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Vestige du passé
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Jadis
Vampires

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Inscrit le: 18 Déc 2009
Messages: 26

MessagePosté le: Mar 23 Nov - 23:44 (2010)
Sujet du message: Vestige du passé
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    Jadis finit par comprendre ce qu'il entendait par « des humains bien plus coriaces que ces papillons de nuit ». Mais malgré les conseils de Cronose, elle avait relâché sa vigilance ; il s'agissait tout de même d'humains, de petits encas, que pouvaient bien craindre des prédateurs tels qu'eux deux ? Les tunnels souterrains finirent par les mener à un groupe de marauds qui semblaient parier leurs rares biens sur un coup de dés. Ils passèrent sans trop faire de vague, sujets au regard méprisants ou carrément à l'absence de regard. Leur route se poursuivit jusqu'à un carrefour, et c'est là que les petits désagréments commençaient. La vampire n'avait jamais rangé ses armes, elle rehaussa la garde lorsque l'on les encercla. Au nombre de quinze, peut-être vingt, le combattant qui leur faisaient face semblaient venir de terres lointaines. Ils portaient d'étranges uniformes sombres qui inspiraient la méfiance de Nihila. Armés de longues lames courbes qu'ils portaient avec aisance, ils avaient beau être de « simples humains », on n'allait pas prendre de risques non plus, hein...

    Alors que le lycan imaginait déjà comment tout cela allait se terminer, la guerrière évalua brièvement la tournure que pouvait prendre les évènements. Ceux qui lui faisaient face avait l'air plus confiant que ceux de son coéquipier, elle avait là un avantage qu'elle devrait tourner en sa faveur. Retenant sa témérité, elle se contenta de balancer une de ses épée dans le tas pour faire diversion. Les mercenaires n'eurent aucun mal à esquiver mais pendant ce temps, Jadis profita de l'effet pour s'attaquer au plus proche à savoir, celui à sa gauche qui s'était contenté de regarder la scène d'un œil amusé. Avec une rapidité qui allait vite fixer sur quels niveaux elle excellait au corps à corps, elle fit siffler sa lame vers la cou de sa cible, puis, alors que cette dernière s'apprêtait à parer, changea légèrement de direction. Vitesse, précision. La main ennemie fut tranchée nette au niveau du poignet avant de retomber mollement vers la vampire. Elle n'eut qu'à placer le bout de son pied sous le katana pour pouvoir le faire sauter jusque dans sa main libre avant de porter le coup fatal tenté auparavant. Mais les complices ne comptaient pas la laisser faire passivement, bien sûr ils se ruèrent sur elle. Pour éviter l'unique bord acéré avec le lequel on tentait de l'éventrer, la jeune femme du faire un bond en arrière suffisamment longs pour sentir dans son dos les mouvements défensifs de son unique allié.

    Il suffit d'y aller progressivement ! Répondit-elle tout en se baissant pour échapper à une décapitation. Accroupi, elle en profita pour écarter ses deux lames vers le haut afin de faire quelques cul-de-jattes. Un pied vola. Petit bout par petit bout.

    Elle se redressa en parant quelques coup, mais ils étaient décidément supérieur numériquement parlant – évidemment – et, ne pouvant esquiver toutes les lames à la fois, elle sentit un trait brûlant dans son dos. Elle l'aurait senti d'autant plus brûlant si le fautif n'avait pas été fauché par la mort, ou presque, le bébé de Cronose. Mais bien que la douleur fût présente, elle n'était pas insurmontable, et encore moins obstacle à la réponse de Nihila. Enragée d'avoir été touché si stupidement, elle gagnait en vitesse, et perdait en patience. Elle s'appropria une partie de l'espace libéré par l'énorme lame meurtrière pour bondir sur un cadavre en devenir. La maladresse ou la chance fit que le sujet en question planta sa lame exactement dans l'espace entre le bras et les côtes de la vampire à savoir : dans le vide. En revanche, cette dernière glissa les siennes exactement dans les interstices formés par les os des clavicules avec ceux de ses omoplates. Il est vrai qu'elle prit un certain plaisir à littéralement « tourner le couteau dans la plaie », laissant s'exprimer le chant de la douleur entrelacé de craquements sinistres. Une partie de ceux qui avait échappés au démembrement de la sanguinaire avait profité de la faiblesse de son compagnon pour se ruer sur lui l'un d'eux parvint à lui asséner un coup qu'on aurait pu croire mortel. C'était sans compter sur l'incroyable constitution de l'ancien soldat qui, même empalé sur une épée, continuer à envoyer ses adversaires dans leur tombe. Elle ôtait ses extensions du corps charcuté pour bloquer un nouveau coup qui laissa un trait de sang sur sa joue. Elle percevait le coeur battre envoyer tout le sang qu'il pouvait, partout où il pouvait dans le corps de l'humain, elle percevait l'échauffement de ses muscles, le rythme de sa respiration. A tout cela, elle allait y mettre un terme quand une voix stoppa net son geste pour lui crier de se réarmer de prudence. Et effectivement, sur la paroi de la cavité qui les contenait sous terre, le flamboiement d'une torche derrière l'hémophage dévoilait l'ombre d'une énorme créature qui s'apprêtait à frapper. Elle risqua un bref regard par dessus son épaule, regard qui ne fit que lui confirmer une chose : dégager de là, TOUT DE SUITE.

    Elle se jeta sur le côté pour éviter la masse d'arme qui s'abattait à l'endroit où elle s'était tenue quelques instants auparavant. Une bouillie de sang, de chair et d'os gicla dans les alentours : si la Silbena avait su se glisser hors d'atteinte, la proie qu'elle s'était apprêtée à achevée n'était plus qu'une purée organique sanguinolente. De là où elle était désormais, elle put voir la fameuse épée du lycan se planter dans le dos du monstre, sans avoir plus d'effets qu'une piqûre de moustique. Elle restait là bouche-bée, l'air stupide. Avec une telle immondice, ça s'annonçait mal, ça s'annonçait MAL.

    Son instant d'abasourdissement failli lui coûter la vie ; un ninja rescapé en avait profité pour lui passer son katana près de la jugulaire. A ceci près que rien ne vallait les réflexes d'un revenant d'une bataille qui avait durée près de trois ans. Tandis que Cronose essayait de s'occuper du mammouth de la dégénérescence, elle avait interposé une de ses épées et lui lança son coude dans l'estomac avant d'y enfoncer la pointe de son arme. Elle en finissait avec ce crétin en pyjama quand Cronose fut brutalement projeté contre les murs que formaient le minéral creusé. Jadis s'arracha douloureusement à cette vue. Il s'en remettrait sûrement, mais pour le moment une monstrueuse réalité attendait qu'on s'occupe d'elle...

    La jeune femme fit un écart en arrière alors que le gigantesque fléau ennemi tenta de la balayer, raclant sur son passage une bonne partie du sol. Elle ne voyait pas ce qu'elle pouvait bien faire, elle était quelque peu résignée après avoir constaté l'effet qu'une des meilleures armes qu'elle ait pu voir à l'œuvre soit sans effet sur cette créature de l'horreur. A part se contenter d'esquiver pour gagner du temps. Elle essayait tant bien que mal quelques attaques qui dérapaient sur la peau, aussi épaisse que du cuire travaillé. D'ailleurs, le géant commençait à perdre patience, trop lent pour pouvoir toucher la vampire, sa rapidité l'énervait et ses coups étaient d'autant plus puissant. A chaque nouveau choc, la roche tremblait, menaçant de s'écrouler. Comment allait-ils se débarrasser de ça ? Elle eut un nouveau regard vers le lycan. Comment allait-elle se débarrasser de ça ? Il devait bien y avoir une faiblesse... Tout individu a des faiblesse. La lenteur ? Certes, mais si à chaque coup, le truc ne sent rien...Nouveau coup qui envoya de multiples fragments de la paroi voler un peu partout.

    Ben alors mon gros, c'est ton lard qui te ralentit ? Provoqua-t-elle.

    Il lui lança un regard plein d'avidité sanguinaire. Un regard. Des yeux. Le résultat ne se fit pas plus attendre, il lança une nouvelle offensive plus rapide que les précédentes, plus précise aussi, puisqu'elle emporta le katana volée volée par Nihila au tout début du guet-apens. Elle tenta le tout pour le tout, et sauta sur le monstre les deux mains sur le pommeau de son épée, l'oeil en cible. Mais si elle avait cru que la fin approchait, elle se fourrait le doigt dans son oeil à elle, et jusqu'au coude. D'un revers, il l'envoya valser à son tours sur un décamètre, mais à l'inverse de Cronose, elle s'étala dans la longueur de la pièce souterraine. A priori rien n'était cassé, mais le choc l'avait sonné pour un temps, et elle espérait que le bête n'allait pas revenir tout de suite à la charge. Il fallait lui percer le crâne par...

    ...les yeux...


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MessagePosté le: Mar 23 Nov - 23:44 (2010)
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Cronose
Lycans

Hors ligne

Inscrit le: 17 Déc 2009
Messages: 68

MessagePosté le: Mer 24 Nov - 18:29 (2010)
Sujet du message: Vestige du passé
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Pendant qu’il massacrait les derniers humains, il analysait la manœuvre de Nihila. S’il ne se trompait pas, c’est les yeux qu’elle visait avant de se faire projeter violemment. Il eut un haut le cœur lorsqu’elle eu subi le choc, mais c’était sans inquiétude réel. Il connaissait sa capacité à résister au coup dur, puis tout comme lui, elle jouissait d’une résistance incommensurable. Pendant qu’il chargeait l’énorme bestiole, il para le fléau de son épée tout en l’esquivant d’une bonne partie. Car parvenant à ralentir la frappe, il ne pouvait la déstabilisé complètement, ce gros tas de muscle possédait une véritable force de titan. Alors que le lycanthrope esquiva la boule à pique d’un bond hâtif, il frappa sa lame contre la cuisse de son adversaire. A sa grande surprise, la lame ricocha, comme s’il frappait un caillou avec un jouet en bois. Par cette observation qui confirmait son doute précédent, il tenta l’approche de sa compagne. Lâchant sa lame qui était bien trop encombrante face au monstre, il déploya deux arbalètes mais ne put cibler les yeux. Esquivant à longueur de temps, il n’avait jamais réellement l’occasion de lui trouer un œil. De plus, les compétences de Cronose se portaient plutôt au corps à corps. Il pouvait tirer précisément à distance mais dans le cas présent, il fallait l’élite du tir et ce n’était pas lui l’heureux élu. Une autre solution constituait à disposer d’une aide pendant qu’il immobiliserait la bête. Mais comment obtenir un tel miracle ? Non mais c’est vrai, son bras approchait la carrure déjà imposante du lycanthrope !  Il ne pouvait espérer lutter contre l’abomination qui lui faisait face. Jusqu’au moment où il se sentit contraint de battre en retraite. Il lui fallait un plan et vite. Sans trop savoir quoi faire, il balança une arbalète à Nihila qui se trouvait de l’autre côté de la gallerie. Le monstre patienta un instant, ne sachant trop par qui commencé. Cet interlude s’en suivit d’un étrange évènement. Cronose pu clairement entendre une voix souffler en lui : « Libère l’instinct et j’en ferai mon festin ! »
 

