dans la poitrine de Larsen visant avec justesse, il s’écroula sur le coup mais n’avait pas renoncé pour autant à la vie. Le garde, quant à lui, se jeta sur Anna, ce dernier voulut lui planter son épée dans le thorax, geste qu’elle esquiva en partie, inscrivant sur son flanc une entaille profonde. Sa riposte ne tarda pas à venir, son autre dague vint alors se loger entre les deux yeux de son assaillant, transperçant avec force le crâne de sa victime. Elle retira son arme avec énergie laissant le visqueux liquide pourpre éclabousser sa longue cape, malgré sa large blessure, l’élémentaire ne s’arreta pas en si bon chemin et s’approcha de la silhouette gisant sur le sol de Larsen. Il gémissait quelque peu, se trémoussant de douleur.

_Comme on se retouve Larsen, c’est surprenant que tu gardes si mal l’endroit, je te croyais plus prudent que cela d’après la dernière fois. Cette profonde cicatrice que tu m’a laissée mérite malheureusement pour toi une vengeance.

Elle dégagea les bout de tissu masquant son ventre, laissant entrevoir à l’homme une profonde entaille qui ne cicatriserait probablement plus jamais.

_Je vois que mon petit cadeau ne t’as pas plus, mais sache que si tu me laisses la vie sauve j’ai de quoi t’intéresser.. kof kof, il cracha quelques gouttes de sang. Tu as bien de la chance que je n’ai rien pour t’affaiblir cette fois ci maudite élémentaire.

_Je sais bien que si tu as changé de planque ce n’est pas pour faire joli, tu n’as rien qui pourrait m’interesser… laisse moi à mon tour te faire un cadeau que tu n’est pas prêt d’oublier….

Un large sourire naquit sur ses lèvres et de ses deux mains elle lui enfonça profondément dans la poitrine sa précieuse dague. Un cri s’extirpa en guise de dernier souffle de l’homme, une fois ce dernier ayant cesser de bouger elle retira ses lames pour les remettre à leur place.

_Et dire que j’ai oser faiblir devant cette loque…

Sa vengeance accomplit, l’espionne fouilla les deux cadavres et parti aussi discrètement qu’elle était venue, malgré la plaie administrée par le garde. Chevauchant jusqu’ à l’auberge, la belle s’engouffra rapidement dans sa chambre et s’administra quelques soins. La journée s’acheva par un ciel gris tandis que ses pensées s’égaraient dans de sombres songes.


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Sujet du message: La couronne des neufs

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