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La couronne des neufs
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Anna
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MessagePosté le: Mar 20 Juil - 23:29 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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« _Bien dormie ? 
 
L’élémentaire se réveilla en sursaut. Elle se trouvait étendue sur un lit de fortune, dans un petite pièce à l’aspect miteux. Ses yeux s’étaient brusquement ouverts au son de cette voie rauque.
Près de la jeune femme était passivement assis un individu, dont le visage était masqué par un sombre capuchon. Ce dernier devait probablement diriger son regard vers l’extérieur, où l’on pouvait voir une pluie battante inonder les alentours.
 
_Je… votre ami m’a encore endormie je suppose, quel fils de..
 
Il la coupa nettement :
 
_Si j’étais vous je n’oserai pas évoquer le moindre blasphème à son encontre. Enfin ce n’est qu’un conseil, faites en à votre guise. Mais sachez bien que tous ce que vous dites, ou ce que vous faites nous le savons.
 
_Oh et bien je vous remercie de me donner des conseils. En particulier après avoir eu la joie d’apprécier votre hospitalité, les geôles sont forts agréables je trouve.
 
L’homme se tourna vers elle lentement, conservant son visage sous un épais voile d’ombre. Un ricanement résonna entre les quatre murs.
 
_N’essayez pas de manier l’ironie vil créature, il vous reste bien des choses à apprendre. Par ailleurs une mission vous attend, rendez-vous au premier étage, dans la sixième chambre.
 

Se relevant sur ses frêles jambes, elle vacilla quelques peu, déclenchant un nouveau ricanement de son interlocuteur. Elle ne pris pas la peine de lui répondre et sortie brusquement de la sombre pièce.
 
Une fois devant la porte, la belle ne prit pas la peine d’annoncer sa venue, et entra sans la moindre hésitation comme pour aller au devant des choses. Mais une surprise de taille l’attendait là. Ses yeux s’écarquillèrent comme jamais apparaissant comme deux petites lunes étincelantes sur son fins visage. Sa bouche s’entrouvrit pendant quelques secondes, elle était comme atterrée par ce que ses yeux lui renvoyaient. Devant elle se tenait une massive stature aux cheveux mi-longs, vêtue de sombre. Non loin de cet individu, une gigantesque épée semblait trôner fièrement dans un coin de la pièce.
L’homme était méconnaissable aux yeux de la jeune Anna, inévitablement elle reconnue le défunt Cronose, amis cette fois en vie.
Le retour à la réalité fut brutal pour l’élémentaire, mais quelques secondes lui suffirent à reprendre ses esprits :
 
_Serait-ce un de ces tours de passe-passe de cette maudite organisation, ou… c’est bien vous Cronose ?
 
Un pesant silence s’en suivit. L’homme dont le visage rappelait beaucoup de souvenirs à la jeune femme, ne daignait pas répondre à sa question préférant finir de fumer tranquillement. Elle s’installa dans une chaise non loin de lui. La belle épiait son visage de près, cherchant sa cicatrice, une barbe de plusieurs jours ou encore son regard, dissimulés par des cheveux broussailleux. Inconsciemment elle approcha même sa main de son visage, comme cherchant à reconnaître ce dernier par le sens du toucher. Mais il lui saisit vivement la main sans qu’elle ne puisse voir le coup venir.
 
_À votre place je ne réagirai pas de la sorte.
 
Ressentant une douleur à son poignet, l’élémentaire dégagea l’étreinte d’un coup sec. Elle vit alors quelques marques rouges apparaître peu à peu sur l’articulation
 
_Alors expliquer moi au lieu d’ignorer ma présence. Êtes-vous la personne que je pense ou non ? Et si telle est le cas, comment êtes vous arrivez ici ?
 
Malgré cela, l’individu ne déclina pas son identité et au lieu de cela lança un faible ricanement accompagné d’un sourire en coin. La belle, alors frustrée, fit mine de rien puis détourna son regard, alors agressif, vers l'extérieur, contemplant avec ardeur la pluie battante ravager le paysage au delà de cette fine paroi de verre.

_Quelle est ma mission? finit-elle par demander à l'homme qui n'avait pas bouger d'un pouce.


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MessagePosté le: Mar 20 Juil - 23:29 (2010)
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Cronose
Lycans

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Inscrit le: 17 Déc 2009
Messages: 68

MessagePosté le: Mer 21 Juil - 00:37 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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Alors que son regard gris se mêla au sien, que sa main désira explorer sa joue pour identifier l’individu, Cronose intercepta son mouvement.

-À votre place je ne réagirai pas de la sorte.

Il mit un peu plus de poigne qu’il ne le désirait réellement, lorsqu’il repoussa son poignet.

Alors expliquer moi au lieu d’ignorer ma présence. Êtes-vous la personne que je pense ou non ? Et si telle est le cas, comment êtes vous arrivez ici ?

De nature discrète et mystérieuse, Cronose préféra conserver le silence. Il ne pouvait faire confiance à la jeune femme, surtout depuis qu’on avait sondé son esprit.

Quelle est ma mission? Requiert-elle finalement.

Cronose expulsa une nouvelle nappe de fumée rougeoyante, son regard vitreux croisa les yeux bleus de la jeune femme, ramenant à la surface, des souvenirs amicaux. Il les chassa pour prendre un peu de sérieux.

-Depuis quand suis-je celui qui donne les ordres ? N’oublie pas que je suis un mercenaire, tout comme toi et qu’en vue de ce qu’on a partagé comme mésaventure, tu peux me tutoyer.


Il remplit à nouveau sa pipe d’une substance rubis, ensuite il alluma le tabac à l’aide d’un bâtonnet imprégné de soufre.

-Je ne peux te parler en toute liberté, je ne sais même pas si Abraham guette ton esprit depuis qu’il a sondé tes pensées. Je me montre méfiant envers le Conseil, quant bien même sont ils mes employeurs, ils sont malavisés.

Il tira sur sa pipe, recrachant un rond de fumée translucide.

-En revanche, c’est bien moi, Cronose.


Il quitta son siège pour scruter la demoiselle de son mètre quatre-vingt. Il porta une main à sa joue, caressant sa peau tiède et douce.


-J’avais oublié à quel point tu es magnifique. Notre dernier combat m’a fait perdre toute notion du temps. A l’agonie, ma régénération s’est avérée lente et éprouvante. Aujourd’hui, je suis complètement rétablit.

Il posa ses mains sur ses épaules.

-Pour l’instant nous avons quartier libre, profite de la suite qui t’attend. C’est la chambre voisine à la mienne, elle est un peu plus petite mais tout aussi confortable. Nous serons en mission d’ici quelques jours et apparemment le butin sera des plus alléchants. Je te communiquerai les informations qu’on me confiera à l’avenir. En attendant, j’ai pensé judicieux de fêter nos retrouvailles.


Il lui présenta une table remplie de mets délicats et de breuvages exquis.

-Pour tout t’avouer,
fit-il en lui soulevant une chaise par galanterie, maintenant que j’ai confirmation que tu n’es pas surveillée, je ne me rappel de rien depuis cette confrontation dans la caverne. A vrai dire, je me suis réveillé ici même. Par conséquent, je porte quelques soupçons sur l’organisation mais je ne saurais l’affirmer. Selon moi, ils nous exploitent en nous alléchant avec quelques richesses mais leur projet est bien plus machiavélique qu’une simple prise de pouvoir. Je ne peux t’en parler plus en ce lieu et j’espère que tu comprendras.

Il lui présenta la nourriture d’un geste de la main.

-Reprend des forces, tu risques d’en avoir besoin. Je sens que la prochaine mission ne sera pas de tout repos.

Cronose s’empara d’une coupe de vin, il s’hydrata d’une lampée savoureuse avant d’observer sa compagne de route.

-Si je t’ai fais venir c’est aussi pour t’informer que nous sommes à présent des compagnons d’armes. Le Conseil fais de nous un duo pour les missions à venir. Je ne sais pas ce qu’ils ont derrière la tête mais ça me convient parfaitement. Tu es la seule en qui je peux faire confiance car tu n’appartiens pas à ce lieu, d’origine…


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Anna
Privé

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Messages: 34

MessagePosté le: Jeu 22 Juil - 04:52 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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la jeune femme écoutait avec attention le récit de Cronose, ses paroles découlaient à ses oreilles avec une fluidité déconcertante. La belle paraissait bercée par la douce illusion du retour de l'être disparu. Le coin de sa bouche esquissait un léger sourire, laissant apparaître deux pommettes rondes.

"...Tu es la seule en qui je peux faire confiance car tu n’appartiens pas à ce lieu, d’origine…

À ces mots, un trouble intense s'insinua dans son esprit et l'élémentaire prit quelques minutes pour assimiler le tout. Ses yeux erraient dans le vide, tandis qu'elle avalait mécaniquement quelques denrées. Ainsi elle finit par troubler le calme de la pièce en marmonnant des paroles inaudibles.

_... mort.. il était mort... prononça-t-elle à voix basse d'un air de folie. Vous... Vous étiez mort Cronose! Comment cela est-il possible!? finit-elle par crier en toute rage. Sa fureur l'emportant elle avait mis à mal la table ou trônaient fièrement les nombreuses victuailles. Mais son interlocuteur ne parut pas surpris de sa réaction. Dans sa tourmente elle se mis à faire les cent pas naviguant de sa chaise au sommier et inversement.

_Tu vois bien que je suis en chair et en os, et qu'importe si j'ai pu paraître mort, je suis du genre tenace.

_Et bien votre ténacité me semble plus que surprenante. La belle se retourna vivement vers lui. Je me rappelle parfaitement vous avoir laissez mort, votre cadavre gisait mollement sur le sol de cette sinistre caverne. Donnez moi au moins la preuve que c'est bien vous! Lança-t-elle en le scrutant de ses yeux clairvoyants.

Malgré son emportement, on pouvait lire sur son visage un air de détresse, comme si son retour était maintenant son unique espoir de survivre dans l'organisation.
Il s'approcha d'elle lentement puis la saisit par les épaules.

_Dès notre rencontre j'ai dû te porter secours, et ceci à maintes reprises. Il esquissa un sourire à cette pensée, mais reprit rapidement son sérieux. De sa haute stature Cronose la regardait droit dans les yeux, cherchant à la convaincre.

_Et bien je dois admettre que... que c'est bien toi alors. Ce.. ce maudit regard de chien battu, je le reconnaitrait entre mille. La jeune femme détourna ses yeux, puis se dégagea de ses puissantes mains.
Ces fourbes auraient donc récupéré ton corps après ton combat dans la caverne... et fais de nous des compagnons d'armes... intéressant. Mais ce n'est pas le mieux dans tout cela... je me doutais bien que cette organisation était louche, et la méfiance sera un allié non négligeable pour la suite des évènements, je le crains. En les espionnant à de nombreuses reprises je m'étais déjà fait une idée sur eux, mais là mes craintes son vérifiées, ils préparent quelque chose comme tu les supposes. Seulement ils sont bien plus puissants qu'une armée de milliers d'hommes à eux neuf.

Elle s'affala finalement sur la chaise qu'il lui avait désigné plus tôt.

_Mais comme tu l'as si bien dis, mieux vaut évoquer cette affaire dans un lieu plus approprié, nous ne sommes pas seuls dans ce manoir.

L'élémentaire posa négligemment ses pieds sur la table renversée.

_Alors qu'elle est notre mission, mon cher balafré? ironisa-t-elle.

_L'organisation nous a chargé d'aller assassiner un chef barbare, un dénommé Vorer. La difficulté consiste déjà à traverser son clan, car pour ma part je n'agis pas dans la discrétion. Ensuite il faudra simplement l'exécuter, mais c'est un adversaire de taille d'après ce qu'on m'a dis.