Il ne comprenait pas trop l’origine de cette entité mais fut certain qu’elle provenait de son esprit. Alors qu’il se sentait impuissant face à l’horreur qu’il défiait, il s’empara d’un cadavre en « pyjama » et sans contrôle de ses réactions, lui laboura l’estomac pour lui extirper ses tripes et les déguster. Savoureux met, il ignorait que la viande crue et à vif pouvait s’avérer délicieuse. Scrutant son apparence dans une flaque parsemant le sol terreux, il distingua sa mutation. Il s’était transformé véritablement en loup et ce phénomène étrange n’avait aucune raison d’avoir lieu. Terrifié, l’instinct prenait le pas sur l’homme et son identité s’effaçait peu à peu pour ne laisser qu’une bête assoiffée de sang. Alors qu’il achevait son repas, que l’abomination s’approchait de Nihila en douceur. Le loup poussa un long râle avant de courser l’énorme créature au fléau. A son approche, le géant perçu l’ennemi et fit demi-tour pour l’écraser de sa masse terrifiante. Le loup bien plus agile que l’humain, esquiva sans mal les divers assauts trop lents du monstre et c’est durant ce petit jeu, qu’il renouvelait sa mutation. Retrouvant l’apparence d’un hybride lycanthrope tel qu’on les percevait en guerre. Se tenant sur deux pattes, une tête de loup sur un corps musculeux et recouvert d’une toison noire de jais. A la différence qu’il paraissait plus massif qu’en ville. Le monstre n’apprécia pas cette menace et balança sa masse qui heurta une nouvelle fois le sol. Puis, le lycanthrope plongea sur le monstre et parvint à l’immobiliser contre une paroi. En lui administrant des griffes et des coups d’une violence suffisante pour enfin l’atteindre derrière sa carapace de chair épaisse. Mais le monstre cessa d’user de son fléau et logea quelques coups au lycanthrope, lui brisant quelques côtes. Celui-ci accéléra le processus de rétablissement en arrachant un lambeau de chair au géant mais de sorte, rien n’aurait pu confirmer le gagnant de cette confrontation. L’ennemi était plus résistant que le lycanthrope mais plus lent tandis qu’ils partageaient une force similaire. Malgré l’instinct qui emprisonnait la conscience de Cronose, une intelligence certaine brillait dans les yeux gris et haineux du loup. Il contourna son adversaire pour atteindre son dos et lui enrouler ses bras autour de la nuque. Le monstre furieux de perdre ainsi le combat, déstabilisa son adversaire en lui infligeant quelques coups de coude d’une brutalité suffisante pour compromettre le sommeil d’un éboulement. Le lycan rugissait de douleur tandis qu’il enfonçait sa mâchoire dans l’épaule de son adversaire, aspirant son sang en trop faible quantité pour le vaincre. Le géant beuglait en frappant du coude tandis que le lycan perdait prise tant sa cage thoracique tombait en miette. Mais l’acharnement cessa lorsqu’un carreau vint se planter dans l’œil du monstre, lui traversant la cervelle, par la même occasion. Nihila venait de comprendre la manœuvre du lycan qui s’évertuait à l’immobiliser pour être en mesure de cibler ses yeux. Alors que le monstre s’écroulait, le lycanthrope gémissait en tentant vainement de se relever. Chaque fois qu’il essayait de se redresser, il s’écroulait à nouveau et ne parvint qu’à respirer lourdement. Mais ce qu’ignorait peut-être Nihila, étant que Cronose luttait pour vaincre son instinct…


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Jadis
Vampires

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Messages: 26

MessagePosté le: Mer 24 Nov - 23:43 (2010)
Sujet du message: Vestige du passé
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    Elle s'était relevée juste à temps pour attrapée l'arbalète que lui avait lancé Cronose. Elle restait un moment avec ce curieux objet entre les mains. Il plaisantait, pas vrai ? C'était une blague, hein ? Interloquée, elle le regarda, espérant comprendre ce qu'elle avait dû mal interpréter, mais il était occupé à bouffer du cadavre. Apparemment non, c'était pas une blague, elle était vraiment sensée utiliser ce... cette... chose?! Elle qui s'y était refusée tout ce temps, qui avait tout fait pour éviter ces améliorations pour archers, elle se retrouvait pour seul moyen de vaincre une foutue arbalète. Elle savait en gros comment ça marchait, mais s'il s'agissait de viser, elle n'avait pas encore fait cette fabuleuse expérience. Alors que la vampire se débattait avec le carreau qui s'était délogé de son emplacement, tentant de l'y remettre, puis constatant qu'elle n'avait pas armé l'engin dû tout recommencer, le loup qu'était devenu Cronose hurla avant de foncer sur le géant. C'était très bien, il allait l'occuper tandis qu'elle se débattrait avec cet engin inutile. On lui aurait donné n'importe quoi d'autre, un poignard même une petite dague aurait suffit. Elle était assez performante au lancé d'armes blanches. Si elle s'était plus exercée au combat à distance, qu'elle avait été moins tétue, et surtout moins persuadé de la vanité de la chose, elle n'en aurait jamais été là ! Elle parvint finalement à armer le mécanisme un peu complexe pour elle (xD), et tenta de viser, chose pas si évidente puisque le mouvement du duel mettait en danger le lycan. Enfin, pas tant en danger que ça, elle lui avait déjà administré bien pire qu'un simple carreau, mais il s'agissait d'en finir avec le mastodonte avant tout ! Le carreau parti se planter... non, il ne se planta même pas, il s'écrasa contre le plafond. Alors que l'hybride tenait enfin l'énorme humain, elle s'exaspérait d'elle-même. On ne contrarie pas Nihila Du Silbena Rark ! Elle jeta l'arbalète, pour ne garder plus que le carreau. Et il était temps d'ailleurs, il semblait que son allier commençait à perdre l'avantage. Elle mit toute sa force dans l'élan de son bras, et au dernier moment, assurée de sa cible, elle lâcha le projectile contondant. Il s'enfonça dans l'oeil gauche, le perfora, faisant gicler un liquide sombre avant de déchiqueter le début du nerf optique, transperça le coeur du cerveau, atteignit le lobe occipitale pour éclater l'arrière de son crâne faisant dégouliner une chair aussi tendre qu'insoupçonnée de la part d'un tel individu : la cervelle. La victoire était totale : la brute s'écroula lentement faisant trembler toutes les fondations de la cavité souterraine. Une vague de joie envahit alors Jadis qui ne voyait plus la fin de ce combat. L'espace d'un instant, elle posait son dos contre le mur, espérant savourer ça. Mais elle fut vite dissuadée par la blessure encore toute chaude qu'elle avait presque failli oublier. Elle demeurait tout de même en meilleur état que l'hybride qui peinait à se relever si bien que l'inquiétude finit par briser sa vague de soulagement.

    Cronose...? fit-elle doucement. Les deux émeraudes de ses iris scrutaient l'interpelé gémissant, cherchant à y discerner quelque chose, n'importe quoi, une intention, un regard qui lui dirait quoi faire, quelle attitude adopter. Elle avait envie de se précipiter pour l'aider à le relever, mais on ne la lui faisait pas deux fois, à elle. Lentement elle ramassa une de ses épées qu'elle avait envoyé dans le coin, soit pendant son vol plané, soit au début de la bagarre. Elle la tenait fermement. La méfiance avait rendu son visage dur et froid. Comme à la guerre. Simple précaution, n'est-ce pas. Il semblait assez mal en point, mais elle le connaissait suffisamment pour savoir qu'il était capable de chose qui dépassaient l'entendement. La métamorphose n'aidait pas non plus à la mettre en confiance. Avant, elle n'avait jamais vraiment cherché à comprendre les individus de sa race, mais pendant la bataille, elle avait finit par apprendre à reconnaître cette sorte de lueur au fond de leurs yeux qui disait que l'heure n'était plus à la retenue d'aucun contrôle que ce fût. Destruction, pur et dur. Un peu comme elle, il y a bien longtemps. A la différence qu'elle avait fini par préférer la canalisation méthodique avec le temps. Et la disparition de quelques démons. Elle continua de s'approcher du lycan d'un pas mesuré. Elle entendait son souffle irrégulier souffrir des fractures en cours de régénération. Mais plus que souffrant de la douleur, il semblait en plein combat contre... contre ?

    Du bout du pied elle le retourna pour capturer son regard gris. L'air sévère que lui donnaient ses sourcils froncés trahissait qu'elle userait de son arme si nécessaire, mais qu'elle espérait ne pas y être obligée. Elle pouvait tout aussi bien partir et le laisser là, sans doute était-ce qui valait mieux pour elle, si elle avait tant tenue à sa survie. N'importe qui aurait peut-être préféré partir après les épisodes de la veille, par vengeance, par instinct de préservation, par précaution. Mais elle n'était pas n'importe qui, elle était surtout orgueilleuse, et il ne faisait aucun doute, même après la raclée qu'elle s'était ramassée la dernière fois, qu'elle n'avait pas plus à craindre de Cronose qu'il n'avait à craindre d'elle. L'instabilité, elle l'avait subie, maintenant qu'il en était la proie, elle se rendait compte à quel point ça pouvait rendre dangereux pour soit comme pour les autres. Et elle se rendait aussi compte de quoi il fallait être capable pour supporter de tels individus et y survivre.

    Tu vaux mieux que ça, pas vrai ? T'es pas devenu comme les autres, t'es pas devenu qu'une mâchoire aux ordres d'une bête sauvage, pas vrai ?

    Les autres. Les lycans. Les vampires. Les humains. La différence n'était plus si distinct au regard de la folie qui les guettait. Tous. Il fallait déjà être fou pour faire la guerre. On en revenait d'autant plus fou après avoir vu l'horreur dont on était capable de ses propres yeux, de ses propres mains. Des machines à tuer, c'était tout ce qui restait d'eux ? Elle regarda les corps qui jonchaient le sol... Et le reste ? Et le reste ?

    Sentant ses nerfs faire trembler son poing, elle jeta sa lame au sol. C'était trop tard. Ca faisait déjà partie d'eux, mais ils ne s'y étaient jamais vraiment intéressés. Ca avait toujours était là. Dans l'essence pourrie de l'âme. Mais ils ne s'y étaient jamais vraiment préoccupés. On s'était dit qu'au final la civilisation l'emporterait sur l'instinct, mais on a jamais chercher à le faire disparaître. Juste... le maîtriser, s'en servir. Après tout, pourquoi se passer d'un tel potentiel ? Quel avantage ? Elle-même devait bien l'avouer, c'était un genre de fil de sécurité qui permettait de dépasser ses propres limites, mais est-ce que la puissance conférée par cette impulsivité valait vraiment le prix d'une âme ?


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Cronose
Lycans

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Inscrit le: 17 Déc 2009
Messages: 68

MessagePosté le: Jeu 25 Nov - 19:01 (2010)
Sujet du message: Vestige du passé
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Un grondement. « Laisse toi aller, ne résiste pas, c’est ton instinct, c’est ce que tu es au plus profond de toi. Tu n’es pas un homme alors arrête d’y croire. Sois le loup, sois la bête, le prédateur, le libre arbitre.
 

*C’est faux ! Je su… je suis… fils lycan.. ma… mais… pas une bête écervelée ! *
 

Un rugissement s’en suivit d’un fracassement. Ses énormes poings martelèrent le sol en signe de résistance. Il flairait l’approche de Nihila mais ce n’était plus la même impression qu’il partageait d’elle. Ce n’était rien de plus qu’une femelle froide.
Empare-toi d’elle, tu es le mâle, tu dois choisir ta femelle. Dompte-là et détruit-là, c’est une femelle souillée par la corruption. Tu es issu de la nature, elle des ténèbres !
 