_Et je suppose que la récompense est alléchante comme tu l'as dis, mais aussi que cette mission pourrait bien cacher autre chose. Quoiqu'il en soit je vais profiter de cette soirée pour me reposer et reprendre des forces, et par la même occasion te dire que t'es vraiment une raclure. Réapparaître ainsi.... je te croyais parti pour le royaume des morts! Mais il est bon en ces temps sombres de croiser une figure familière. Peu importe d'où tu reviens.

Elle se servit une bonne lampé d'hydromel. L'alcool lui délia peu à peu la langue. D'un vif mouvement la jeune femme se dressa sur ses jambes, et perdit le sens de l'équilibre. Gesticulant une chope à la main, elle s'adressa à Cronose dans un langage peu claire.

_Tu sais... je ne sais pas si je peux réellement te faire confiance... l'ami Cronose. Mais je crois bien que je n'ai pas le choix...
Et elle déversa à nouveau le précieux liquide dans sa bouche. Au moins t'es pas aussi repoussant que ces gueux de Cendres ou de Croix-de-Braise ou encore que cet ignoble membre du conseil avec une énorme pustule sur la joue. Beurk!

Puis elle enchaîna les chopes et finis par sombrer dans un état second. À demi consciente, ses sens la perdait. Elle ne se préoccupait pas de son interlocuteur et semblait plus parler seule dans le vide.

_Bon c'est vrai que ta cicatrice et ton sens de la propreté gâche le tableau, mais je te rassure pour le premier c'est pas de ta faute, enfin à moins que tu sois assez stupide pour t'entailler toi-même le crâne ce qui ne m'étonnerait pas en fin de compte. Sur ce, je crois que je vais aller me coucher.... Je... je me sens plus tout à fais moi-même. À demain le balafré!

La jeune femme, totalement ivre, quitta la pièce toute chancelante. Ses jambes n'eurent pas à la mener bien loin. Mais une fois le cliquetis de la porte voisine déclenché, un bruit sourd assez fort fit échos dans la chambre de Cronose.


Dernière édition par Anna le Ven 30 Juil - 00:04 (2010); édité 1 fois
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Cronose
Lycans

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Inscrit le: 17 Déc 2009
Messages: 68

MessagePosté le: Mer 28 Juil - 15:34 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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Perdu dans ses songes, Cronose remémora la discussion qu'il venait de partager avec l'élémentaire. Ses yeux azurs demeuraient gravé dans les tréfonds de son esprit. Mais une réflexion pris le dessus sur le souvenir de cette agréable soirée. Sa conscience s'était éparpillé lors de son dernier affrontement qui l'avait laissé dans un état d'agonie. Il tenta de rassembler les morceaux mais un flou obscure persistait, l'abandonnant dans l'incompréhension. Les neufs l'avaient-ils réellement ramenés de cette caverne ? Il ne pouvait l'affirmer et plus encore, il en doutait fortement.
S'adossant contre son siège, l'intuition lui dictait qu'un élément clochait dans le tableau mais il ne put mettre le grappin dessus. Ses questionnements resteraient sans réponse, ce pourquoi il cessa d'y réfléchir. La fatigue le submergeait et ce n'était pas plus mal car d'ici quelques jours, l'organisation localiserait l'emplacement des troupes de Vorer, un peu de repos ne pouvait donc lui faire de tort.


***
D'ici quelques heures, il atteindrait la caverne où se profilait son avenir. Bientôt, il serait plus puissant encore et une fois qu'il aurait triomphé de sa prison charnelle, il pourrait exécuter les désirs qui le rongeait depuis tant d'années. Le plaisir le fit frissonner, tant de souffrances se rependraient sous son sillage... l'existence payerait pour l'avoir asservit d'un tel fléau !
Depuis son entretien avec le télépathe, quelque-chose avait changé en lui, son corps dépourvu de matière pouvait à présent traverser tous corps matériel. De sorte, ses déplacements hâtifs s'avéraient plus fructueux. Les conifères ne l'obligeaient plus à les détourner, il pouvait traverser en ligne droite pour atteindre son redoutable objectif. Dés qu'il aurait récupéré un corps matériel, cette forme éthérée n'aurait plus aucune importance, car seul la douleur des autres raffermissait sa raison d'être.


***


Dés son réveil, Cronose s'empara d'accoutrements de hautes prestances. Ne plus porter son artillerie lourde le soulagea d'un poids qui ne représentait plus qu'une vile habitude. Déjeunant de quelques pains chauds au beurre méticuleusement sortit du four, il savoura pleinement ce repas qui marquait le début de sa grasse matinée. Quel plaisir c'était de jouir d'instant si simple quand on avait la malheureuse habitude de risquer sa vie au quotidien. Appelant une domestique dans le couloir, il songea qu'un bain ne serait guère de trop. La bonne femme lui rapporta quelques sceaux d'eau chaude, parfumée à la lavande. Profitant de son bain, il put entendre du bruit à la chambre voisine. Anna aurait-elle dormit sur le sol ? A cette idée, il gloussa joyeusement. Enfin, il quitta sa source pour s'essuyer et enfila une nouvelle tenue beaucoup plus sobre que la première. (Ayant quand même la finesse d'enfiler une couture taillée sur mesure). Un pantalon en cuir noir, des chaussons du même ton ainsi qu'une chemise opaline aux bras bouffant.
Quand il eut terminé de s'apprêter, il quitta sa chambre en ne manquant guère d'embarquer sa pipe, son tabac et bien entendu, un poignard de défense.
Il frappa par trois coups à la porte voisine. Lorsque Anna vint ouvrir, il respira une odeur d'alcool qui contrastait largement avec le parfum Lilas qui maculait sa subtil tenue.

-Je constate que le vin te fait défaut. Fit-il en guise de salut. « Si ça t'intéresses, je compte profiter de cette journée pour faire un tour en ville. On y trouve une taverne sympathique où il est plaisant de parier. En l'occurrence, je pense t'avoir cerné en t'invitant en ce lieu. Il est vrai que tu as un certain goût pour l'or et plus encore en songeant que tu as pris un malin plaisir à me détrousser...

Jugeant sa proposition, un bref silence s'instaura. Ensuite, elle esquissa un sourire avant de lui répondre.

-Ce serait mentir que te contredire, alors je me ferai un plaisir de t'accompagner.

Le visage rayonnant du mercenaire témoigna son approbation.
-Dans ce cas, je t'attendrai dans le salon se situant dans l'aile nord du manoir, le temps que tu... t'apprêtes. Conclut-il en distinguant les cheveux singulièrement bleus et ébouriffés de la jeune femme.

Une fois en bas, il patienta comme convenu dans le salon où un siège confortable l'attendait. La doublure en fourrure accueillit son dos merveilleusement. Si bien, qu'il fuma une nouvelle fois de son herbe au diable. Lorsque son esprit vacilla, il se laissa emporter dans cette altération de son esprit jusqu'au moment où la jeune femme vint le rejoindre.

-Étrange tabac que tu fumes-là, tu ne voudrais pas le partager avec moi ?

Cronose parut surpris, mais il accueillit cette idée avec plaisir.

-Je t'en prie, installes-toi » proposa-t-il en présentant la place de libre se situant juste à sa droite.

Quand elle prit place, il tira une bouffarde avant de lui tendre la pipe. Lorsque la jeune femme respira la fumée, elle toussota en ayant les yeux en larme.

-Jamais personne n'est habitué à tirer sur ce genre de consommation ! Gloussait Cronose alors qu'Anna s'enfonçait dans un état second et euphorique.

Ils passèrent un peu de temps en ce lieu de repos, ne pouvant s'empêcher de rire suite au effet de la drogue. Enfin, après quelques verres dans le nez, il prirent la direction de la sortie pour rejoindre la taverne propice aux paris.
Une fois sur place, l'élémentaire remarqua la disposition plaisante des lieux. L'étage se représentait par une mezzanine délimitée par une balustrade en Cèdre. Le comptoir se situant au rez-de-chaussée, Cronose pris commande de quelques liqueurs ainsi que d'un fût d'hydromel, prêt à écouler le restant de la journée dans cette taverne attrayante. De plus, des ménestrels jouaient de quelques instruments pour parfaire le tout. S'installant à l'étage, des servants montèrent les consommations des deux voyageurs. Ayant pris place, plusieurs clients s'installèrent à leur table pour miser sur des jeux de dés, de cartes et autres divertissements. Pour Cronose ce fut concluant d'un bénéfice de quelques pièces, pour Anna se fut l'occasion d'arnaquer plusieurs amateurs.

-Je ne sais pas ce que tu en penses mais je vais un peu arrêter de miser, ma dernière partie s'est basé sur une défaite, je ne tiens pas à risquer mon triomphe davantage !

Il étancha sa soif d'une lampée d'eau-de-vie tandis que ses joues s'empourprèrent.

-Et puis.. Je commence à être un peu saoul, ça ne va pas jouer en ma faveur.

Sans y prêter attention, sa main s'était glissé près des reins de la jeune femme. Le temps de réaliser ce contact intime qu'il remit ses deux bras sur la table.

-Tu m'excuseras pour ça.... D'ailleurs, ça fait longtemps que... mon bras traînait par-là ?

Son corps eut un soubresaut dut à l'alcool ingurgité. Il calma sa température en s'éclaboussant d'un bac d'eau.

-Bon Dieu de merde, C'est froid ! Mais en tout cas, ça remet les idées en places !

Il s'épongea à l'aide de la nappe, n'ayant guère l'envie de sécher à l'extérieur. Ensuite, ils s'esclaffèrent.
Plusieurs heures s'étaient écoulés depuis qu'ils étaient rentrés dans l'établissement et le calme s'immisçait peu à peu...
Par hasard, son regard croisa celui d'Anna, un long silence s'établit pendant qu'il la dévorait des yeux.

-Au fait... tu m'excuseras aussi pour ça... » suite à ces mots, il porta une main à la nuque de la belle avant de goûter au parfum de ses lèvres. Cette pulsion soudaine les renversa de leurs chaise. Se retrouvant au sol, il scruta ses yeux saphir avant de l'embrasser à nouveau ...


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Anna
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MessagePosté le: Ven 30 Juil - 00:03 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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Une fois arrivée dans la dite taverne, Anna ne put s'empêcher d'esquisser un sourire de convoitise. Devant la belle étaient disséminées maintes petites tablées ou se déroulaient des jeux et autre affaires monnayant de l'or.

_Intéressant tout cela...

Ses yeux affutés de sournoiseries lui permirent de repérer un petit groupe qui lui semblait assez bas d'esprit pour tomber dans ses charmantes entourloupes. Tandis que Cronose se chargea de fournir bières et hydromels, la perfide jeune femme se dirigea droit sur la tablé. Elle ne s'occupa guère de l'agitation qui régnait aux alentours, malgré l'endroit paraissait fort distrayant de part la présence de barde et aux musiciens.
Ses vieilles habitudes surgirent tout à coup comme d'un sombre passé, prenant le contrôle de son corps, agissant par réflexes tel un éclair surgit du ciel. Les heures s'écoulaient pendant que la joueuse amassait l'or par centaines. Une étincelle jaillissait même de temps à autre de ses pupilles alors écarquillées, à l'affut du moindre mouvement de la part de ses nombreux adversaires.
Le jeu, Anna aimait ça. Un attrait inéluctable, plus qu'une simple distraction pour elle, contrairement à tous ces gueux qui l'entouraient, un de ses principaux vices il demeurait. Elle y a longtemps cédé durant des années, perfectionnant ainsi toutes sortes de techniques et autres tromperies. Seulement peu à peu l'intrépide élémentaire s'en éloigna pour n'aspirer toujours qu'à une plus grande richesse, une opulence bien plus grande que celle des simples monarques peuplant les régions avoisinantes.