*Non ! On n’est pas si différent, c’est… c’est moi qui suis corrompu !*
 

Parfaitement, mais tu es l’ancien mal, celui de la nature, celui qui a toujours raison. Elle n’est que le fruit d’une malédiction, la peste et la proie du sang. Leur force n’est qu’éphémère, si on a remporté cette guerre c’est pour prouvé leur futilité. Eveil ton cœur, libère la bête !
 

*Plutôt crever !*
 

Le lycanthrope repoussa Nihila sans qu’elle ne puisse réagir. La heurtant en pleine poitrine, elle fut écartée de l’hybride qui grimpait la paroi tout en s’y fracassant le crâne. Il frappait de ses poings, pendant que les tremblements s’intensifiaient. Il retombait sur ses victimes jonchant la grotte pour les déchirer de ses griffes. Il véhiculait une violence pure et simple afin de contrôler ses pulsions. Il se releva sur deux pattes pour frapper sa poitrine puis, il fonçait littéralement contre chaque coin des différentes galeries.
 

*Je suis maître de mes pensées, tu n’es rien sans l’astre lunaire, alors dégage !*
 

Cette fois, il s’ébranla en fracassant sa tête contre un bout de roche. La lycanthropie s’estompa et il reprit forme humaine. Le seul inconvénient, pendant qu’il reprenait sa forme initiale, étant que l’éboulement s’enclenchait. Une fois qu’il en prit conscience, il récupéra son épée et s’approcha de Nihila.
 

-Merde, je suis désolé, je crois que je deviens fou ! On ferait mieux de déguerpir !
 

Tant pis pour le survivant qui devait leur indiquer la route et tant pis pour la direction, ils se dirigèrent à l’opposé de leur précédent chemin, ce qui devait les éloigner davantage de Lituaille. Les pierres s’écroulaient derrière eux et Cronose manqua à deux fois d’être écrabouillé par quelques rocs. Il parvint également à intercepter le mouvement de Nihila qui risquait une lamentable chute dans un trou d’une profondeur mortelle. Lui saisissant le bras pour la ramener vers lui, il la relâcha lorsqu’ils eurent l’occasion de terminer leur course. Essoufflé, la galerie dans laquelle ils se trouvaient devait être plus proche de la sortie car la configuration des lieux lui rappelait quelque-chose.
 

-C’est bon, je connais un peu cet endroit. On a parcouru plus de la moitié mais là j’en peux plus. Plutôt que dormir dans les plaines, je pense qu’on peut s’abriter ici pour la nuit. 
 

Il s’enfonça dans une cellule plutôt spacieuse s’achevant en cul de sac et profita de quelques branches abandonnée par d’anciens touristes pour alimenter un feu.  Son souffle s’apaisait tandis qu’il sortait de son sac de la viande séché encore consommable. Il dégusta son met de faible facture, trop paresseux pour cuir la viande. Enfin, il estompa sa déshydratation par une rasade d’eau fraiche, provenant de son outre.
 

-Il faut toujours qu’on se croise dans des circonstances déplorables. Mais je serais un menteur de prétendre que je n’aime pas ça.
 

Il scruta un instant ce qui fut pour lui une proche et bizarrement, ces trois années de guerre ne lui vouait aucune rancœur. Il n’avait jamais détesté Nihila mais un froid s’était insinué entre eux. Accablé par le remord, il dût ravaler sa salive pour lui faire ses excuses.
 

-Je regrette pour ce qui s’est passé hier. J’ai l’impression que la guerre m’a fait perdre le contrôle. A force d’user de la haine, je n’ai plus de maintien sur ce qui sommeil en moi.
 

Il marqua une pause tout en contemplant les flammèches, recouvrant son visage d’un voile flavescent.
 

-Je suis dévoré par l’instinct et… J’ai le sentiment que ce qu’il me reste d’humanité finira par tombé. Résisté s’avère de plus en plus difficile, je redoute davantage la prochaine pleine lune. Elle aura lieu dans quelques jours.
 

Accablé, il crispa sa mâchoire pour élucider une solution qui ne lui parvenait pas. Enfin, il eut l’indice d’un remède.
 

-Je pense rencontrer mon cousin, Raziel… il est probablement mêlé à nous deux d’une certaine manière. C’est le seul qui est en mesure de m’aider mais c’est peut-être également lui qui t’as attaqué au bord du précipice. De toute mon espèce, il est le dernier à posséder une épée proche de la mienne tout en arborant ces mêmes yeux gris.
 

Il scruta sa réaction, il ne pouvait lui en vouloir si elle désirait vengeance mais Raziel était un adversaire coriace et dangereux.
 

-Si tu tentes de l’attaquer je ne m’y opposerai pas. Mais il est parfaitement en mesure de te tuer. Il est vraiment puissant. Il ne connait que la compétition et le triomphe. Ses nombreux combats ont fait de lui un redoutable adversaire. Je ne mets pas en doute tes capacités, mais il te massacrera si tu tentes une attaque. Personnellement, je ne me sens pas capable de le défier. Il est pour moi un ami et il t’a vaincu dans les règles de la guerre. Mieux vaux prendre sur toi et laisser couler cette histoire…
 

Il s’installa plus confortablement tout en contemplant la vampire.
 

-Tu as préservé ton charme durant ces trois dernières années… pensa-t-il à voix haute.
 

Il dégaina son épée et inspecta cette lame qui miroitait malgré la souillure du sang. Elle n’était jamais victime de corrosion et elle préservait son tranchant d’autrefois. Le plus bel ouvrage qu’il eut l’occasion de détenir…


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Jadis
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Messages: 26

MessagePosté le: Ven 26 Nov - 12:40 (2010)
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    Elle fut violemment repoussée malgré elle. Il l’avait éloignée, mais qu’espérait-il ? La sauver de lui même ? En le voyant tourné à la folie sous sa forme hybride, elle perdit l’audace dont elle avait fait preuve quelques secondes auparavant pour rester en retrait. Qu’aurait-elle pu faire d’autre ? Il lui semblait que ce combat ne la concernait pas, mais la démangeaison que provoquer la retenue qu’elle s’imposait devenait à la limite de supportable. En particulier quand il se mit à agir comme un… loup en cage, à se jeter contre tout ce qui pouvait lui remettre les idées en place. Il repassait sur les corps déchiquetait les agonisants comme les morts jusqu’à n’en faire que de la charpie. Si Nihila avait toujours été une combattante des plus cruelles, elle ne put s’empêcher de tourner la tête. C’était pas tant pour ces bouffons qui avaient cru avoir la moindre chance de les avoir, c’était plus pour la dignité de Cronose qui y perdait au fil de ses crises. Elle avait mal de le voir se mettre dans cet état pour des choses qu’elle n’était pas à même de savoir sans qu’on lui expliquât, d’autant plus mal quand il fracassa une nouvelle fois son crâne contre une roche particulièrement dure. Il finit par perdre l’apparence hybride qui l’avait dominé jusque-là. Et non sans conséquences, car à force de se déchainer sur les parois, la fragilité de la roche creusée commençait à se faire sentir. Déjà le plafond s’émiettait sur eux. Pour la énième fois, et la dernière on l’espérait, elle récupéra les lames volée en ville dont elle s’était autoproclamée la propriétaire. Elle ne comptait pas avoir fait tout ça pour être enterrée vivante, même s’il fallait traîner un fou à lier inconscient pour s’en sortir. A son approche, elle fut tentée de faire un écart, ou même de lui en coller une l’histoire d’être sûr qu’il ait bien les idées en place, mais alors il parla, et elle n’eut pas à s’en assurer. Gardant pour elle-même le fait qu’elle commençait à partager ses mots, elle se contenta de se diriger vers tout ce qui ne les ramènerait pas sur leurs pas. Ainsi, la théorie voulait qu’ils s’éloignent de la ville qu’ils avaient fuie, laissant comme à leur habitude, le chaos derrière eux. Mais l’enfer qu’ils avaient provoqué courrait sur leurs talons, essayant de les engloutir dans son entre. L’attention de Jadis avait été détournée par un énorme bloque qui manqua de s’écraser sur eux quand le lycan la retint par le bras pour lui éviter une dégringolade, peut-être fatale. Enfin, ils finirent par se réfugier hors de danger dans une cavité plus solide. Cronose assura qu’il savait à peu près où ils se trouvaient, et tant mieux, parce qu’à par dans une fourmilière grandeur nature, la vampire n’aurait pu dire où ils se trouvaient. Elle le suivit dans ce qui ressemblait à une pièce, et le regarda manger. Encore. Après toute la chair qu’il avait ingurgité, il trouvait encore de la place ? Pour ce qui était de son appétit à elle, elle avait eu sa dose et n’aspirait qu’à arrêter de bouger, laisser un peu de répit à ses muscles qui en avaient vu de toutes les couleurs après tant de semaines au repos.

    Déplorable ? L'euphémisme la fit sourire. En omettant les paysage post-apocalyptiqes et les charniers qu'ils laissent bien souvent derrière eux, oui, déplorable, c'était presque acceptable.

    Tu crois pas que c'est plutôt nous les circonstances déplorables ?

    Un court silence s'étala faisant remonter des fragments du passé. Peut-être qu'il y avait quelque chose de brisé, qui ne pouvait pas se réparer, à moins que c'était autre chose qui faisait cette impression de changement, d'éloignement. Mais elle n'avait pas envie de songer à ça maintenant, elle n'avait pas envie de replonger dans ses réflexions brumeuses, sans silhouette ni forme, juste des ombres insaisissables. Surtout pas maintenant qu'elle avait retrouvé la compagnie de cet homme qui avait toujours su rendre tout tellement compliqué rien que par sa présence.

    Le lycan rompit le silence. Ressentait-il un besoin de se justifier auprès d'elle, de s'expliquer ou juste... de se faire comprendre. Elle ne l'interrompit pas, se contentant de l'écouter. Elle voyait très bien le mal, mais s'il cherchait à s'en guérir...

    Je pense rencontrer mon cousin, Raziel… il est probablement mêlé à nous deux d’une certaine manière. C’est le seul qui est en mesure de m’aider mais c’est peut-être également lui qui t’as attaqué au bord du précipice. De toute mon espèce, il est le dernier à posséder une épée proche de la mienne tout en arborant ces mêmes yeux gris.

    Les yeux de Nihila se mirent à luire. Raziel, hein. C'était parfait, elle n'aurait pas à le chercher ? Cronose se rendait-il compte de ce qu'il venait de faire ? Cet objectif mis de côté pour un temps fautes d'informations, il venait de l'alimenter à tel point que ça faisait ressurgir l'amertume de la vampire. Elle tiendrait sa vengeance.

    Si tu tentes de l’attaquer je ne m’y opposerai pas. Mais il est parfaitement en mesure de te tuer. Il est vraiment puissant. Il ne connait que la compétition et le triomphe. Ses nombreux combats ont fait de lui un redoutable adversaire. Je ne mets pas en doute tes capacités, mais il te massacrera si tu tentes une attaque. Personnellement, je ne me sens pas capable de le défier. Il est pour moi un ami et il t’a vaincu dans les règles de la guerre. Mieux vaux prendre sur toi et laisser couler cette histoire…

    Chaque phrase raisonnait comme pour la persuader d'abandonner cette fois. Et elle les prenait comme autant de coups qui attisaient sa colère. Peut-être qu'il rajouta une phrase, mais elle n'avait plus voulu entendre quoi que ce soit, elle s'était déjà levée et crachait ses mots plein de ressentiments.

    Mais qu'est-ce que tu crois ?! Tu crois que je ne sais pas de quoi il est capable ? J'ai très bien vu, j'ai très bien vu qu'il s'est raté, ton grand guerrier, j'ai très bien vu qu'il a frôlé le triomphe et qu'il s'est lamentablement raté ! Et je veux voir sa gueule se décomposer quand je serai devant lui bien vivante avant de la lui décomposer d'une tout autre manière ! Et saches que je ne te demande ni ton aide, ni ton secours ! Et puis, tu ne sais même pas de quoi tu parles ! Tu... Tu parles de règles de la guerre, mais tu n'étais pas là, tu n'étais pas là, Cronose !

    Jadis se rassit pour couper court à sa colère, ou du moins s'arrêter de hurler comme une hystérique. Elle l'avait vu, elle l'avait vu la chercher, il l'avait cherchée, il l'avait cherchée, elle. Et elle l'avait vraiment pris comme une atteinte personnel. Il ne s'agissait pas d'une attaque dans la foulée de la bataille, c'était plus que ça, elle en était certaine. Mais d'un autre côté... D'un autre côté elle avait été presque aussi certaine que c'était Cronose qui avait tenté de la tuer. Mais c'était autre chose ! Elle le revoyait apparaître tout à coup émergeant des rangs alors que les ennemis la submergeait déjà de toutes parts. Et où étaient ses hommes à elle pendant ce temps ? Ca ressemblait plus à un piège à y penser. Elle fouillerait les bribes de souvenirs, les moindres détails comptaient, mais pas maintenant. Maintenant, il fallait vider sa tête qui contenait trois jours de rebondissements qui s'entremêlaient et se rendaient incompréhensibles. Le sommeil éclaircirait tout ça, du moins fallait l'espérer. Elle s'allongea sur le côté. Il fallait oublier tout ça, sinon elle allait exploser.




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MessagePosté le: Ven 3 Déc - 03:09 (2010)
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Elle ne semblait plus se contrôler lorsqu’il observait sa réaction. Elle ne comptait pas en rester là, que du contraire. Il connaissait déjà un peu son tempérament et jamais elle ravalait un échec. Il fallait représailles et toujours plus de violence pour la calmer. Malgré la brutalité dont il pouvait faire preuve, Cronose restait presque sidéré par l’énergie farouche que pouvait manifester sa vieille complice. Il ne parvenait jamais à la sonder et ses réactions impulsives l’abandonnait au désarroi. Bien entendu, cette attitude agaçante agrémentait son charme et c’est une des raisons pour laquelle il lui dévouait son attirance. Peut-être était-ce pour cela qu’une accroche fut possible autrefois, il avait besoin d’une compagne imprévisible et fier, plutôt qu’une gente dame attirance certes, mais simple. Sans l’improvisation, sans les moments forts entremêlés à la simplicité, il se montrait las. En compagnie de Nihila, le sable du temps lui filait entre les doigts, le plaisir de l’instant prenait le pas sur la réalité et le monde tournait plus rapidement. Il enviait son passé qui dévoilait un futur à venir, alors que le présent, lui révélait un avenir douteux. La guerre l’avait transformé, indéniablement, le privant de la flamme qui alimentait sa raison d’être. Il ne prenait plus de plaisir à fuir, reconstruire, détruire, ou même s’adonner au vice de la chair ou de la drogue. Tout conservait la saveur des cendres et rien n’ébranlait son indifférence. A l’exception d’une chose, cette femme. Une personne unique, le centre d’un tout et l’infini d’un songe. Combien de fois n’a-t-il pas émis une pensée à son égard, révélant la teneur de ce qu’il ressentait et réprimait pour le sacrifice de sois. Trop fier tous les deux, ils quittèrent un monde savoureux pour affronter la réalité d’une cruauté palpable. Le champ de bataille, la haine de deux créatures ennemies depuis toujours, le devoir et la famille prenant le pas sur ses désirs, rêves et autres fantasmes. Nihila… Il soupirait en constatant la nostalgie qui le submergeait, sa gorge se nouait alors qu’il admirait la chevelure enflammée et pourtant si douce de la vampire. Pourquoi se faisait-il ainsi souffrir ? Il s’approchait d’elle comme un pantin, ne répondant qu’aux souvenirs qu’il refoulait depuis si longtemps. Trois années décuplés par la gravité du massacre, c’était beaucoup trop long... S’installant près d’elle, il remémorait la complicité qu’ils partageaient et bien que différente, elle était toujours présente. Se lisant dans son regard, ou imprégné dans son ton, son attitude ou même par sa simple présence. C’est presque inconsciemment qu’il se découvrait en train de l’enlacer. Allongé, elle s’était certainement assoupie pendant que son bras lui passait par dessus la taille. Dans la pénombre véhiculée par le jeu des flammèches, il s’imprégnait du parfum suave qu’elle dégageait. Une note sucrée posée sur l’enveloppe d’une battante à l’aspect pourtant si apaisant et agréable. Mais un détail clochait, il cessa de rêvasser et considéra son approche un rien trop louche. Il s’éloigna en douceur mais fut certain que ses doigts frôlèrent un instant les siens. Bouleversé par cette montée d’émotion qu’il refoulait depuis trois ans, c’est comme s’il avait retenu sa respiration durant ces courtes et longues années. Hanté par ses fantômes du passé, il ne parvint à se l’enlever de l’esprit, jusqu’à que le sommeil l’emporte.


Raziel parcourait une étendue luxuriante de végétation, découpant les racines abruptes de l’ancienne sylve, il se frayait un chemin à travers les vieux chênes. Parvenant à une crypte, il reconnu un ancien parias, une amitié soudée pour un exil commun. Recherchant un médaillon, il contemplait les aurores boréales, se découpant à travers la cime. Stupéfié par le spectacle, c’est de peu qu’il esquiva la faucheuse. Disposant d’un instinct surhumain et d’un flair hors du commun, il repoussait les tentatives de la mort pour la soumettre à son propre jugement. Supprimant la menace, il distingua sa convoitise. Cette vampire pourrissant la loyauté de son cousin. Elle insultait son honneur et révélait un point faible qui le révulsait au plus au point. Les lycanthropes étaient la race supérieure et ce parasite crachait face à cette réalité. Tous les vampires étaient des déchets, les résidus d’un territoire trop parfait pour ces sangsues. Elle parvenait à vaincre l’un de ses frères mais elle n’aurait pas l’héritier d’un clan, l’égal de son propre ego. Soulevant son imposante épée, il se frayait un chemin jusqu’à elle, abandonnant la crypte et cette fiction qui lui servait « d’ami », il terrassait quelques vermines insignifiantes avant d’atteindre le juron qui pesait sur sa famille. Cette grossièreté révulsant qui ébranlait la volonté de sa propre chair. Brandissant l’épée, elle parvint à parer son coup mais il la vaincrait, à coup sûr. Elle semblait sidérée en réalisant sa supériorité mais aussi sa trahison. En vérité, il empêchait son cousin de commettre l’irréparable, lui défendait uniquement son honneur. Mais dans les yeux de ce résidu, il lisait l’écœurement, le considérant comme un monstre. Ce mépris vint au bout de ses forces, il désarma son adversaire en même temps qu’il lui transperçait l’abdomen pour le faire chuter dans l’oubli. Il n’accueillit guère le sol car le vide surplombait ses pas et pendant qu’il choyait, Raziel jouissait de l’instant. Débarrassé de la menace, Nihila disparus dans le gouffre éternel…


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Jadis
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MessagePosté le: Ven 3 Déc - 16:47 (2010)
Sujet du message: Vestige du passé
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    … La falaise eut un effet de recul alors qu'on assistait à la distillation du dernier espoir. On s'était attendu à un écrasement des chairs, des os, car le nombre de rocs où se brisaient les vagues ne manquaient pas. Mais au lieu de ça, une émersion de l'autre côté. Tel du magma en fusion déchirant la couche terrestre de la réalité, c'est ainsi que Nihila surgit du monde des rêves, ou plutôt des cauchemars. Le corps tendu à la limite de l'implosion, elle avait bondit avec une vivacité qui insinuait le doute : était-elle réellement entrain de dormir quelques instants plus tôt ? Les réminiscences aigres laissées par son sommeil tourmenté avaient échauffé la cicatrice au bas de son ventre. Non, elle ne portait pas la simple intention de tuer, c'était bien plus, c'était la volonté de détruire, de faire disparaître. Aucunement question de duel là-dedans, rien qu'un règlement de compte. Elle avait voulu que la nuit l'éclaire, et voilà que tout n'était devenu qu'évidences, comment n'avait-elle pas pu y songer plus tôt ? Au vu du passé qu'elle partageait avec Cronose, s'il s'agissait bien de son cousin, ce dit 'Raziel', il y avait toutes les raisons de croire qu'il avait voulu se préserver de la menace établie qu'elle représentait en étant en vie. Déjà à la base, un lycan et une vampire ensemble, s'ils ne s'entretuaient pas, c'était une incohérence, mais si en plus il y avait tout à croire que des attractions ou pire des sentiments les liaient, c'était contre nature. En ajoutant à cela le fait que ces deux-là soient parmi les têtes de clan respectivement opposés, autant dire qu'il y avait plus que des bonnes raisons de mettre un terme à cette relation, fut-elle passée. Et puis, à y réfléchir, c'était d'une pierre deux coup, puisqu'il était prévisible que sans l'héritière Silbena, plus d'un des sous-fifres vampire voudrait revendiquer son mérite pour gagner son statut. C'était là, la faille des vampires ; la convoitise et l'orgueil. Ca les aura causés à leur perte. Suppression de la menace. Stratégie militaire. Et il avait cru que son coup tracerait la victoire des siens ainsi que sa gloire. Et il avait eu raison. Pour un temps. Car il n'ait personne qui puisse prétendre à la domination totale du destin, et elle irait de ce pas le lui prouver. Elle irait de ce pas annihiler son être qu'il n'en reste plus rien dans les mémoires. L'orgueil. Elle avait dû mal à comprendre en quoi ce... cet énergumène pourrait bien aider Cronose, elle songeait également qu'il faudrait sans doute qu'elle ne se présente pas avant qu'il l'ait aidé.

    La buée des souvenirs amères s'estompa de ses yeux, aussi, elle se rendit compte qu'elle se tenait menaçante, les yeux vers... rien, un bout de roche tout au plus. Il ne s'était écoulé que quelque secondes entre le moment où elle avait bondit et le moment présent où elle s'interrogeait sur les évènements qui l'avaient amenée à dormir dans cette cellule. Il lui fallut un temps pour se rappeler de l'endroit où elle se trouvait et pourquoi elle s'y trouvait, mais surtout avec qui. Elle adressa un regard au corps toujours immobile de la personne en question. Malgré le réveil de la vampire qui lui avait paru plutôt brutal, la souplesse de ses mouvements n'avaient apparemment pas extirpé Cronose de son sommeil, à moins qu'il ne la surveille du coin de l'oeil. Elle se rapprocha lentement de lui. Il était vrai que la menace qu'ils représentait l'un pour l'autre n'était pas négligeable. Elle aurait pu tirer avantage de sa position, elle aurait pu le manipuler ou le tuer. Tout comme il l'aurait pu, d'ailleurs. Pourtant ni l'un ni l'autre ne l'avait fait, comme si au final rien ne vaudrait ce sacrifice. Ils étaient comme condamnés à rester bloquer dans l'action qu'ils engendraient à deux ou dans la quiétude glaciale que leur laissait l'absence de l'autre.