Elle fut quelques peu sortie de sa transe par son compagnon d'armes qui avait certes amassé quelques gains mais en moindre quantité que la jeune femme.

-Je ne sais pas ce que tu en penses mais je vais un peu arrêter de miser, ma dernière partie s'est basé sur une défaite, je ne tiens pas à risquer mon triomphe davantage !

*Tu appelles ça un triomphe Cronose?*

Cependant cela ne suffit pas à la jeune femme pour sortir de son irrésistible divertissement. C'est ainsi qu'elle rejeta à nouveau ses précieuses piécettes d'or, ricochant entre elles sur le bois délabré de la table ou elle siégeait en maître.
Alors qu'une nouvelle victoire s'approchait à grand pas, sa main se glissa sur la poignée de sa pinte . La belle assouvit sa soif en se délectant d'une cruche d'hydromel, sa boisson de prédilection.
Cette soirée était sienne, l'atmosphère étouffante, les chants, le doux parfum de bière flottant l'air , et même la nauséabonde odeur de sueur complétaient le tableau à merveille.
Les pintes s'amoncelaient tandis que la table attirait toujours un peu plus de nigaud à moitié ivre. Cronose, lui se tenait près d'elle. l'homme observait négligemment le jeu de l'élémentaire, son regard semblait plus être attiré par les courbes et la beauté de la joueuse. Il se rapprochait sans cesse d'elle jusqu'à ce que la belle sente une main se frayer un chemin le long de sa taille.
Piqué au vif elle se retourna brusquement vers la vermine qui s'était permis ce geste. Le coupable n'étant autre que son partenaire, elle lui adressa un simple regard noir, mais dont la signification était claire. Ce dernier remis aussitôt ses mains sur la table et balbutia une quelconque excuse qu'elle ne prit pas la peine d'ouïr.

_Et bien... on a les mains baladeuses, l'alcool ne te va pas non plus on dirait, marmonna-t-elle entre deux gorgées. Mais recommence ça et je t'étripe sombre idiot.

La menace avait beau être clair, cela perdait de sa prestance en considération du lieu et de l'état de la jeune femme, qui faisait presque peine à voir. Il ne sembla guère intimidé et se détourna quelque peu de la demoiselle.

La soirée continua sur son bon train, mais les mises de la jeune femme n'étaient plus. Sa récente opulence lui apporta ainsi une grande méfiance et l'idée qu'on puisse la détrousser par manque de vigilance la ramena à la réalité malgré le nombre de cruche de bière qu'elle avait pu ingurgiter ce soir là. Ses délicates mains glissèrent ainsi l'argent amassé dans ses bourses solidement nouées à sa ceinture. Lorsque ses yeux se relevèrent elle remarqua avec consternation que Cronose s'était aspergé le visage tel une bête sauvage.

Ce qui lui déclencha un stupide éclat de rire, surement du à l'alcool qui lui était monté à la tête.

_C'est pas comme ça qu'on boit, le balafré! Faut tout leur apprendre.. balbutia-t-elle à moitié ivre.

-Bon Dieu de merde, C'est froid ! Mais en tout cas, ça remet les idées en places !

Elle rit de nouveau aux éclats, se détournant de la figure émoustillé de son ami. Lorsqu'elle finit par croiser son regard, il lui parut alors encore plus intense qu'à son habitude. Le temps parut alors s'arrêter pendant ces quelques seconde de contemplation comme si le néant seul avait lieu d'être autour de leurs corps, si proches. L'agitation était quiétude, les pochards étaient envolés. Il finit par briser ce silence par un doux baiser qu'il déposa avec moins de poésie sur ses lèvres pulpeuses. Elle ne lutta point sur le moment comme emporter par cet pulsion à l'état pur.
Se retrouvant sur le sol dans cet auberge, il continua sur sa première idée et, la saisissant par les hanches la rapprocha de lui pour l'embrasser de nouveau de ses douces lèvres. Se laissant emporter par le colosse, la demoiselle ne tenta nullement d'échapper à cette irrésistible emprise que le bellâtre avait sur elle.
L'esprit d'Anna, quelque peu tourmenté par l'alcool ne lui permis pas de réagir immédiatement comme elle l'aurait souhaitée. Ces yeux, qui demeuraient clos jusque là s'ouvrèrent en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, et tandis qu'elle prenait conscience de la désastreuse situation. Ses mains saisirent lentement l'une de ses dagues pendant que sa tendre bouche cèdait à Cronose un baiser passionné.

L'arme se plaça avec finesse sous la carotide de son acolyte, pour entailler ce dernier d'une fine blessure à la gorge. L'individu décolla immédiatement ses lèvres de celle d'Anna, puis ses puissantes mains éloignèrent le corps de la jeune femme du sien. Il la contempla de nouveau. Ses yeux aussi pâle que l'eau miroitante le scrutèrent d'un regard sans égal, ou la crainte et la rancœur se mêlaient maladroitement.
Son couteau siégeait toujours le long de l'entaille, elle y porte un coup d'oeil bref et remarqua que ce dernier ne portait aucune trace là ou quelques gouttes de sang subsistait encore. Ses puissantes mains resserrèrent sa poigne sur les frêles membres de l'élémentaire, lui coupa quelque peu la circulation.
Leurs regards se croisèrent à nouveau mais celui de la belle paraissait maintenant dévisager le sien, elle brisa alors ce lourd silence

_Relâchez moi sur le champ si vous ne voulez pas subir mon courroux. Vous... vous ne pouvez être lui... votre peau vient de cicatriser...Qui que vous soyez, relâchez moi ou je hurle dans cette immense assemblée.

Son étreinte s'estompa peu à peu, laissant à la jeune femme l'usage de ses membres. Ses yeux trahissaient maintenant une crainte, mais son état second lui fit douté de ce qu'elle venait de voir. Son corps resta étendu là pendant une trentaine de seconde avant que la réalité du lieu la ramène de ses pensées. Les chants alors éteins revinrent à ses oreilles, le parfum de bière délecta à nouveau son odorat mais la conscience d'être allongé auprès de Cronose la frappa bien plus que tout autre élément environnant. Sans la moindre hésitation, elle bondit sur ses jambes, et vacillant de sa fine silhouette elle s'appuya sur la table la plus proche, qui se trouvait être celle qu'elle avait détroussé il y a peu. Manquant d'adresse cette fois, la jeune femme encore tremblante chancela sur la lourde planche de bois. Par mégarde elle mis en ruine l'affaire en cours, provoquant alors la fureur des joueurs avoisinants.

Un homme, qui semblait également avoir englouti de nombreuses chope, se dressa d'un coup. Il était vêtu de simples braies retroussées dans de vieilles bottes trouées. Sa chemise autrefois blanche arborait maintenant une couleur brunes. Son visage quand à lui était recouverts de suif formant ainsi un masque opaque qui laissait parfois entrevoir l'écarlate teinte que lui avait donné la boisson.

_Et bien on ne sait plus où on en est visiblement stupide femme! Tu viens de me faire perdre mon or, fille de joie! Je vais t'apprendre à respecter les règles du coin...

Il la regarda alors avec avidité, jugeant d'un regard pervers la marchandise à demi consciente qui se tenait à quelques mètres de lui. Ses adversaires en firent de même, et se levèrent également, révélant ainsi leurs repoussantes apparences.

Anna se retrouva cernées par six hommes prêt à faire de la jeune femme le fruit de leurs désirs inassouvies. Son état ne l'aidait pas à réaliser la situation, elle essaya de se frayer un chemin parmi les brutes épaisses, mais ils la repoussèrent au centre de leur cercle.

_Ne pense pas t'échapper comme ça ma mignonne, tu as ruiné notre tablée, il faudra bien payer!
Lança l'un d'entre eux avec un immense sourire dont le vice émanait à des lieues de là.


_Laissez moi partir bande de gueux, balbutia-t-elle maladroitement.

_Oh ça je ne crois pas ma jolie, tu vas plutôt gentillement nous accompagner dans un coin tranquille de cette taverne.

_Vous allez le regretter...

Ils éclatèrent tous de rire, dans une véritable symbiose. L'élémentaire profita de l'instant pour se remettre les idées en place et discrètement glisser sa main auprès d'une de ses nombreuses bourses, saisissant de ses doigts fins une poudre légère. Une épaisse fumée grisâtre jaillit de sa main attirant l'attention des vils brigand qui l'entouraient. En une fraction de seconde trois des énergumènes tombèrent lourdement sur le sol, laissant ainsi les autres pantois. Seulement l'usage de sa magie avait attiré l'œil d'autres curieux, Anna se trouvait alors dans une situation délicate, il lui fallait agir vite. Ses poings se fermèrent et elle abattit sa main droite sur le premier venue, qui déstabilisé recula de quelques pas pour finir sa dégringolade sur une autre tablé, des coups s'échangèrent de part et d'autre déclenchant ainsi une véritable foire dans la taverne.
Regardant d'un œil distant ce que ses poings avaient engendré, son regard se ravisa à la recherche de Cronose, mais l'endroit ou elle le vit pour la dernière fois était désert.
Malheureusement pour la douce, les deux derniers hommes qui l'avaient encerclés n'allaient pas en rester là pour la nuit. Ils profitèrent de son inattention pour la saisir et l'emporter au loin à travers la foule. La belle qui n'avait guère de force en réserve se débattit comme elle le put, gigotant dans tous les sens, remuant ciel et terre pour obtenir de l'aide. Mais nul ne prétait l'oreille pour écouter les suppliques d'une jeune femme. La pensée de Cronose lui traversa alors l'esprit, elle scanda son nom à travers le vacarme:

_Cronose! Cronose!

Pas le moindre signe de vie de son acolyte ne parvint à ses sens. Tandis qu'on l'emportait vers l'extérieur, ses membres continuèrent à se tortiller et elle réussit à sortir un de ses pied de l'étreinte du porc qui lui maintenait les jambes. Un coup bien placé et le fourbe lâcha totalement prise pour finir sa chute quelques mètres plus loin.

*Un de moins, ces autres poivrots se chargeront de lui*

Toujours retenu par son premier ravisseur dans l'agitation générale, elle tenta vainement de se dégager de son étreinte mais son emprise sur ses bras la terrassa et un coup bien placé l'assomma pour un bon bout de temps. L'individu, dont le visage lui était inconnu se chargea de con frêle corps sur ses solides épaules, et profita de l'agitation pour s'éclipser avec finesse de la taverne sous l'éclat des fenêtres brisées et de la lune opaline.



Dernière édition par Anna le Sam 31 Juil - 12:28 (2010); édité 1 fois
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Cronose
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MessagePosté le: Sam 31 Juil - 02:54 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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Elle venait d’assister à la seule particularité de Cronose, la seule en mesure de trahir son aspect humanoïde. Ses idées se bousculaient, laissant  s’établir un lourd silence. Quelle explication allait-il lui fournir ? Par instinct, il empoigna la jeune femme pour l’empêcher de partir sans qu’elle ne sache la vérité. Mais, En réalité…  il préférait opter pour un parfait baratin, il se devait au moins d’arranger ce trouble. Alors qu’il comptait lui fournir une raison concernant cette singulière régénération, elle le prit de court en le menaçant.

Relâchez-moi sur le champ si vous ne voulez pas subir mon courroux. Vous... vous ne pouvez être lui... votre peau vient de cicatriser...Qui que vous soyez, relâchez moi ou je hurle dans cette immense assemblée.