    Elle se rapprochait encore. Des flammes dansant dans le foyer ne restaient rien d'autre que des braises qui peu à peu se laissaient corrompre par les ténèbres. Malgré l'obscurité la jeune femme parvenait cependant à distinguer le visage de l'endormi ou plutôt à le contempler. Elle se retint d'écarter une mèche de ses cheveux noir jais qui barrait son visage au risque de l'éveiller. Ces paupières qui cachaient l'intensité d'un regard d'argent. La ligne de ce nez tant de fois cassé et pourtant à l'arrête toujours aussi droite, comme intacte. Ces lèvres minces qui avait la manie agaçante mais tellement séduisante d'arborer un sourire provocant. Ce cou... Ce cou. Qu'elle avait eu l'occasion d'effleurer, d'embrasser mais aussi de goûter à de nombreuse reprises au cours d'autant de circonstances différentes, ce qui ne réprimait pas pour autant son envie de recommencer. Elle se retint cependant.

    La distance qui les séparait avait été si réduite qu'à présent Jadis sentait son souffle tiède sur elle. Ce qu'on ne peut empêcher on le ralentit comme on le peut, n'est-ce pas? Elle n'avait que trop conscience de l'attitude froide qu'elle conservait à son égare sans vraiment le vouloir, mais elle avait beaucoup de mal à s'arracher aux conditions de vie de ces trois dernières années lui avaient imposée, d'autant plus de mal qu'elle s'en était complètement imprégnée, redoutant, mais espérant encore plus, de ne jamais revoir ce lycanthrope qui avait eu raison d'elle d'une manière aussi inconcevable et imprévisible que difficile à réfréner. Souvenir ou rêve, elle avait cru le sentir près d'elle alors qu'elle sombrait dans les méandres du sommeil, et cette sensation de bien être à ses côtés avait ressurgi comme le fruit tendu d'un antique péché jamais vraiment assouvi mais qui exhalait une telle tentation qu'y résister devenait presque douloureux. Mais d 'ailleurs pourquoi y résister ? Puisqu'apparemment la guerre était fini, et qu'apparemment son clan était dissolu, et qu'apparemment il n'y avait personne pour s'immiscer entre eux-deux... Pour l'instant... Il n'étaient jamais en paix bien longtemps, mais ce n'était pas ce genre de prétexte qui pourrait la retenir après toutes péripéties auxquelles ils avaient survécus, une de plus, une de moins... Doucement, elle se glissa entre les bras de Cronose...


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MessagePosté le: Mar 7 Déc - 17:54 (2010)
Sujet du message: Vestige du passé
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Raziel s’estompait lorsqu’un grondement retentit des profondeurs célestes. Il se dissipait tandis que la sylve devenait brumeuse pour finalement s’effacer. Cronose reprenait conscience, peu à peu, lorsqu’il put sentir un contact tiède et agréable. Nihila était allongé, blottie dans ses bras et il fallut une bonne minute avant qu’il réalise que cette situation appartenait belle et bien à la réalité. Son cœur se souleva mais la fatigue et l’enzyme maculant son cœur dissimulait son effet de surprise. D’abord décontenancé, il mit de l’ordre dans ses idées pour finalement lui glisser une main dans les cheveux. Durant un instant, son regard croisa l’émeraude de ses prunelles. La veille, tout paraissait tellement différent, qu’il comprenait à peine ce qui était en train de se passer. Pour l’instant, il se contentait d’apprécier, car depuis son réveil, il ne remarquait même pas le sourire comblé qui parsemait ses lèvres. Toujours un rien nonchalant, ses mains glissèrent à la taille de sa complice, tandis que son visage défiait les quelques centimètres qui les séparaient du sien. Perdurant dans une contemplation silencieuse, ils finiraient par s’embrasser et alors que leurs lèvres se soulevaient pour un baiser qui se tardait à venir, un écroulement au loin stoppa brutalement leur manœuvre.
On pouvait entendre un groupe d’hommes au loin poussant des exclamations et des éclats de rire. En vérité, leurs voix portaient de l’extérieur car elles n’émettaient nul écho. De plus, la roche étouffait leurs propos, les rendant inaudibles. Malgré tout, par l’intonation gutturale et enjouée qui parvenait aux tympans du lycan, il sut y déceler la présence d’une troupe de marchand itinérant.
 

-Je crois que c’est notre jour de chance, on ferait mieux de les rejoindre, ils vont emprunter un raccourci pour s’éloigner de Lituaille et ça évitera qu’on se fasse repérer. Tant qu’on n’est pas débusquer, on nous pensera mort au fond du puits. De plus, ils vont rejoindre une ville portuaire qui nous mènera à destination du clan de Raziel.
 

A cause du bruit, Nihila s’était déjà redressé et il imita sa réaction pour s’équiper avant de quitter cette caverne sombre. En chemin, il poussa un profond soupir.
 

-Si seulement ils s’étaient manifestés un rien plus tard… Sous-entendait-il en inspectant la réaction de la vampire, lui dévoilant son plus beau sourire provocateur.
 

Enfin, ils gagnèrent la sortie, découvrant la troupe munie de charriots, de montures et autres fournitures… Le plus singulier étant que les marchands portaient tous des tatouages sur l’intégralité du corps. Mais hors mis ce détail curieux, ils accueillirent les deux voyageurs chaleureusement. En peu de temps, ils échangèrent leur destination respective, partagèrent quelques propos amicaux et s’élançaient dans une ascension opposée à Lituaille. Cronose profitait déjà d’une outre d’hydromel tandis qu’il troquait son bien contre un poignard déjà trop émoussé à son gout.


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Jadis
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MessagePosté le: Sam 11 Déc - 23:44 (2010)
Sujet du message: Vestige du passé
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    Les péripéties qu'ils avaient respectivement endurées persistaient dans leur esprit, si bien qu'alors qu'ils s'apprêtaient à échanger un geste d'amour, tout fut stoppé ; ces bruits étouffés qui leurs parvenaient étaient une occasion qu'il fallait saisir. Le groupe transportait tout un attirail qui laissait deviner des cargaison de marchandises, affichant ainsi la nature de leur voyage. Que des marchands passent par ici, oui, ça c'était une chance. Il serait aisé de se fondre parmi eux si on venait à tomber sur des escouades de Lituaille. Et si en plus ces marchands les mèneraient à Raziel...

    Ils évacuèrent la cavité où ils avaient passés la nuit pour rejoindre la surface. Alors qu'ils suivaient un passage particulièrement étroit, le lycan laissa en suspend une phrase riche en sous-entendus, sous-entendus d'autant plus appuyés qu'il étaient soulignés par son sourire. La remarque laissa une trace de malice sur le minois de la jeune femme. Elle n'avait aucun mal à imaginer ce qui se serait passé, d'ailleurs si des images commençaient à affluer dans son esprit et à le distraire, elle s'efforçait de rester imperméable en apparence. Ils émergèrent des profondeurs souterraines pile au bon moment pour rejoindre la caravane. Constitués de marchands, comme ils l'avaient justement déduits, elle gardait cependant une similitude avec ces gens qui vivaient comme des nomades. Mais après tout, une vie de marchand, n'était-ce pas justement une vie de nomade ? Nihila ne nota rien de particulier au sujet de leur comportement, en revanche il semblait que l'esthétique du corps était une de leur mœurs. Les dessins tracés à même leur épiderme leur donnait une allure de personnes peu fréquentables, comme des truands ou des pirates. Mais après tout, elle avait bien les cheveux rouge et puis, l'habit ne fait pas le moine, et ce proverbe était encore moins valable compte tenu de la sympathie que ces gens témoignaient à l'égard des nouveaux venus, de purs inconnus. Comme suggéré, les marchands allaient bel et bien dans la direction de la ville portuaire, ils reprirent donc la route avec deux voyageur de plus. Si Cronose se réjouissait de la bonne humeur en partageant d'ors-et-déjà l'hydromel qu'on lui tendait, la vampire, beaucoup plus méfiante et étrangère à ces habitudes de grande famille se contenta de refuser poliment l'étrange boisson qu'on lui tendait. Ce qui ne l'empêcha pas de jeter un œil aux vêtements qu'ils transportaient. Elle se laissa entrainée à l'arrière par un type qui voulait lui faire de beaux prix sur des bijoux. Certes, les femmes étaient les plus susceptibles d'acquérir ces parures, mais il n'y avait rien à faire celle-ci n'était pas intéressée par la pacotille qu'on lui présentait, d'ailleurs, qu'aurait-elle bien pu en faire ? Il insistait pour lui faire cadeau d'un chaîne, comme ça, si elle voudrait acheter un pendentif, elle n'aurait qu'à revenir. Pour lui échapper elle s'empara de la chaîne en le remerciant.

    La matinée passa, rythmée par les éclats de voix et de rire. De nouvelles oreilles signifiait de nouvelles personnes à qui raconter des anecdotes, et bien entendu, de nouveaux sujets auprès de qui se vanter. Et dans le genre vantard, le prénommé « Karrick » était sans doute le poids lourd du groupe. D'autant plus lourd, qu'il racontait ses petites histoires les animant avec grands gestes, avec une voix qui portait et qui tendait à couvrir tout le chahut de la troupe. A en juger par son haleine, Jadis pu déduire que sa dernière boisson n'était pas du jus de pomme, il était en fait dur de se tromper puisqu'il sembler voir en elle, le seul publique qu'il n'ait jamais eu. Elle jeta un coup d'oeil désespéré au loup-garou à quelques tête devant elle, en grande conversation au sujet d'elle ne savait trop quoi avec elle ne savait trop qui, avant de regarder à nouveau le charismatique personnage plus pesant que jamais. Au début, elle commentait de temps en temps les épisodes qu'on lui narrait, l'histoire de faire la conversation, sans pour autant mentionner le rythme de sa propre vie qui aurait brisé la vantardise de ce pauvre Karrick, mais à force, elle commençait à se lasser et répondre distraitement se laissant entraîner à des choses plus intéressantes que...

    Et là, y m'dit qu'il a changé d'avis et que ch'pouvait garder ma camelotte et que j'devais lui rendre son pognon ! A qu'il était v'nu avec deux malabars ! Hop, ni une ni deux, j't'ai sortit Sissi, et 'sont tous parti... fit-il en sortant Sissi.

    Sissi ? Dix pouces de large, trois pieds de long, un bon gros hachoir de boucher quoi. Mais, Sissi, c'était pas grand chose à côté de ses épées à elle, et encore moins comparé à celle de Cronose, alors bon Sissi, c'était pas elle qui ramena Nihila à la conversation. Puis, pour la plus grande joie de cette dernière, un autre marchand s'interposa.

    Pff, ta Sissi, tu parles ! Qu'elle a taillé que du chevreuil, rien de plus !

    Une querelle inoffensive s'engagea entre les deux hommes, l'un défendant sa langue bien pendue, et l'autre lui reprochant d'étoffer un peu trop ses petites aventures. L'hémophage s'éloigna subrepticement d'eux pour continuer de divaguer sans avoir à participer à une discussion ou plutôt à écouter un monologue, préférant éclaircir ce future proche auquel elle devrait se préparer. Elle devait encore trouver un moyen de s'éclipser à un moment ou à un autre, le tout était de choisir le bon. Le mieux aurait sans doute été de disparaître furtivement lors de la traversé d'une forêt ou dans un paysage qui aurait été propice à ce qu'elle suive sans être vue. Mais, s'il s'agissait de suivre Cronose sans être vu jusqu'au repère de son cousin, ça tenait de l'absurde. Elle savait ne pas attirer l'attention, mais tout de même, elle ne voulait pas prendre de risque. Il n'aurait pas été étonnant que le lycan la remarque sans problème. Non, le plus évident pour l'instant était de rester présente jusqu'à la ville en question, puis de disparaître. Comment ? Ca, c'était le petit détail qu'il lui restait à régler. Elle pressa le pas pour se faufiler devant et ainsi se remettre à la hauteur de son compagnon. Ils échangèrent quelques paroles, notamment Nihila qui parla de l'étrange type qui avait essayé de lui refourguer sa ferraille, et qui finalement avait réussi.

    Ils ne s'arrêtèrent pas de tout le matin, ce n'est qu'en milieu d'après-midi qu'à l'unanimité établie par les estomacs gargouillant, une halte bien méritée fut accordée pour un déjeuné tardif. La faim soulagée, ils repartirent d'un pas beaucoup plus joyeux. Au crépuscule, le ciel bien dégagé leur permis de marcher encore un peu avant la tomber de la nuit, lors d'un nouveau rassemblement pour le dernier repas de la journée. La vampire se posa près de Cronose, une cuisse de bestiole non identifiée à peine cuite à la main.

    Et toi tu vas le faire où ? Je suis sûr que ta fesse droite sera particulièrement encline à se faire tatouer une belle fleur ou une pinte de bière ! Remarqua-t-elle comme si elle parlait de la plus et du beau temps, avec tout le naturel du monde avant de mordre avidement dans son bout de viande sur lequel elle avait reporté toute son attention. En aillant une bonne cadence de marche ils pouvaient espérer atteindre leur but d'ici deux jours, du moins, c'est ce que Jadis reteint de la conversation éméchée entre Karrick et une femme à la longue crinière brune. Le grand parleur essayait d'avoir le dessus, mais il s'avérait que celle qui lui faisait face avait un caractère bien trempé, et comme elle commençait à le menacer avec sa louche, on pouvait en déduire qu'elle avait surement contribué à la confection du repas.

    As-tu recueilli des informations aussi intéressantes que moi, ou as-tu contribué à l'allègement des tonneaux alcoolisés ? Je sais que tu es généreux !

    Ce qui semblait être le « chef » du convoi annonça à plusieurs reprises que dès l'aube ils levaient le camps. Trois foyer avaient étaient allumés afin de tenir à distance les éventuels créatures qui viendraient troubler leur nuit.


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MessagePosté le: Ven 17 Déc - 00:54 (2010)
Sujet du message: Vestige du passé
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Lorsqu’un marchand loua la virtuosité de sa merveilleuse « sissi », Cronose ne put s’empêcher d’éclater de rire. La cause ? la pipe alimentant le coin de sa bouche contenait un tabac quelque peu suspect, mais les mérites qu’accordait le marchand à son hachoir développait considérablement son euphorie. Sachant qu’avec simplement deux poings, il collait tellement plus que deux malabars, il gonfla son torse d’une fierté « non calculé » et enchaina la prochaine histoire. Seul un rictus trahissait son autodérision. S’il adorait une chose, c’était vanté ses mérites à des grands bluffeurs de première.
Il démarra son intro, recouvrant le calme des deux poivrots. Quand il eut la concentration de tout le monde, il accompagnait ses faits de grands gestes exagérés.


-Tout d’abord, j’étais sur ma glorieuse monture, un étalon noir vêtu d’une armure sur mesure, un pur chef d’œuvre ! fit-il, en déployant les bras. Malheureusement, ce bijou onéreux me quitta lors d’une bataille sanglante. Alors que je fonçais sur un groupe de barbares, des tueurs d’ours, j’aperçu deux arbalétrier me criblant d’une pluie de carreaux. Alors que certains projectiles m’évitèrent, d’autres se logèrent dans mon sublime cheval et c’est en se redressant une dernière fois sur ses pattes arrières qu’il prit au poitrail, l’ultime carreau destiné à me vaincre !
Pour venger sa mort, j’ai lancé trois haches de lancées d’une seule main ! Et ils sont tombés tous les trois encore ébloui par l’effet de surprise.


Le propriétaire de Sissi désirait contempler les cicatrices qui prouvaient son récit. Cronose détenait très peu de marques de ses nombreux affronts, après tout, la régénération faisait des miracles. Quand bien même, aucune d’entre elles illustraient ce qu’il venait de raconter.


-Hélas, je ne peux vous montrer… mes blessures disparaissent aussitôt que je me blesse. Je suis pour ainsi dire… Immortel !


Sur ces derniers mots, il explosa de rire alors que les autres rustres juraient en le traitant de menteur. Enfin, il s’écarta, pressé de quitter la troupe. Longeant un chariot, il se laissa emporter par ses réflexions. Mais sa cadence ralentissait, car une pensée le déstabilisa. C’était bien pire qu’une mauvaise idée d’aller retrouver Raziel en compagnie de sa victime. Le comble, c’est qu’aller dans cette direction ne lui apportait rien et jamais avant il n’aurait laissé ses objectifs en second plan. Qu’est ce qui ne tournait pas rond ? Il n’était guère motivé, aucune destination l’attirait, encore moins ses frères de bataille, alors pourquoi ? Pour satisfaire les pulsions de Nihila ? Ce n’est pas comme s’ils allaient bavardés et tous finirait bien. Du sang coulerait et une décision serait prise. Raziel ou Nihila ? Un cousin ou… son pêché mignon ? Il fallait avouer que ça portait à confusion. Raziel ne représentait pas seulement un lien de sang, mais également un ami et un frère d’arme. Nihila quant à elle, ne répondait même pas à ces catégories. C’était une proche, mais également un brasier dans lequel il se serait volontiers consumé. Il n’espérait jamais son amitié ou son habilité au combat, même si elle excellait dans ces domaines… En réalité, il désirait simplement cette femme, son attirance pour elle explosait chaque fois qu’il la contemplait, une parfaite adhérence à sa personne. Le binôme formant la bonne paire.
Bien entendu, les antécédents et la guerre encore récente l’empêchait de tenter une approche précipité. Elle restait une vampire et lui un lycan. La différence prenait une mesure tout autre qu’à l’époque. Il n’y avait jamais eu autant d’aversion envers ces deux races et même s’il en faisait une exception, il en demeurait toutefois sceptique. Il laisserait les choses se faire au fil du temps car après tout c’était toujours comme ça qu’il fonctionnait, vivant au jour le jour et improvisant sous le coup du lendemain. Les décisions suivaient souvent son intuition et le processus inverse lui pourrissait le cerveau.
Pris entre la sobriété et la démence de son herbe au diable, il opta pour une sage décision, celle d’attendre le lendemain.


Retrouvant le réveil autour d’une outre de bière, c’est ravi qu’il accueillait l’aube. Les stimuli du matin chassaient ses mauvaises pensées et ramenaient les choses dans le bon ordre. Alors qu’il entamait déjà son troisième récipient de bière, il enchaina un après-midi quelconque pour entamer un crépuscule prometteur.
Nihila vint le rejoindre, lors du festin, découvrant un lycan solidement armé. Deux tonnelets de bières, quelques autres bouteilles d’eau-de-vie, une pipe, du bon tabac, du lapin et du cerf ainsi qu’une sauce aux échalotes amoureusement accouplé d’une couche d’oignons. Il dégustait la fin de son plat tandis qu’elle l’interpella.


▬ Et toi tu vas le faire où ? Je suis sûr que ta fesse droite sera particulièrement encline à se faire tatouer une belle fleur ou une pinte de bière !


Il inclina la tête, croisant ses yeux émeraude.


-Se sera pour la gauche alors, la droite est déjà fleurie. Fit-il, amusé.


Il grignota un bout de viande pour finalement s’attaquer à la bière.


As-tu recueilli des informations aussi intéressantes que moi, ou as-tu contribué à l'allègement des tonneaux alcoolisés ? Je sais que tu es généreux !  


A cette remarque, il dévoila un grand sourire avant de caresser son tonnelet.


-Tu as vu juste, je me suis  arrangé pour leur rendre la tâche facile. Porté des tonneaux vides c’est moins encombrant pour ces braves marchands. Hélas, je n’ai pas pris la pleine mesure de la tâche et je vois qu’il reste encore beaucoup à boire avant la tomber de la nuit. Tu ne serais pas aussi généreuse que moi, à tout hasard ?


L’invitant à rejoindre la fête, il s’impatientait de la suite. Chaque fois qu’il trinquait avec Nihila, il assistait à ses pires débauches et il s’avérait qu’elle excellait également dans ce genre de compagnie.   















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Jadis
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MessagePosté le: Ven 17 Déc - 18:28 (2010)
Sujet du message: Vestige du passé
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    Tu as vu juste, je me suis arrangé pour leur rendre la tâche facile. Porter des tonneaux vides c’est moins encombrant pour ces braves marchands. Hélas, je n’ai pas pris la pleine mesure de la tâche et je vois qu’il reste encore beaucoup à boire avant la tomber de la nuit. Tu ne serais pas aussi généreuse que moi, à tout hasard ?

    Qu'insinuait-il par là ? Qu'elle était du genre à s'enivrer comme bonhomme ? Mais exactement ! (xD) Enfin, c'est pas comme si elle s'était déjà mise dans un état lamentable pour faire des bras de fer avec de gros ivrognes tout ça pour un caillou rouge qu'elle avait... Qu'est-ce qu'elle en avait fait d'ailleurs ? Et comme il lui tendait une espèce de chope de fortune remplie d'un liquide mousseux elle n'eut d'autre choix que de le prendre, par pure politesse bien sûr. Elle arracha le dernier lambeau de chaire de son os avant de tremper ses lèvres dans la bière. Ses yeux firent des allers-retours successif entre le sourire du lycan tonnelet qu'il caressait. Elle finit par jeter son os derrière.

    Mmh... Je vais faire preuve d'un peu de compassion pour ces pauvres gens qui sans moi devraient se traîner un barbare avec trois gramme dans chaque doigts demain matin. Et vu la taille de ta... « Sissi », vaut mieux pour tout le monde ici que tu marches à peu près droit... déclara-t-elle avant d'écarter du loup-garou la cause de sa perdition prochaine pour resservir son vers vide.

    Et puis après tout, de nous deux, c'est incontestablement moi qui tient mieux l'alcool... provoqua-t-elle. Connaissant Cronose, il était évident qu'un petit challenge allait suivre cette remarque. Et la réponse ne se fit pas attendre : bientôt ils se retrouvèrent à boire successivement chope sur chope, à celui qui lâcherait le premier. Et le grand perdant fut... le tonnelet. Au plus grand désespoir de la vampire.