Sa prise n’exerça plus la moindre pression, déstabilisé, il ne trouvait plus rien à dire. Il devait s’expliquer mais l’endroit était loin d’être idéale pour corriger ce malentendu.  Il voulut l’emmener à l’extérieur pour ne plus demeurer dans ce malaise mais la jeune femme vacilla avant de s’écrouler sur une table de jeu. Les joueurs loin d’être ravis la prirent pour cible. Mais Cronose ne put intervenir car une bagarre générale s’enclencha. Tandis qu’un homme de grosse corpulence vint percuter Cronose, un autre comptait lui éclater une cruche sur le crâne. Cronose  propulsa un pied dans la panse au premier alors que son bras para l’attaque du second. Sa botte s’était enfoncée profondément dans le lard de son adversaire, le clouant directement au parquet.  Quant à l’autre, il regrettait déjà son assaut… Après la parade, Cronose l’avait empoigné en faisant une torsion à son bras et sans la moindre pitié,  l’avait brisé dans un mouvement vif et précis. Le bougre hurlait alors que le jeune homme l’acheva  d’un coup de tête. Dans la folie furieuse qui s’investissait en ces lieux, il put distinguer  Anna, emportée par un individu douteux.    

Une alarme s’activa dans l’esprit du jeune homme, la situation dégénérait… Sans attendre une seconde de plus, il bouscula ses quelques assaillants avant de quitter la taverne hâtivement. Apercevant le prédateur emportant sa proie en direction des bois avoisinant le bourg, il se mit à sa poursuite quand  soudainement… il s’immobilisa net. Son regard se mêlait à la clarté de l’astre lunaire, ses pupilles se dilataient entre chaque battement, son souffle s’étouffa alors qu’un grondement retentit au fond de lui. L’instinct lui murmurait à l’oreille sa vraie nature, il la gardait endormie depuis trop longtemps, mais le réveil s’imposait. Comment résister à cette pulsion si fascinante . Impossible, tout simplement impossible…

Il gonfla ses poumons avant qu’un hurlement monstrueux émane de sa gorge. Sa pilosité pris de l’ampleur, perceptible à l’œil nu. Ses dents prirent également du volume, déformant sa bouche en l’a mutant affreusement. Ses ongles s’allongeaient, devenant des griffes. Sa musculature saillante gonfla également alors que ses genoux se dérobaient, ne pouvant lutter contre la métamorphose. Ses cris de rage devinrent des grondements bestiaux. Enfin, il se releva. Il arborait à présent un pelage sombre, sa gueule n’étant plus que le facial d’un loup au regard affuté. Sans perdre plus de temps, il s’élança à travers l’odeur qui trahissait les deux proies. Il s’enfonçait dans les bois alors qu’il discerna le gibier, tripotant sa cible tout en lui déchirant sa tunique. L’animal savourait d’avance sa supériorité raciale, il allait déguster le plat de consistance.

Parvenant à sa cible alors qu’elle ne pris même pas conscience de sa présence, il lui porta une gifles qui mis en lambeau tout le flanc gauche du violeur. Les griffes ayant marquées la chair, le sang dégoulinait abondamment. Mais le prédateur n’arrêta guère son hostilité, il se rua sur sa proie et laboura sa viande abdominale, ses crocs arrachant tripes et organe. Secouant la gueule, il déchira le corps jusqu’à ce que le silence emporte le dernier râle de souffrance. Une fois le suivant établit, il dégusta tendrement la chair, ne laissant qu’une carcasse méconnaissable aux yeux des citoyens. Alors que son ventre réclamait un dessert, il scruta la jeune femme qui était resté au même endroit, paralysé d’effroi. Il s’approcha de celle-ci tandis qu’en panique, elle  recula de quelques pas maladroits.  Tremblante, elle porta les mains à son pendentif d’où découlait sa magie. Lorsqu’elle enclencha son pouvoir, la glace percuta la créature à l’épaule. Comme un poison, l’élément s’immisça, neutralisant le bras droit de la bête. Reprenant son sang froid, Anna frappa dans la patte qui se brisa en morceau. Hélas, elle ne pouvait plus rien faire. Dans la frayeur, elle avait découlé beaucoup d’énergie. Malgré ça, par désespoir, elle s’emparait de sa dague lorsque le loup immobilisa ses deux bras à l’aide de ses deux puissantes pattes. En effet, le plus affolant étant d'admettre que sa patte venait de repousser... 
Sa tête de loup approcha à ras de son visage, imprégnant ses yeux gris et bestiaux dans ceux de la belle. Mais il ne pouvait plus la considérer comme une proie car il reconnu en elle un lien d'attache, peut-être faisait elle partie de sa meute... Son grognement s’estompa et l’agressivité disparut de sa gueule.  Enfin, il se détourna d’un bond. Observant la belle d’une distance respectable, il demeura silencieux avant de pousser un gémissement. Après quoi, il disparut dans les ombres, celles formées par les spectres des cèdres…


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Anna
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MessagePosté le: Dim 1 Aoû - 11:50 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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Dans l’obscurité et la vivacité de l’action Anna pensait en premier lieu avoir un bien sombre songe. Mais en remarquant ses ecchymoses et ses nombreuses entailles sur sa peau azur, elle fut bien contrainte de croire que ce qui venait d’arriver était bel et bien réel.

Malgré son état du fait de nombreux verres ingurgités et du coup reçu au crâne, la fébrile jeune femme se remémora cet affrontement. Par chance l’animal arriva à temps, inconsciente, l’élémentaire n’avait pu lutter contre son agresseur et c’est en lambeau que la magicienne retrouva ses braies. Une situation bien pire aurait pu se produire, mais on dirait que la belle est sous une bonne étoile. Repensant à cette soirée Anna éclata en sanglot, regardant avec dégout le cadavre de l’ignoble pervers, puis elle songea à son bien le plus précieux, sa main bondit à son cou, et instinctivement ses doigts serrèrent le pendentif d’une forte poigne. Un long soupir de soulagement s’extirpe de sa bouche, puis elle sécha ses larmes à l’aide de sa cape, tandis que ses jambes la soulevaient péniblement pour se mettre debout.

Ses yeux scrutèrent minutieusement les alentours, la bête aux crocs acérés se trouvaient peut-être encore là, quoique la jeune femme n’y croyait guère. Puis son regard se tourna un peu pus haut, vers cette immensité étoilée qu’était le ciel nocturne. Ne s’attardant pas sur les lieux, la cupide prit tout de même le temps de détrousser ce qui restait de son agresseur, à savoir une bourse de pièces d’or éjectée à quelques mètres durant le combat, les braies de ce dernier n’étaient pas récupérables et, c’est recouverte de sa longue cape que la jeune femme à demi-nue se mit en route vers la ville.

Son chemin ne fut pas excessivement long, cependant une bonne marche permet toujours aux esprits de cogiter. Evitant soigneusement la taverne, dont la bagarre faisait encore écho, la belle emprunta des dédalles de sa connaissances . Peu surs certes, mais ils demeuraient tout de même un meilleur chemin que les rues fréquentées pour cette nuit là.

Ses pensées allèrent au premier abord sur la capacité de régénération de son soi-disant compagnon d’arme. La jeune femme fut frappé de voir que sa simple entaille se cicatrisa en moins de temps qu’il ne le faut pour le dire.

*Qui peut posséder ce genre de don en cette sombre époque… ? Et cette cicatrice… pourquoi est-elle si il peut se régénérer ?*

Son résonnement ne lui fournit aucune réponse, un sage ou un érudit lui en aurait sans doute apporté, mais nul temps elle ne devait perdre, car une mission l’attendait. Sa marche la mena par la suite à porté du manoir des neufs. Mais sur le peu de chemin qu’il lui restait elle songea à cet animal, pendant ce bref instant où ses yeux croisèrent les siens. Il lui sembla reconnaître ce regard, l’impression de l’avoir déjà croisé autrefois la laissa pantois durant quelques instants.

*Et pourquoi m’épargner ? il aurait pu me déchiqueter en morceau comme il l’a fait devant mes yeux… Décidément cette soirée est bien étrange*

Tandis que ses pas la menèrent à l’entrée, elle rencontra à nouveau ses bons vieux amis : les démons.

_Alors on revient sans son compagnon, élémentaire ?

_Les nouvelles vont vite on dirait… Je peux entrer ?

En guise de réponse, ils lui rirent au nez de leur monstrueuses gueules aux dents aiguisées. Puis l’un d’entre eux se pencha à quelques centimètres de la tête d’Anna, et prononça ces mots :

_Crois-moi, tu ferais mieux de retrouver ton protecteur, idiote, car nous ne ferons qu’une bouchée de toi si nous en avons l’occasion.

Un vague sourire à l’air sournois s’affichait avec prestance sur son immense gueule alors qu’il se redressa à sa hauteur habituelle.

_Je vois que votre accueille est toujours aussi agréable, les amis. Mais je suis sous les ordres du conseil, laissez-moi passer.

_On dirait bien qu’il va falloir te faire compr….

Pour une raison inconnue, le démon cessa tout mouvement, et alors qu’il se tenait entre la porte et la frêle silhouette d’Anna, ce dernier s’écarta laissant ainsi à la belle l’aisance d’entrer dans la demeure. Ses acolytes en firent de même, comme saisit d’un mouvement de panique, tout en conservant cette attitude d’être immuable et serein.
Anna parut surprise, mais profita pleinement de la situation pour entrer et filer directement dans ses appartements. Son esprit ne se tortura pas cette fois à poser la moindre question sur leurs façon d’agir, mais elle irait rendre compte de ses doutes sur Cronose dès que possible à l’un des membres.

Une fois dans sa chambre la jeune femme prit le temps de penser ses blessures avec ce qui restait du baume de Cronose, se délecta d’une potion revigorante de sa composition puis revêtit son corps sculptural d’une tenue en meilleure état . Soigneusement, la cupide entreposa ses gains de la soirée dans sa cache habituelle. Avant de sortir, son regard se dirigea passivement vers sa fenêtre, ou l’obscurité des bois se mêlaient étrangement à la clarté de la Lune. Un profond soupir se fit entendre, mais décidée la jeune femme enclencha la poignée et déboucha dans l’obscur couloir. Elle hésita un instant sur la chose à faire, mais alors que son choix se portait sur entrer dans la chambre de son compagnon, un autre protagoniste intervint.

_Je ne ferais pas cela si j’étais vous.

Une lointaine vois s’immisça dans ses pensées.

_Encore vous… Vous vous cachez encore parmi les murs de cet endroit je suppose, me craindriez-vous ?

_Amusant, mais non ce n’est pas le cas. Votre ami n’est pas disposé à vous recevoir, mieux vaut pour vous de ne pas entrer ici…

_Merci bien, mais…. pourquoi devrai-je suivre votre conseil ?

_Vous savez de quoi nous sommes capables, n’est-ce pas ?

La jeune femme imagina l’homme avec un immense sourire trônant fièrement sur son visage, dont l’ignoble pustule ornait déjà la joue gauche.

_Chassez cette image de votre pauvre tête, stupide élémentaire. Reprit-il.

_Remarquez que cela convient parfaitement à la situation, je sais parfaitement que vous jubilez d’ou…

Une vive douleur la saisit au crâne la coupant dans l’élan de sa phrase. Ses bras s’agrippèrent à sa nuque tandis que ses genoux se plièrent sous la souffrance. Un cri rauque retentit dans le couloir désert et résonna en échos dans les quatre murs du manoir. Se roulant sur le sol elle suppliait d’un faible voix de cesser cette torture. Cette fois, la jeune femme prit la parole à haute voix :

_Cessez cela, je vous en supplie ! gémit-elle.