    OooooOOooh... soupira-t-elle tristement en regardant de près, de très près la dernière gouttelette de bière tomber dans son verre... T'as TOUT buuu ! AlcOolique ! Accusa-t-elle en faisant rouler le tonneau vide vers Cronose. Tu mérites la peine caTIpale ! Mourir de soif ! D'ailleurs je vaiis... M'assurer que tu n'touches plus à nos réserve... Je vais les mettre en suretéé... dans mon estomac ...

    Trouvant l'idée particulièrement brillante, elle eut un sourire machiavélique. Avant d'enlacer dans ses bras le tonneau encore plein, pour l'instant...


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Cronose
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MessagePosté le: Sam 18 Déc - 17:10 (2010)
Sujet du message: Vestige du passé
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-Tu mérites la peine caTIpale ! Mourir de soif ! D'ailleurs je vaiis... M'assurer que tu n'touches plus à nos réserve... Je vais les mettre en suretéé... dans mon estomac ...
 

Il scruta le tonneau qu’elle lovait au creux de sa poitrine. Un sourire transfigura ses lèvres d’un haussement, durant un court instant. Dans sa tête, c’était très flous et tout semblait tourné.
 

-G t’oU enTenduUu ! Fé pA tA cRvève-dAlLe, pAr t‘aGe ! NoN mAis Oh ! G Bu pAreil qUe tOi ! gRoSse pOiVrote !
 

Il se redressa pour finalement se résoudre à vaciller. La démarche qu’il entreprit pour atteindre la vampire s’obstruait d’une perte d’équilibre. Titubant, reculant d’un pas pour avancer de deux et demi, (dans la mauvaise direction…), il parvint à son but en s’affalant sur la jeune femme. Se retrouvant tous les deux au sol, il tenta désespérément de saisir le tonneau, mais il était trop bien gardé. Un lion enragé, avec des meurtrières en retrait lui barrait le passage. En s’enfonçant deux doigts dans ses yeux, il parvint à déchiffrer son charabia. Le lion c’était l’alcoolique qui l’accompagnait et les meurtrières représentaient les interstices décorant le tonnelet. Enclin à disposer du breuvage de fortune, il se jeta sur Nihila, lui extirpant sauvagement le trésor. Mais elle tint bon car à peine fut elle déstabilisé, qu’elle  réceptionna l’objet pour se recroqueviller contre celui-ci. Le lycan n’eut d’autre solution que pincer ses flans, l’obligeant à céder sa résistance pour éclater d’un rire nerveux. Mais ce n’était pas une camarade, Nihila était un peu plus qu’une gentille femme au foyer. Alors qu’il récupérait le tonneau, elle le balaya d’un croche-pied et en vue de son déséquilibre persistant, il se fracassa le crâne contre un morceau de caillou.
 

-AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAIiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiieeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeuuuuuuuuuuuuuh ! Beugla-t-il en se massant l’arrière du crâne. Mais tHé fOlLe ? !
 

Il poussa plusieurs jurons pour finalement reprendre son calme. Quand Nihila s’approcha pour s’emparer du tonneau, il rampa jusqu’au suivant, qui ne se trouvait qu’à quelques pouces de là. Sans doute par désespoir, la jeune femme se jeta sur le stock de bière  car le lycan venait de l’atteindre. Sous le choc de cette charge, ils firent plusieurs roulées boulées, victime d’une inclinaison, pour s’arrêter à quelques mètres de là. Cronose sauta sur l’occasion pour prendre l’objet de ses convoitises et s’éclipser pour le boire tranquillement. Sachant que Nihila, le rattraperait, il s’empressa de percer le tonneau pour boire de longues gorgées. Mais durant cette redondance d’alcool, renflouant son œsophage, Nihila l’agrippa à la gorge et le repoussa pour saisir le trophée. La suite de cet évènement est un peu trop rébarbatif…. Ils continuèrent leur petit jeu jusqu’à vider le tonneau. Bref, ils finirent sous terre, complètement beurré.
Cronose était allongé, la tête reposant sur le ventre de sa complice. Pendant qu’il scrutait les astres illuminant la voûtent, il fouillait une sacoche pour en sortir une pipe ouvragé dans le chêne. Tout en demeurant affalé, il bourra son récipient d’ingrédients suspects et s’empara d’une poignée de petits champignons. Il en proposa à la jeune femme pour la prévenir, avant qu’elle ne refuse.
 

-C’est hallUcinOgène, avec çA, tu pEux faIrE mIeux qUe tE conFonDre aVec uN lIon et dEs meUrtrIère eN rEtRait !  fit-il, grisé.
 

Mordillant pour sa part une minuscule poignée, il pimenta l’expérience en allumant sa pipe de sa fabuleuse et singulière herbe au diable.


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Jadis
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MessagePosté le: Sam 18 Déc - 21:08 (2010)
Sujet du message: Vestige du passé
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    Gnaannnn ch'uis pu généreuse, je partage p'uuu!! protesta-t-elle en élevant le tonneau au dessus d'elle pour l'éloigner de Cronose avant de perdre l'équilibre à son tour pour heurter le sol. Mais ce n'était pas ce futile détail qui allait les détourner de leur intérêt. Se disputant le précieux comme deux affamés se seraient déchirés un steak. Finalement, il usa de moyens non-répertorier pour récupérer l'alcool, ce à quoi l'acharnée répondit par un croche-pied. Le lycan s'étala pour se fracasser le crâne sur un roc émergeant du sol. Nihila écarquilla les yeux d'un air bête et eut la maladresse de jeter le précieux. Etait-ce à cause du beuglement qu'on venait de poussé ou par un pic de panique ?

    Mais tHé fOlLe ? !

    C'toi l'fou ! T'm'as fait j'ter la barrique ! Bah, dT'FacON t'es p'u à ça prèès !

    En effet, on pouvait dire qu'il avait la tête dure, et dans tous les sens du terme. Entre les coups qu'il recevaient ces derniers jours, et l'auto-cassage de crâne de la veille, il était étonnant qu'il n'ait pas un trauma crânien. D'ailleurs en parlant de trauma crânien, sa tête commençait à bouillonner et elle sortit de sa veille juste à temps pour bondir sur Cronose qui comptait s'emparer du bien. Elle se propulsa avec un peu trop d'enthousiasme et l'élan les emporta dans des roulades successives. Déjà que tout tournait, mais maintenant qu'elle était immobile sur le temps tout continuait à l'avaler dans une spirale éternelle. Enfin le flou fit place à des triplés qu'elle voyait à l'envers et qui étaient entrain... de boire sa bière au tonneau ! Hors de question de laisser perpétrer pareil crime sans agir ! Ni une, ni deux, elle le saisit à la gorge pour l'écarter du flot et le remplacer. Mais le traître avait déjà vidé une grande partie. Mais, ils n'allaient pas s'arrêter en si bon chemin, les stocks n'étaient pas encore épuisés !!




    Ca plait pas trop à Ghirst. Tout ce qui est bu c'est ce qui ne sera pas vendu ! Fit-il en relâchant la toile de la tente pour ne pas être vue par ceux qu'il observait. Il se tourna vers son interlocuteur, occupé à aiguiser sa lame.

    Dis-lui de se calmer ! Une fois qu'ils s'ront comateux ils pourront plus rien faire. Et la récompense couvera largement les pertes de quelques tonneaux. Lâcha Karrick d'un ton sec et autoritaire. La parure du bon parleur chaleureux et avenant avait laissé place au dessous du masque, une bouche qui se laissait tombée, fatiguée d'arborer des sourires de comédien, des yeux ternes et mauvais, amères d'avoir à cacher ses sombres intentions.

    Les gars n'aiment pas trop l'idée d'affronter ce type. Ch'crois qu'ils ont un peu la frousse de son épée. Ils ont mis un peu d'trucs dans la bière, mais on dirait pas que c'est très efficace... remarqua l'autre en proie à une doute dans la stratégie développée depuis quelques heures. Si le chef ne tenait pas à se créer des ennuis, ni à en apporter à ses futurs clients ou simples amis, il ne pensait pas assez affaire. Karrick s'était disputé avec quelques heures auparavant au sujet des deux recherchés, mais Karrick ne comptait pas vendre des bijoux toutes sa vie. Cette petite somme était assez intéressante, il pourrait poser son petit commerce et n'aurait plus à endurer ces nomades illuminé, pas assez opportunistes à son goût. Mais ce qui posait problème, c'était que ceux enrôlés dans la mutinerie allaient surement réclamer leur part du butin. Il y avait largement assez pour eux tous, mais il était tenté de s'éclipser avec le pactole. D'ailleurs le fait de ne pas encore avoir prévu d'issue à ce problème l'irritait au plus haut point...

    Évidemment que c'est pas efficace crétin ! 'Sont pas humain, c'est des monstres, t'as pas lu l'avis de recherche ou merde ?

    Mouais, tu sais ceux Lituaille... Z'ont tendance à exagérer... Je pense pas qu'on ait grand chose à craindre de la femme...

    Karrick s'emporta ne contenant plus l'irritation qui le submergeait et planta la dague qu'il affutait dans le bois de la table. Une agacement marquait profondément les traits de son visage et dévoila même l'ombre d'un rictus méprisant.

    On t'a pas d'mandé d'penser ! C'est MOI le cerveau, alors ferme-la et obéis. Dès qu'ils s'pieutent, appelle les gars et tient la cage prête. On les envoie se coucher et avant l'aube, toi et moi, on détache la roulotte de la cage on pique les chevaux et le temps qu'ils se réveillent tous à cause du bruit on aura déjà commencé à tracer. En talonnant d'ici demain après-midi, on devrait arriver à Maldra, on les livre, on récupère l'or et on se connaît plus.

    Dis comme ça, ça a l'air beaucoup plus facile... se réjouit l'autre. J'espère juste qu'ils seront assez torchés...




    Comme il avait posé sa tête sur son ventre, Jadis ne put s'empêcher de passer ses doigts fins dans la chevelure jais. Le peu de sang qui restait dans ses veines, cohabitant harmonieusement avec l'ivresse était sans doute la cause de ces grosses tâches clairs qui illuminaient le ciel. Des étoiles floues quoi. Elle était bien là allongée, elle sentait son attention décliner peu à peu alors que Cronose bourrait sa pipe avec toute sortes de choses qui ne l'aideraient pas retrouver sa lucidité et brandit une poignée de champi pseudo hallucinogène.

    T't'es fait arnaqu' Cro, tes champi c'est des MORILLES ! Fit-elle en pouffant de rire stupidement. Mais elle s'empara tout de même de ce qu'il lui tendait. Au pire, ben... elle serait pire. Ce qui était assez flippant à y penser. Des volutes de fumée colorées émanaient des herbes consumées du lycan, parfumant de manière singulière l'air environnant. Les pensées de la vampire étaient déjà vaporeuses mais elles commençaient à devenir tout bonnement insaisissables. Elle se sentait épicurienne, complètement inconsciente de ce que cet écart puérile pouvait leur apporter. Comment avaient-ils pu croire que la chance leur souriait toute entière ? Mais ce n'était certainement pas maintenant que ce genre de chose viendrait raviver sa clairvoyance. Elle se sentait à la dérive sur un océan infini avec pour seule compagnie un naufragé qui comme elle n'avait ni boussole, ni réel projet en place, du moins pas à sa connaissance. De plus l'épisode 'Raziel' avait presque été oublié d'elle en même temps qu'elle avait abandonné sa sévérité et sa dureté pour l'insouciance apaisante qu'était celle de ne plus être préoccupée à rien, de ne plus être capable de réflexion terre-à-terre.