_Il va falloir vous plier au règles, détentrice de la glace. Vous avez bien de la chance d’être un élément rare et utile, mais vous manquez cruellement d’entraînement et de sagesse au vue des évènements de votre nuit et de votre perpétuelle ironie…

Elle suffoqua quelque peu avant de répondre grâce à sa pensée.

_Les missions se chargeront de mon entraînements, merci de vous inquiétez… Qu’en est-il de mon compagnon d’arme ?

_C’est bien lui le véritable Cronose, et sachez que vous êtes loin de tout savoir sur l’individu. Sa régénération a pu vous surprendre mais remarquez qu’au premier abord son immense arme aussi

_Je vois… vous me dites les choses tout en n’éclairciçant guère ces points obscures. Je m’en contenterai je suppose

_Voilà qui est mieux, je vais vous laisse à vos affaires…

_Attendez ! et cet animal !?

Mais la voix n’était plus, disparue de ses pensées, laissant place à un calme inquiétant. Cependant au lieu de calmer les ardeurs de la jeune femme la courte conversation lui apporta de nouvelle question et n’ayant reçue aucune réelle réponse. Elle emporta quelques ustensiles et pris la porte de sortie, les démons avaient curieusement disparu du seuil, ce qui n’était pas contre la plaisir de la jeune femme. Elle s’en alla roder aux alentours de l’auberge en grimpant par les toits, malgré sa fatigue sa potion lui avait redonné quelques forces dont l’élémentaire aurait bien besoin au cours de cette nuit.

Elle se devait de retrouver Cronose, malgré que le membre du conseil lui ai signifié de ne pas entrer dans sa chambre. Entrer dans cette taverne lui assurerait un funeste destin, qui plus est sa soirée avait déjà mal commencer et l’aube ne tarderait pas à se lever. Elle observa de son promontoire les lieux, croyant parfois apercevoir la bête roder aux alentours du lieu, pourtant elle était bien consciente que cette dernière aurait déchiqueter tout ce qui serait à sa portée et un massacre pourrait bien avoir lieu à l’autre bout de la ville.
La nuit continua tandis que la bagarre pris fin et une fois les êtres conscient, où ceux qui le paraissait en dehors de l’auberge, l’espionne alla scruter la fenêtre, mais nul trace du vaillant guerrier ne subsistait à part sans doute des ecchymoses et autres blessures sur quelques têtes.

Voyant le soleil illuminer de ses éclatants rayons la ville empli de vice, la belle se mit en route sans rien avoir appris et sans nul trace du mystérieux animal. Au manoir, son arrivée ne fut point troublée par les démons qui demeuraient absent pour une raison inconnue de la belle.

*Dépêchés sur une mission sans doute, c’est bien mieux comme ça..*

Ses pas la menèrent à la chambre de son compagnon. Cronose devait probablement être rentré, et sans même prendre la peine de se prononcer elle ouvrit grand la porte de sa chambre à la volée, s’attendant à trouver endormie le maudit personnage.


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Cronose
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MessagePosté le: Lun 2 Aoû - 01:16 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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Il observait la jeune femme revenant de son étrange nuit, et comme si cela ne suffisait pas, les démons l’importunèrent au seuil d’entrée du sombre et majestueux manoir.
Serzën ne supportait guère l’insubordination, d’ailleurs, il ne manqua  pas de paralyser ses gardiens afin qu’Anna puisse rentrer sans la moindre confusion. Canalisant sa force intérieure, il empêchait le moindre mouvement aux démons. Son pouvoir de contact à distance n’avait fait que croître au fil des années et à ce jour, il détenait une puissance qui lui vaudrait un jour la place de chef du conseil. En attendant, son supérieur demeurait comme étant le seul capable de passer au travers de sa toile et de l’atteindre en plein cœur. Pour preuve, une voix sonda son esprit, il s’agissait d’Abraham Nockiell.

-Je transmet les ordres aux démons, quant à toi, je te charge de récupérer Cronose. Tu n’auras que cette nuit pour analyser son sang ensuite, je le relâcherai en nettoyant sa mémoire.

-Comme il vous plaira. Je dois même vous avouez qu’une découverte sur la régénération nous permettra d’être encore plus performant.

-Ce serait une aubaine mais comme notre première tentative s’est vouée sur un échec, attendre sa transformation devrait aboutir sur un résultat plus fructueux.

-Je pensais la même chose.

-Je le sais.

A cette idée, Abraham esquissa un sourire.

-Oui, tu as tiré une conclusion proche de la mienne. D’abord, la lune amplifie ses capacités. Quand je pense  que l’élémentaire à complètement détruit son bras et qu’il lui a fallut moins de quelques secondes pour qu’un autre membre repousse... C’est simplement grandiose ! Si nous pouvions nous administrer une telle particularité, notre corps serait pratiquement invulnérable et pour ma part je serai complètement invincible ! Mon esprit ne possède aucune faille tandis que mon corps subit les ravages du temps. Si je pouvais profiter d’une seconde jeunesse, je dirigerai les neufs à ma guise et je ferai de toi mon bras droit.

-Cette perspective m’enchante également mais remarquez que c’est plus ou moins le cas.

-Tu as très bien compris ce que je sous-entendais.

Serzën venait de comprendre et au moins pour cette fois, il partageait l’ambition d’Abraham.

-Dans ce cas, inutile de tarder davantage.

Serzën emmena les démons avec lui mais une fois qu’ils eurent atteint la lisière des bois, leur chef mis au point sa stratégie.

-Vous allez chacun avaler les fioles que je vais vous distribuer. Pendant une heure environ, vous ne sentirez plus la moindre odeur. Le lycanthrope aura bien plus de mal à vous repérer.

Les démons s’emparèrent des flasques et prirent leur dose pendant que Sarzën prit une lampée d’un flacon vide. Étrangement, il disparût totalement aux yeux des démons, mais s’avérait bel et bien là.

-Que la chasse au loup commence !

Les démons s’enfoncèrent dans les bois, suivit par leur supérieur confiant et déterminé à percer le secret du lycan. Une fois celui-ci en vue, dévorant une pauvre femme sans défense, il fut alerté par les bruits des démons.  Grâce à leur épiderme sombre et leur manque d’odeur, ils tinrent leur place sans trahir leur position. Ensuite, leur chef souleva les bras avant d’exercer une force invisible sur le lycan, placardant la bête contre le tronc épais d’un chêne.  Les six démons foncèrent sur leur cible, frappant de leur javeline empoisonnée d’une poudre soporifique. Le lycan parvint à déplacer une patte qui brisa la nuque d’un gardien. Mais ce fut sa seule tentative possible car le poison agissait.
Une fois de retour au laboratoire, Abraham attendait là, apparemment satisfait. Sarzën ne s’en souciait pas, il devait à tout pris lancer les recherches.
Il récolta du sang qu’il ne manquerait pas d’analyser mais ayant le corps de la bête endormie sous la main, il profita de ce moment pour étudier l’anatomie de la créature.  Les heures s’écoulèrent pendant lesquels Anna dormait profondément et les examens s’enchainèrent.

-Avec ce que je possède, fit Sarzën, j’ai élaboré un dossier contenant les informations que nous détenons sur lui et j’analyserai le sang d’ici demain.

-Très bien, reposes-toi et continue tes recherches au plus vite.

-Ce sera fait.

Les démons transportèrent le corps du lycan jusqu’à sa chambre.
Au matin, lorsque Anna ouvrit la porte à la volée, le lycan sursauta et dégaina une dague qu’il projeta par réflexe. Heureusement pour Anna, la lame ne fit que frôler sa joue, laissant couler une trainée de sang.
Le lycan frotta ses yeux avant de quitter sa couche. Torse nu, un pantalon en lin noir en guise de seul tissu, il fouilla sous son lit pour y découvrir ses armes. Malheureusement, elle ne s’y trouvait guère.

-Ouch ! la nuit passé fut rude, je n’ai que des fragments de souvenirs puis… c’est le noir total.

Il s’approcha de la jeune femme et ne put s’empêcher de la jauger d’un regard gourmand, mais il replongea très vite ses yeux dans son regard envoutant. Il porta une main à sa joue, pour essuyer l’écorchure qui suintait au reflet de sa peau douce.
Mais étrangement, la vue du sang l’attira encore plus particulièrement que le corps de la belle. Cette coulée vermeille dans sa main, n’attendait qu’un délicat contact de sa langue. Inhalant son parfum, il ne put résister davantage et porta les lèvres à ce délicieux nectar. Mais ça ne suffirait jamais, il devait récolter beaucoup plus de breuvage. Il voulut labourer son cou pour savourer une émotion plus intense que le sexe mais son esprit lutta contre son instinct.

-Va t’en ! gronda-t-il

Il frappa la porte pour enfouir la rage qui montait en lui. Son poing traversa le bois et explosa la partie supérieure de l’encadrement. Ses genoux ne pouvaient supporter son poids et il se laissa tomber pour laisser plus de chance à Anna de s’enfouir loin de lui.

-Fuis, si tu veux vivre !

Mais elle persistait ne comprenant pas trop sa réaction et cette fois, il ne pourrait revenir en arrière car le désir brûlait chaque parcelle de son corps. Il attrapa la jeune femme par la taille et la projeta sur le lit, son cou s’offrait à lui mais une dague vint frôler sa carotide. Son geste en disait long, s’il tentait quoi que ce soit, elle lui trancherait la gorge. Mais la pulsion ne pouvait être assouvie que par les moyens qui l’avaient engendré. Cronose baissa la tête et pris la lame dans sa bouche. Au moins, il ne parviendrait guère à la mordre. 

Anna demeurait silencieuse, certainement surprise par sa réaction. Pourtant, le jeune homme parvint à détruire la dague de ses dents, ce qui stupéfia les deux compagnons de route. Enfin, plus rien ne serait en mesure de l’arrêter et l’envie meurtrière se lisait sur son visage car la peur pris la jeune femme pour cible.

 Il la dévorait des yeux et c’est l’ingrédient miracle qui estompa son instinct de chasseur. L’animal dormant en lui ressentait quelque-chose pour elle. Quant à lui, il ne comprenait plus rien. En revanche, ses lèvres approchèrent celle de la belle et lorsqu’il eut goûter à ses lèvres, il réalisa son erreur. Il se rappelait à présent de la nuit passé, du moins en partie… Il l’avait embrassé et ça avait établit une distance entre eux. En tout cas, ses souvenirs de bourrés lui reconstituait cette idée.

Il se redressa et voulut quitter cette pièce, ne sachant trop comment réagir. Il remarqua d’un coup d’œil que ses affaires se trouvaient derrière la porte, mais jamais il ne laissait son équipement loin de lui... Plus étrange encore, la porte n’était même pas verrouiller ce qui ne lui ressemblait pas non plus.

-Je… m’excuse pour t’avoir agresser. Je ne comprend pas ce qui m’arrive… Pire encore, je crois le savoir mais je le crains et… je ne pense pas que t’en parler sois une bonne idée. Sincèrement, si tu m’en veux, je le comprendrais...

Il se tint à l’écart et se rappela que la veille, Anna avait mis un certain temps à décrocher de son baiser. Mais peut-être jouait-elle simplement à merveille son rôle de sournoise ? Il n’aurait pu l’affirmer mais il savait à présent que jusqu’au plus profond de lui-même, cette femme l’attirait tel un voleur scrutant un diamant rare...


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Anna
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MessagePosté le: Ven 6 Aoû - 06:09 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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-Je… m’excuse pour t’avoir agresser. Je ne comprend pas ce qui m’arrive… Pire encore, je crois le savoir mais je le crains et… je ne pense pas que t’en parler sois une bonne idée. Sincèrement, si tu m’en veux, je le comprendrais...

Ses paroles résonnèrent quelques temps dans son esprit. L'élémentaire resta pantois quelques secondes, revoyant la scène dans les méandres de ses pensées. Enfin jaugeant son assaillant d'un regard d'incompréhension.
Son corps sveltes se retira du lit où l'avait brutalement projeté son compagnon, elle essuya d'un revers de sa manche la fine entaille qui ornait sa douce joue. Puis des pas précipités la menèrent vers la porte alors fracassée par la violence de son agresseur. Car c'est maintenant ce que ce dernier demeurait à ses yeux, la belle ne savait que penser de ce troublant évènements et de la nuit dernière. Elle s'apprêtait à sortir, ayant déjà enclenché le mécanisme de la poignée, quand la jeune femme sembla faire une pause nette en tournant le dos à Cronose. Une tempête semblait gronder avec fureur en son fort intérieur et libérer cet ouragan la soulagerait d'un immense poids. Ses doigts étreignirent alors avec force cette poignée qu'elle tenait fermement dans ses doigts azur.

_As-tu la moindre idée de ce que je peux ressentir, sombre crétin? Commença-t-elle lentement. La colère semblait être partiellement dominée à ce moment. Un vif demi-tour enchaîné de quelques pas et la jeune femme se retrouva devant le regard intrigué de Cronose.

_Oui, c'est bien à toi que je parle! Vociféra le petit être, alors démesurément chétive par rapport au colosse qui se tenait devant elle. Il regardait la personne d'Anna s'affairer avec sa rancœur et sa déception.
Un moment tu m'embrasses dans cette taverne, puis ici et de l'autre côté tu me regardes avec ces yeux de meurtrier.. Mais Que dois-je comprendre, bon sang!? C'est ma mort que tu veux?!
Elle lui décocha alors une gifle dont il se souviendra longtemps, une marque rouge apparue sur la la peau de son visage pour s'estomper aussitôt. Ce qui n'échappa aux yeux avertis de d'Anna. Et ça qu'est-ce!?

 Sa demande ne fut pas comprise dès le début, elle se jeta alors sur le poignard, encore en état, pour s'en munir et prendre lentement la puissante main de ce compagnon. Il réagit immédiatement se doutant de son geste à venir, et retira de ses doigts fins l'extrémité de son bras.

Elle le regarda de ses magnifiques yeux miroitants, interloquée. La sournoise avait alors capter son regard et se mirant dans ce dernier, pendant un moment, non sans vouloir tenter autre chose, car malgré sa résistance, la belle désirait ardemment l'homme qu'était Cronose.
Néanmoins elle profita de l'instant pour lui administrer un vif coup sec au bras. Malgré l'entaille il ne décrocha pas son regard de la belle, comme subjugué par cette dernière. Cédant à contre-cœur, leurs yeux scrutèrent la fine entaille qui se résorba en peu de temps. La poignard tomba alors lourdement sur le sol.

_Je n'avais pas rêvé la nuit dernière... Mais qui es-tu Cronose?! Hurla-t-elle à travers le manoir. Je t'ai vu mourir sous mes yeux, ton corps était en lambeau, lacéré par cette immonde bestiole, tes entrailles étaient répandues sur le sols humide de cette maudite caverne... Et maintenant tu guérit de tes blessures en une fraction de seconde!. Alors oui j'aimerais comprendre, qu'est-ce que tu caches? Dis le moi!

Il ne répondit rien et comme d'un air désolé, fit un signe de tête négatif en guise de réponse. Sous le joug de sa fureur elle le gifle de nouveau, il encaissa cela ne devait probablement l'affecter. La belle se mis alors à faire les cent pas devant le regard amusé de son compagnon.

_Merci de m'éclairer... si tu tiens tant que ça à cacher ton secret, je le découvrirai par d'autre moyens... Une pause s'ensuivit puis elle reprit. Tu me dis de m'enfuir, de me sauver pour ma vie puis, tu m'attrapes sans que je ne puisse même lutter pour finalement bondir sur moi avec cette envie de... de me tuer sans la moindre hésitation. Es-tu fous ou c'est simplement une tactique de drague aussi stupide que toi! Réponds-moi maudit que tu es?!

En guise de réponse il lui adressa un sourire, puis même un éclat de rire, il s'était alors assis tranquilement sur le lit pour se distraire de ce spectacle. Ce qui ne manqua pas d'agacer encore plus Anna. Mais la belle ne percevait pas la chose de la même façon et ne s'amusait guère de la situation. Ses doutes étaient plus que présents, elle ne savait plus ou elle en était... Dans sa fureur elle s'approcha de lui et le gifla de nouveau, sa main s'apprêtait à repasser sur ce dur visage mais le colosse l'arrêta dans sa lancée, en lui saisissant le bras. Leurs yeux ses croisèrent à nouveau, tandis qu'il maintenait une forte étreinte autour de son poignée. Cronose semblait à nouveau vouloir céder à ses pulsions, non meurtrières cette fois, mais la jeune femme en avait assez et ne s'y retrouvait plus. Il semblait vouloir tenter quelque chose de nouveau, mais elle coupa toute envie à ce brulant désir :

_Relâche-moi, je crois que tu as assez meurtris mon corps aujourd'hui. Ce que je crains surtout c'est que tu essayes de me tuer par la suite... Je ne dois plus baisser ma garde avec toi, on dirait bien que tu refuses de comprendre que je ne veux pas.... Mais j'ignorais jusqu'alors que j'étais en danger en ta compagnie.

Son ton avait brusquement changé, et on pouvait percevoir une pointe de déception et d'amertume dans ses paroles. Sentant l'étreinte diminuer autour de son fins poignet, elle le retira d'un coup sec et le frotta comme si des entraves de fer l'avait retenue des heures durant.
L'élémentaire recula de quelques pas, le toisant toujours du regard, et la crainte se lisait comme dans un livre ouvert à travers ses yeux d'une clarté sans nul égal.
Sa bouche pulpeuse s'entrouvrit quelques peux voulait alors prononcer quelques chose, un murmure s'envola de ses lèvres

_Nos routes sont étroitement lié, Cronose, mais je ne sais si j'aurais la force de la continuer à tes côtés si ça se passe de cette façon. Tu sembles lutter contre un démon intérieur, il te contrôle et je me risque à rester à tes côtés.

Elle s'adossa maintenant au mur, face à cette silhouette vêtue de braies et arborant un torse parfaitement sculpter. Seulement après ces évènements, ses sentiments à l'égard de l'individu avait brusquement changé et sa confiance envers l'homme n'était plus la même.
Ses jambes ses plièrent et elle s'affaissa sur le sol d'un air dépité.

_Je t'apprécierais presque si les circonstances étaient différentes. Un sourire apparue sur ses lèvres, mais disparut aussitôt à l'aide d'un soupir. Mais je sais que je n'ai pas le choix, le conseil ne me laissera pas décider, ne me laissera pas partir sous peine de me réduire en poussière et ils le feraient sans hésiter les fourbes... Je me dois donc de rester à tes côtés pour le moment en espérant que cela se modifie par la suite.

L'atmosphère de la pièce était passée d'une brulante ardeur à un froid glacial, ils étaient maintenant tous deux distants, du moins c'était la perception de l'élémentaire. Ses relevant d'un bond, elle s'approcha de lui et lui glissa ses quelques mots à l'oreille

_Tu t'es peut-être bien distrait de cela, mais sache que oui, je t'en veux, et que ma mémoire n'est pas prête d'omettre cet évènements. Elle se releva. Tu n'as pas prononcer un mot, et peut-être que connaissant mieux la gente féminine que d'autre tu as bien fait, mais les élémentaires sont tout autre, tu l'apprendras peut-être à tes dépends.
Prépare tes affaires, nous avons une stupide mission à accomplir, et... prends aussi une douche, je ne sais pas ou tu as trainez cette nuit, mais fais moi au moins ce plaisir. Dommage que ça ne fasse pas parti de tes dons avec ta régénération, ça serait plus facile à vivre pour moi...Retrouve-moi en bas dans une heure, parer pour une longue route. Nous devons aussi nous entretenir au sujet de cette fameuse nuit dernière... et du conseil. Sur le pas de la porte elle ajouta : C'est un ordre au fait, tu me dois bien ça, dit-elle un sourire malicieux aux lèvres.

La jeune femme déguerpit sans même avoir son approbation, mais imagina le charmeur arborant ce sourire qu'elle lui connaissait. L'élémentaire apprêta rapidement ses affaires et à sa surprise trouva quelques objets disposés sur son lit. Une dague, semblable aux siennes, ornée de symboles ainsi que d'un épais cristal renfermant une gemme azur avait été délicatement entreposée sur son matelas. Ainsi que des fioles de potion, qu'elle reconnus à leurs allures, la belle pratiquait l'alchimie de temps à autres ce qui lui permettait de la sortir de maintes situations délicates.
Enfin, et ce ne fut pas le bien à négliger, une gemme a la teinte bleuté trônait fièrement sur son oreiller. Ses doigts fluets saisirent lentement le médaillon et le portèrent à hauteur de ses yeux qui à la vue de ce dernier scintillèrent d'une étrange lueur bleutée.
Sa vue se troubla alors qu'elle regardait le pendentif, et un épais miroir d'eau s'immisça à la lisière de ses paupières. Elle reconnue le médaillon comme sortie d'un autre temps, et de sa faible poigne le resserra près de sa poitrine.
Une perle d'eau des plus pure s'écoula sur sa peau lisse, puis elle noua avec délicatesse le calice autour de sa nuque. Dès alors deux pendentifs ornait son cou de leurs puissantes aura, et les pouvoirs de la magicienne n'en était que plus forts.

_Je te découvrirai en temps et en heure, mes avec toi il me sera plus aisé de repousser cet imbécile.

S'engouffrant à l'extérieur de ses appartements, ses pas la menèrent dans le vaste hall qui bordait le seuil du manoir de sa luxueuse et opulente allure. Résonnant en écho, elle perçus ici quelques paroles bien étranges d'une lointaine voix, émanant alors d'un sombre couloir qui s'enfonçait dans les abysses de l'obscurité.

_De la nuit des temps et à travers les âges,
Trésor, il demeure et subsiste des outrages.
Sa splendeur nul essence ne peut obscurcir,
Déchu du trône, à son pouvoir il aspire,
De son reflet azur resplendit sa lueur
Tel le calice d'Ishtar attend son heure.

Elle s'arrêta un instant puis repris sa route pour franchir le pas de la porte. Sa mains effleura du bout des doigts son médaillon, le lorgnant de son regard perçant.

*Tu es donc bien ce que je pensais, mais comment as-tu pu atterrir ici?*

L'élémentaire semblait arborer une lueur azurée de tout son être, l'extrémité de ses cheveux était orné d'une glace plus intense, ses yeux virait vers un bleu profond, mais toujours d'une clarté maladive. Sa peau semblait également s'être éclaircit. Son être entier semblait plus attirant. Tandis qu'elle apprêtait les chevaux à la lueur du jour, elle remarqua Cronose qui se tenait sur le pas de la porte abrité des rayons lumineux. Il se tenait dans l'obscurité, s'appuyant contre la porte toisant du regard l'élémentaire.


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Cronose
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MessagePosté le: Sam 21 Aoû - 20:44 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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Enfin, il arrivait à destination. Dépourvu de substance matérielle, la route fut plus longue qu’il ne l’aurait cru. Cheminé à travers champ devait s’avérer plus fructueux qu’un détour à travers les bois mais sa vitesse s’avérait alanguie. Qu’importe, le plus important étant d’arriver à destination. Se trouvant dans les profondeurs de la caverne où Cronose agonisait, Faux allait pour la première fois réaliser un rêve qu’il adulait de toute son âme : Détenir une enveloppe corporelle afin d’être le maître de ses envies.
Atteignant le fin fond de la caverne, il n’y distingua qu’un misérable cul-de-sac. Si le Conseil l’avait mené sur un échec, ils en subiraient les conséquences, aussi puissant furent-ils… Mais pour l’instant, il rageait à la seule idée d’avoir été berné. Dans sa colère, il souleva son imposante faux et fracassa une parois qui révéla un passage dissimulé dans la pierre. S’empressant d’atteindre ce territoire inconnu, il traversa une couche épaise de rocs et de lichens avant d’accéder à un vieil autel sacrificiel.  Parcourant le lieu, il distingua la finesse ornemental. Les parois était taillés en ce secteur, présentant des courbes s’élevant à des hauteurs virtigineuses. Le milieu de la salle se présentait comme une plate-forme surélevée dont le périmètre se délimitait par une rangée imposante de marches. Son intuition le mena au sommet de la mystérieuse plate-forme qui lui fit découvrir un simple mortel, nu comme un ver, enchevêtré par de lourdes chaînes en acier. Son dos reposait sur une fresque présentant un symbole de mort, un pantogramme  à neuf fourches. Il n’évoquait qu’un corps dépourvu de pensée et Faux venait de comprendre l’idée. Abraham avait détruit le mental de cette victime pour en faire l’hôte de Faux. C’était evidemment de cela dont il était question. Néanmoins,  le soucis étant le suivant, son corps subirait les ravages du temps. Par ce fait, comment devrait-il se réapprovisionner ? Il n’allait pas extirper une faveur à Abraham pour à chaque fois négocier un nouveau sujet ; d’autant que ce vieil homme, malgré sa puissance, n’allait très certainement plus vivres longtemps.  Non, il devait faire mieux que ça, d’ailleurs il déploya un rire de gorge sinistre, qui se répercuta dans toute la gallerie. L’idée venait de frapper aux portes de son incroyable cerveau de génie ! Il s’emparerait du pouvoir du vieil homme, afin de régir les prochains porteurs de son âme et un plan se construisait petit à petit dans son esprit. Ayant vécu une existence iréel, n’étant qu’une pensée devenue réalité, son esprit serait en mesure de sonder celui de son adversaire. En effet, il devrait, d’une façon où d’une autre, attendre qu’Abraham use de son pouvoir pour le retourner contre lui et explorer ses pensées pour y découvrir l’origine de son pouvoir. Voilà qui s’avérait judicieux, n’étant mortel et ne réfléchissant guère de la même manière, Abraham n’aurait jamais le dessus sur sa personne ou plus exactement, sa futur personne car enfin, il approcha de son hôte. Sa Faux caressa le torse de son prochain corps et très délicatement, il ôta l’âme du sujet. Dans le même instant, il plongea dans le corps de sa proie car nul subconscient ne vint l’arrêter. C’était donc ça la mesure du pouvoir d’Abraham, la destruction complète d’un être simplement en modelant son esprit… A cette seule idée, il frisonna de satisfaction. En revanche,  Il devait faire preuve de patience en attendant le moment propice.

***

Quand elle le sermonna en attendant une réponse de sa part, il se contenta de conserver le silence. En réalité, il tentait de recoller les brides de mémoires subsistant de la veille. Pourquoi ne se rappelait-il pas ? Même saoul, il n’avait jamais des pertes de mémoires aussi considérables. Ecoutant la jeune femme d’un air absent, il ne put s’empêcher toutefois de sourire à quelques manifestations de la belle. 
Enfin, la vérité le frappa en pleine tête pendant qu’Anna quittait la chambre. Hier c’était un jour de pleine lune et la seule raison qui aurait pu le pousser à sortir étant d’avoir ingurgité une trop grande quantité d’eau-de-vie. Il percevait cette conviction comme étant la raison la plus crédible. Peut-être que son manque de sobriété l’avait poussé à prendre l’air en oubliant totalement le phénomène de la nuit. Néanmoins, un détail tâchait le tableau : Comment c’était-il retrouvé dans sa chambre hors que sa métamorphose l’empêchait d’apprécié les lieux confinés ?  Même si ses appartements s’avérait spacieux, pour le loup qui dormait au fond de lui, ce n’était qu’un manque cruel de liberté. On l’avait forcément ramené ici et d’après les dires d’Anna, il ne pouvait s’agir d’elle. Le Conseil s’en serait chargé ? Tout comme ils auraient récupéré son corps dans la caverne ? Les évènements se révélaient douteux. Par précaution, quand il eut fini de s’apprêter, il récupéra sa scandaleuse bourse de diamants, récompense de ses quelques services de mercenaires et les emporta avec lui. Dans le cas où il serait trahi par le Conseil pour il ne savait quelle raison, il aurait au moins préserver ses économies.
A l’entrée du Manoir, il aperçut Anna terminant d’arnacher les montures. Il la scruta du seuil d’entrée, maintenu par l’obscurité. Il hésitait à lui communiquer son secret mais ça lui semblait trop personnel à raconter. D’autant qu’il ne connaissait pratiquement rien d’elle. Peut-être pourrait-il lui en parler dans quelques-temps mais en attendant, il avait une mission à remplir et il enquêterait sur le Conseil plus tard. En leur rendant service, ils se montreraient moins vigilants à son égard et il serait en mesure de vérifier ses doutes.
Quittant son monde de réflexion, il s’approcha de la jeune femme. Se montrant toujours silencieux, il chevaucha l’équidé qui henissa de plaisir à la seule idée de battre la plaine. Enfin, il interromput le silence.

-Nous allons nous diriger au Nord-Est. En préparant mes affaires, j’ai lu un message du Conseil, ils expliquent clairement le lieu où nous devrons accomplir notre quête. Par contre, il faut que tu saches une chose. J’espère au moins que ça répondra à tes multiples questionnements.

Il prit une courte pause avant de reprendre, s’assurant qu’elle écouterait attentivement ce qu’il avait à dire.

-Ce qui explique mon don de régénération, c’est simplement que je ne suis pas parfaitement humain. Je suis issu d’une race munit de cette faculté tout comme la tienne étant de manipuler l’eau.

 Il observa les deux médaillons trônant au cou de la jeune élémentaire.

-Mise à part que je n’ai guère besoin de réceptacle pour que mes pouvoirs prennent effets. En revanche, j’ai l’inconvénient d’être parfois hostile dû à mes origines agressive. Ce pourquoi je t’avais prévenu de quitter les lieux. Au moins, te voilà au courant pour la prochaine fois.

Il esquissa un sourire avant de poursuivre.

-En principe, j'ai appris à contrôler mes pulsions mais un évènement raricime à fait en sorte… que je perd ce contrôle. Mais rassure toi, car plus le temps passe et plus cette agressivité s’estompe. Tu ne crains rien.

Quand il lut sur ses lèvres qu’elle s’apprêtait à lui poser une question, il répliqua d’avance.

-En revanche, je ne t’en dirais pas plus tant que je ne te connaitrais pas mieux. Je fonctionne en étant donnant donnant. Si jene sais rien sur toi, ne crois surtout pas que je vais tout révélé sur mon identité. Ca sera suffisant pour les révélations et je pense même en avoir déjà trop dis. A présent, mettons-nous en route, nous arriverons au début de la nuit et se sera le mieux pour nous faufiler discrètement dans leur campement.

Sur ces derniers mots, il frappa les flans de sa monture du bout de ses semelles avant d’entamer son départ de Cendre. Anna le suivait et pendant qu’ils conservaient le silence, il en profita pour remarquer quelque-chose de changé en lui. Comme s’il était libéré d’une menace. Sans y prêter attention pour l’instant, ils prirent cap au Nord-Est, foulant une plaine morte et désertique...
Lorsqu'ils prirent une pause pour reposer les montures tout en s'abreuvant, il analysa le médaillon de la jeune femme.

-Si je ne me trompe pas tu n'en avais qu'un, n'est-ce pas ? et puis il n'y a pas que ça, tu me parais plus... séduisante. Mais je le pense vraiment, ne crois pas que je te fais encore une cours à deux sous. Bon, je vais préparer le repas ensuite on reprendra la route. Mais je veux surtout que tu me racontes l'histoire de ce médaillon !

Il empala sur des broches quelques misérables lièvres qu'il avait chassé précédemment dans un petit bosquet demeurant non loin de là. Ensuite, il profita du repas pour discuter un peu avec sa partenaire.


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Anna
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MessagePosté le: Jeu 26 Aoû - 00:04 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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-Si je ne me trompe pas tu n'en avais qu'un, n'est-ce pas ? et puis il n'y a pas que ça, tu me parais plus... séduisante. Mais je le pense vraiment, ne crois pas que je te fais encore une cours à deux sous. Bon, je vais préparer le repas ensuite on reprendra la route. Mais je veux surtout que tu me racontes l'histoire de ce médaillon !


La belle esquissa un sourire du coin de sa bouche pulpeuse. Mais elle ne répondit pas sur le champ, et préféra apprêter quelques affaires tandis que le sculptural Cronose s'occupait à préparer le repas.
Ce n'est qu'après s'être installer et se délectant des pauvres animaux que l'élémentaire daigna apporter une réponse aux interrogation du semi-homme.


_Ma foi tu me sembles presque observateur Cronose, et je te remercie de m'avoir parler de ta différence tantôt. Je me doutais que tu étais différent des autres hommes, c'est même presque flagrant avec ta... ta lance. La jeune femme prit une gorgée de sa précieuse hydromel qu'elle avait soigneusement emporté, puis reprit sur sa lancée. C'est que je te serais presque reconnaissante de m'avoir prévenue, et... j'ai le pardon facile, oublions cette histoire... malgré que j'aurai toujours la curiosité de t'en demander plus.


Anna fit une brève pause le temps d'arracher un morceau de cuisse.


_Hum... pas mauvais ces bestioles! 'Manque tout de même quelques épices.


Elle sortie alors d'une de ses petites bourses nouées à son ceinturon, une fine poudre écarlate, qu'elle dispersa de ses doigts gracieux sur la brochette. Puis la jeune femme jeta le sac au pieds de son compagnon de route. Ce dernier ne s'empara pas immédiatement du paquet par méfiance malgré qu'il ai vue la jeune femme en saupoudrer sa brochette.


_Tu peux t'en servir, pour une fois que cela ne cache pas un subterfuge ou... un piège. Je ne tenterai plus rien à ton encontre... du moins pour le moment


Il finit par s'en servir, ce qui provoqua le doux rire de la jeune femme derrière son capuchon.


_C'est une épice de ma contrée, les Terres Glacées comme l'appelle la plupart du commun des mortels. Mais nous autre élémentaires, préférons nommer ce lieu le Nebelheim. Elle marqua une brève pause puis repris avec une voix tremblotante. Ce pays, je ne l'ai pas vu depuis des années... je n'en ai plus eu aucun écho dès lors que j'en parti et c'est de là que provient ce médaillon.


L'élémentaire lorgna des yeux le précieux pendentif qui ornait son cou d'une magnifique lueur azurée.


_C'est une vieille histoire, mais je vais te la raconter puisque tu le souhaites. Autrefois, mon peuple vivait dans la prospérité en Nebelheim. La cité de Fallun, capitale du royaume, était en ces temps là bien prospère, malgré quelques divisions entre les communautés. À l'époque, la glace n'était pas le seul élément maitrisé par la population. Le feu, la foudre ou encore l'air faisaient alors la puissance du pays, mais le revers de la médaille voulait que cela le divise aussi. Des siècles durant la cohabitation entre les élémentaires fut maintenue par un équilibre fragile.


Tandis que la jeune femme continuait son récit, sa voix changea petit à petit, comme emplie d'une tristesse lointaine qui ressurgissait soudainement.


_Les conflits internes n'était pas le seul soucis de ce royaume, les peuples extérieurs jalousaient les pouvoirs des habitants. Ils étaient...avides de puissances et les élémentaires subirent l'assaut de maintes nations, notre royaume faillit disparaître. L'ennemi était arrivée jusqu'à la forteresse de Fallun ou le roi, Teram et la reine, Ishtar survivait. Il ne restait que peu d'espoir, mais une chance demeurait. Ishtar possédait un bijou unique... -tu te doutes bien que c'est le médaillon que je porte autour du cou- La reine le conservait toujours sur elle en cas d'ultime secours, tout en ignorant son véritable effet. Pris au piège avec les gardes les plus puissant de chaque élément il luttèrent jusqu'au bout. Alors qu'un soldat allait porter un coup fatal à Ishtar, le garde de la glace projeta un éclair pour parer le coup. Malheureusement il atteignit le médaillon et un terrible phénomène se produisit.


L'élémentaire marqua une pause, cherchant à croiser le regard de Cronose mais il semblait plutôt enclin à admirer le feu danser à ses pieds, et elle préféra poursuivre son récit.


_Comme l'élément de la glace toucha le Calice d'Ishtar, un immense ouragan se leva dans le ciel et le gel s'empara de la cité de Fallun. Quant au reste du royaume il était déjà dévasté par cette guerre, et toute la population avait fuie. Seul demeura La forteresse de Fallun, les autres élémentaires ainsi que les assaillant furent tous tués ou moururent par le froid. Le roi, qui n'était pas élémentaire de glace mourut aussi, mais Ishtar survécu pour on ne sait quelle raison. Elle resta reine un temps gouvernant seulement les derniers de mon espèce. Il était reconnue de tous que nul autre femme n'égalait sa beauté, on la prétendait presque déesse. Elle but une gorgée d'hydromel, ses yeux observaient avec admiration la transe du feu.
Plus aucun autre type d'élémentaire ne resta à Fallun, ou plutôt ce qu'il en restait... Une trentaine seulement réchappa de la guerre et de la catastrophe. Après cela Ishtar, apeurée par la puissance du Calice, le dissimula des yeux de tous. Il conserva alors son pouvoir de glace. Mais j'ignore exactement comment il est remonté ici, je l'ai simplement trouvé dans ma chambre. Ce dont je suis certaine, c'est que c'est bien lui. Une gravure à l'effigie de la déesse portant le pendentif trône fièrement dans les vestiges de Fallun.


Elle hésita quelque peu à finir son long récit mais repris de plus belle pour l'achever


_Quant à la ville... malgré les siècles, le gel entourant la cité resta, inlassablement, luttant contre le temps et les intempéries, et malheureusement jamais le peuple des élémentaire ne retrouva sa splendeur du passé. Je suis maintenant l'une des dernières descendantes des élémentaires de glace. Le reste est soit resté dans ce qui reste de Nebelheim soit disséminé à travers Araze. Voilà tu viens d'entendre une sombre partie de l'histoire de mon peuple. Maintenant si tu me demandes pourquoi j'ai quitté ma patrie je ne t'accorderai pas cette réponse, du moins pas tant que je n'en saurai pas plus sur toi.


La jeune femme ayant terminée son récit, elle se dressa sur ses longues jambes et de ses yeux perçants, scruta alors l'horizon quelques secondes. Puis elle se retourna vers Cronose qui était resté patiemment à l'écouter jusqu'à maintenant. L'élémentaire le jaugea un temps, admirant son attitude calme et sereine tout en résistant au désir qu'il provoquait en elle.


_Nous devrions nous remettre en marche l'ami. Je crois que nous avons assez perdu de temps et un peu d'action me ferait le plus grand bien. Et puis te voir somnoler pendant que je parle ne me donne guère envie de m'attarder sur le sujet et en ces lieux.


Il répondit avec aisance à ce petit pic tandis qu'elle se dirigea vers sa monture pour y arnacher son équipement. Grimpant avec légèreté sur le dos de son destrier elle fouetta les rennes sur l'encolure de la bête, extirpant un puissant hennissement à l'animal. C'est ainsi qu'il chevauchèrent à travers les contrées d'Araze, chaque foulées les rapprochant un peu plus de leur misérables but.


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Cronose
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MessagePosté le: Jeu 2 Sep - 22:31 (2010)
Sujet du message: La couronne des neufs
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Le récit de la jeune femme le captiva suffisamment pour l’enfermer dans une profonde réflexion . Il ignorait tout de ce peuple et n’imaginait guère l’existence d’élémentaires avant sa rencontre avec Anna. Ceci  lui révéla qu’il ne connaitrait sans doute jamais toute les cultures peuplant ce vaste monde. Depuis son arrivé en terre Arazienne, il découvrait de nouvelles coutumes et distinguait quelques créatures inconnues qu’il aurait pu prendre pour fictive. Ce nouveau monde, il ne le parcourait que depuis cinq mois et pourtant, jamais il n’avait assisté à tant de différences démarquant les peuples foulant cette terre.
 Il désirait discuter davantage mais elle coupa court en repliant bagage. Après tout, ils auraient certainement le temps de bavarder une fois cette quête accomplie. Pour l’heure, un peu de concentration ne leurs feraient guère de tort, histoire de conserver un taux de vigilance décent.
Le soleil déclinait quand ils approchèrent de leur destination. En vue se dévoilaient les courbes grossières et massives des hauts-abiétinées. Ainsi donc, une forêt se trouvait-là et jamais il n’en avait eu écho. Peut-être et simplement parce que sa dimension ne devait pas dépasser la taille d’un bourg.  De toute évidence, petit ou grand bosquet, ils devraient tout de même se montrer méfiant. Après tout, dans cet amas de vieilles branches, demeurait un campement militaire, dirigé par un colosse. Le plus fou étant de récupérer sa tête et d’en sortir vivant. Pour Cronose ça devenait presque un jeu d’enfant mais les risques demeuraient. Plusieurs fois il avait réchappé à la mort mais parfois ça c’était joué de peu. Par conséquent, ils devraient infiltrer les lieux sans se faire repérer, pour commencer sans prendre trop de risques.

-On ignore leur valeur numérique , je propose de laisser les chevaux à la lisière et de traverser prudemment à travers les broussailles. De plus, la nuit est notre seule opportunité pour nous dissimuler dans l'obscurité. Ne trainons pas.

Il calma la cadence de sa monture, suivit par sa compagne qui ne manqua guère d’abreuver les chevaux avant de les abandonner. Une fois qu’ils eurent atteint le cœur des lieux boisés, ils purent scruter des palissades en tronc, délimitant le campement d’ une fortification improvisée.

-On dirait bien qu’on y est. chuchota-t-il à l’adresse de sa compagne qui fixait les troncs n’y percevant aucune faille.

-Le plus stupide, c’est qu’avec des remparts aussi bancals on ne peut quand même rien faire à deux. On doit se faire passer pour l’un d’entre eux. Je pense que le mieux, c’est de trouver des gardes en patrouilles et de subtiliser leur uniforme.

Il n’aperçut aucun garde à l’horizon mais pendant qu’ils menaient leur recherche, une matière relativement froide frôla sa nuque. Lorsqu’il se retourna, deux sentinelles le menaçaient de leur épées.

-Tiens donc, on à de la compagnie ! Fit un premier, recouverts de tatouage sur l’ensemble de son visage. Son crâne arborait un symbole douteux : un marteau écrabouillant une mansarde.
Le deuxième, tatoué également sur les bras et un pan du visage, arborait le même signe distinctif, si ce n’est que le symbole se situait sur son torse mis à nu. Ils portaient tous les deux du cuir en guise de protection et leurs épées paraissaient ridicules en comparaison des haches qui ceinturaient leur flan droit. 
Sans prendre la peine d’établir le contact, Cronose se pencha en avant, éloignant sa nuque d’une pointe mortelle tandis qu’il dégainait un poignard. Dans le même mouvement, il pivota sur lui-même en fendant l’air de son arme de main. Lorsqu’elle percuta  la chair, la dague s’enfonça profondément dans le bras de son assaillant. Celui-ci s’écroula sous la douleur. Pendant ce temps, l’autre barbare voulut trancher la gorge du lycan mais son coup fut dévié lorsque une lame traversa sa moelle épinière. Anna l’avait neutralisé en un rien de temps. Celui au sol continuait d’agoniser, ayant une artère sectionné, il se viderait de son sang dans ses prochains battements.

-C’est une aubêne, il n’y a plus qu’à se servir ! D’ailleurs, je prend celui-là ! Fit Cronose, en s’approchant du cadavre le moins ensanglanté, laissant à Anna le plaisir de porter une tunique souillée d’hémoglobines.
Lorsqu’ils parvinrent à l’entrée principal du repère, ils purent observer quatre barabres surveillants les alentours.  Marchant d’un naturel extrême, les deux complices dépassèrent les sentinelles sans qu’elles n’y prêtes attentions. S’enfonçant à l’intérieur des remparts, ils débouchèrent au centre d’une trentaines de tentes. Chacun observant les membres de cette petite communauté, ils tentèrent de distinguer leur cible. Elle ne fut guère difficile à trouver car le chef révélait son rang de part sa coiffe en plume complètement grotesque. Cela-dit, il semblait taillé dans le roc et sa carrure doublait presque celle de Cronose. Bref, une véritable montagne de muscles se dressaient non loin d’eux.
D’un rapide coup d’œil, Anna détermina leur nombre et ne put s’empêcher de questionner son collègue.

-Tu penses que nous avons une chance de vaincre une trentaine de barbares entrainés en plus d’un chef redoutable ?  On dirait presque une mission suicide.

-Non, c’est tout à fait normal. Il faut que tu t’habitues à ce type de requête, le Conseil m’envoie toujours me battre dans un véritable enfer. Je me demande à chaque fois si je vais en réchapper. Mais à vrai-dire, je fais même plus le compte du nombre de fois où j’ai eu cette pensée… Et résultat, je suis toujours là !

Il guida Anna entre deux tentes inoccupée pour lui développer son plan.

-Tout d’abord, on va éviter un affrontement seulement physique, ça serait de la folie furieuse. On doit en neutraliser avant de sortir nos armes…

-Ah oui et comment on va s’y prendre alors ?

-Simple, avec la quantité d’anphygloïne que je possède ici, on peut en tuer la moitié. Pour ça, il faut en glisser dans leur repas, attendre une heure et le tour est joué. De vomissement, ils cracheront leurs tripes ! On sera sûrement pas atteindre la consommation du chef mais pour ses sbires ça sera aussi simple que de faire tourner un moulin !

Il écarta les doigts de sa compagne avant de glisser dans sa main un petit objet froid.

-Je te donne un flacon de ce précieux nectar. Tu le diviseras entre huit sujets sinon la dose sera insuffisante pour les éliminer. Je m’occuperai du cas de huit autres abrutis et ensuite on attendra que ça prenne effet pour mener à bien notre attaque. De là, libre à toi de faire couler le sang aussi discrètement que possible et dés qu’on est repéré, je m’oppose au chef pendant que tu t’occupes des derniers résistants. Surtout, on improvise que si notre plan tombe à l’eau et uniquement dans ce cas, c’est bien compris ?

Quand elle acquiesça d’un hochement de tête, ils se mirent en route, attendant que les morfales se mettent à table...  


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:57 (2018)
Sujet du message: La couronne des neufs

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