    Des petites tâches lumineuse commençaient à exploser devant ses yeux. Ce n'était peut-être pas vraiment des morilles. Il lui sembla entendre du bruit dans les parages, mais c'était sans doute les fruits de l'abus simultané d'un tas de choses. Divaguant dans les hautes sphères qu'avaient crée la fumée expirée par le loup-garou et celle qui s'échappait du support qu'il ne cessait de porter à ses lèvres, elle se laissa attrapée par une illusion particulièrement réaliste : une chimère approchait dotée de huit ou dix tête et d'un nombre incalculable de jambes. Mais en ressemblant les doubles on aurait presque dit genre quatre ou cinq balourds qui comptaient se jeter sur eux, comme c'était une illusion stupide ! Tellement impossible et ridicule qu'elle se mit à rire doucement. Quelle imagination débile quand même, elle aurait préféré voir un éléphant rose mais... Pourquoi son hallucination se jetait sur Cronose ?..


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Cronose
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MessagePosté le: Dim 19 Déc - 17:32 (2010)
Sujet du message: Vestige du passé
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Quand elle s’éclaffait en prétendant que ses champignons n’étaient pas authentiques, il consulta sa marchandise et passa un bref coup de langue sur la surface poudreuse du chapeau.
 

-Bha m’a l’aiR cOrrEct ! fit-il songeur, tandis qu’il grignotait un autre morceau. Quand il put sentir ses doigts glisser dans ses cheveux, un soupir de complaisance l’insinua. Il adorait le tactile et plus encore lorsqu’on prenait sa toison pour cible. C’était encore davantage efficace lorsqu’une certaine jeune femme aux yeux émeraude s’en chargeait. Il profitait de cette simplicité en inhalant quelques bouffées sur sa pipe tandis qu’une drôle d’impression rétracta tout son corps. Ses doigts lui paraissaient longs à n’en plus finir tandis que la terre meulée semblait l’enfoncer dans une profondeur inexplorée. Il put percevoir une réaction sous la couche abdominale de sa compères et le bruit retentissait en écho dans son crâne, il s’agissait d’un dinosaure rugissant de colère, il désirait simplement un morceau de chic de tabac et le réclamait d’un ton impérieux. Pris en peine par l’animal, piégé par le corps de cette diabolique femme, il récupéra un morceau de chic dans sa poche, releva le tissu recouvrant la peau de Nihila et glissa la chic dans son nombril.
En fait, dans son état déplorable, Cronose fut persuadé que le nombril n’était qu’un puits accédant à la dimension prisonnière du dinosaure et qu’il pourrait lui transmettre son bien en toute générosité. Pour lui transmettre un peu de chance, il embrassa la chair de la jeune femme tandis qu’elle poussait un petit râle de surprise. Mais alors qu’il voulut reprendre contact avec le dinosaure, des vilaines mains le tirèrent en arrière. Scrutant ses ennemies, il discerna des statues aux visages haineux. Sans perde un instant, il dégaina sa gigantesque épée et frappa un homme. Mais bizarrement, il ne souffrait d’aucun mal, l’épée l’éclaboussait d’un sang singulièrement ébène et sec. En réalité, le lycan tentait désespérément de frapper l’individu avec sa pipe et le soi-disant fluide vital n’était qu’un jaillissement de cendres, provenant du réservoir du récipient. On l’emporta loin de Nihila tandis qu’il jurait, désirant aider le pauvre dinosaure.
 

-Denverrrrrrr, nonnnnnnnnnnnn ! Beugla-t-il entre quelques larmes superficielles. Les hommes s’esclaffèrent tandis qu’ils le ridiculisaient en le prétendant simple d’esprit. Parvenu à une monture, ils glissèrent difficilement le guerrier et l’attachèrent pour entreprendre un voyage suspect. Cronose commençait à comprendre, pris d’un élan de lucidité, il saisissait l’arnaque. Ils comptèrent l’emmener en ville pour le déguiser en clown et gagner de l’argent sur son dos pour promouvoir un piège à dinosaure et tout serait perdu pour Denver ! Il fallait empêcher ça, le lycan rugissait en battant des pieds et des mains, ce qui eut le don rare d’agiter la monture qui ne supportait plus la compagnie de ses cavaliers. Sans attendre, la bête se jeta dans une course folle tandis que Nihila fut emmenée par deux autres types. Alors que la monture s’éclipsait, secouant le passager enchevêtré sur son dos, ils gagnèrent la frondaison en dépassant une lisière charnue. Découvrant une forêt luxuriante et profonde, Cronose distinguait des baleines volantes qui représentaient plus précisément les cimes de hautes abiétinées. A force d’acharnement, les liens qui le liait à la monture rompirent et il se fracassa une nouvelle fois la face contre terre. Reprenant peu à peu ses esprits, il tituba pour s’adosser contre un arbre. Se massant le crâne, il n’en pouvait plus de se cogner la tête première, déjà qu’elle lui projetait des visions effarantes…  Il consulta l’arbre et réalisait qu’une bouche se dessinait dans les reliefs obtenus par son écorce. A sa grande surprise, le haut sylvestre lui exprima un dialogue quelque peu suspect.
 

-Coucou mon jeune ami, si tu veux rentrer dans ma bouche, tu pourras me libérer de l’affreux mal qui me ronge ! Un ancien cavalier sombre m’a enlevé mon énergie et détruit les petits hommes que j’entretenais par ma sagesse. Cette forêt occupait leur village, ils ne sont plus désormais. Malheureusement, tu devras accomplir la prophétie et libérer le triangle des Déesses sacrées de la création !
 

Sidéré, Cronose demeurait abasourdi, cherchant ses mots. Se passant un index sur le bord de la lèvre, il ne savait trop quoi débiter.
 

-Mais pEux pas rentrer dans vos boucHes !  TroNc est déJà plus pEtiT mOi !
 

Pris d’un élan de colère, il se sentait impuissant. Incapable d’aider Denver et l’arbre sacré de la forêt, il se sentait relativement inutile et stupide. Mais visiblement, de la compagnie approchait, apparemment, on pistait sa trace et on ne tarderait à le découvrir. A l’intuition, il se doutait que les statues venaient le hanter d’une future agression…


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Jadis
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MessagePosté le: Lun 20 Déc - 22:36 (2010)
Sujet du message: Vestige du passé
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    Alors que Scylla s'apprêtait à s'emparer de Cronose, ce dernier était occupé avec... le nombril de Nihila. Il y avait glissé quelque chose avant d'embrasser son ventre, comme s'il espéré que le courrier serait bien remis à son destinataire. La vampire aurait pu partir dans des hypothèses farfelues quand au colis déposé au creux de son ventre mais elle était occupée à... voler. D'immenses ailes avaient jaillies de ses épaules et l'avaient arrachée du sol. Les extrémités de ses ailes n'étaient pas dotées de plumes en revanche, elles se fondaient en masses évasées qui ressemblaient étrangement à des silhouettes humaines. Elle entendait qu'on appelé une personne, un certain « Denver » mais elle était bien trop fascinée par ses ailes pour s'en préoccuper.

    ▬ Vous n'êtes pô très plumeuses dans l'genre...

    C'est alors qu'elles se tordirent, se creusèrent des visages asymétriques et mouvant apparurent. Le lycan quand à lui était entrain d'être englouti par le sol qui s'était élevé pour l'immobiliser. Le sol herbeux était sans doute entrain de l'embarquer dans le terrier d'un lapin zombifié et sanguinaire qui aurait perdu tous ses poils et raffolait de sang alcoolisé. Il allait se faire grignoté encore vivant comme une pauvre carotte abandonnée à son triste sort ! Rien n'aurait pu révolter autant la jeune femme, et tout pelote de nerfs qu'elle était, on avait bien du mal à la garder sous contrôle. « On » ? Les ailes-silhouettes-au-visages-asymétrique se trouvait être en réalité deux malveillants personnages. Elle se débattit comme elle put, mais les signaux nerveux avaient bien du mal à parcourir le chemin cerveau-muscles avec tous les obstacles que représentaient l'abus et l'accumulation de substances psychotropes. Ses doigts se refermèrent sur le cou de l'un et elle le serra de toutes ses forces jusqu'à ce qu'il se brise et s'arrache de ses épaules.

    Mais enlève-lui cette branche des mains crétin ! Elle va nous assommer avec !!

    Le type se saisit de son propre « cou » et l'envoya plus loin sous le regard vitreux de Nihila qui commençait à en avoir qu'on l'embête alors qu'un gros vilain méchant lapinou mort-vivant s'apprêtait à manger son loup-garou à elle. Elle eut un geste brusque destiné à écarter les bras qui l'enserraient et donna malencontreusement un coup de coude dans des dents. Deux bouts d'ivoire se détachèrent de la mâchoire d'un type dans un flot de sang. Mais à force de respirer et de manger toutes ses choses, l'hémophage n'était même pas intéressée par le dîner pourtant servi. On n'eut pas trop de mal à l'attacher vu son état. Mais s'il s'agissait de lui faire renoncer à casser la gueule au connard de Pin-pin qui allait désosser un loup-loup tout innocent, c'était une autre histoire. Ils se résolurent à la bâillonner pour éviter que ses exclamations n'éveillent des soupçons. Mais après tout, le sommeil des itinérants était lourd à cause des marches quotidiennes. Et comme on essayer de la faire rentrer dans une cage, probablement le garde-mangé du terrible rongeur à longues oreilles, elle repoussait de ses pieds les montants si bien que même à deux ils ne parvenaient pas à la faire rentrer dedans. Ces deux-là commençaient à lui courir sur le haricot. Non, elle ne se ferait pas manger, non mais ! Elle fit marcher ses jambes sur les barreaux de la cage jusqu'à ce que ses pieds atteignent le rebord du haut dont elle se servit comme d'un tremplin . Se retrouvant ainsi derrière les deux gars, elle se servit de ses mains liées désormais devant elle comme d'une masse qu'elle abattit sur le crâne de celui à sa gauche. En proie à un mystérieux déséquilibre, elle commença à vaciller sur le coté. Une grosse main la rattrapa avant de administrer une gifle qui lui remit quelques idées d'à plomb.


    COMMENT CA « ENFUIS » ?? gronda Karrick. Des veines saillirent sur ses tempes palpitant au rythme de sa colère. Tout partait en vrille, et le joli petit plan sombrait comme un navire trop vite bâti et pas vraiment adapté aux tempêtes océanes. Adieu belle récompense, adieu richesse et opulence. Toute cette agitation le mettait en danger et ça, ça ne lui plaisait pas. Il s'était avancé fixant de son regard fou son sous-fifre. Il l'avait cru assez débrouillard pour se charger de la tâche, mais au final, ça commençait à sentir le roussi ! Il aurait eu plus vite fait de s'en charger lui-même. Mais d'abord, ils allaient réparer tout ça, et vite. Alors que l'autre tentait de justifier les faits, le marchand coupa court à la discussion en ordonnant qu'il les retrouve. Et d'ailleurs il allait s'assurer que tout était sous contrôle. Il quitta la tente avec Sissi, bien décidé à ne pas laisser son argent s'envoler sans agir. Des appels le firent s'arrêter nette. Deux mongoles étaient enfermés dans la cage, précisément là où auraient dû se trouver les fugitifs. Il allait les sermonner quand on vint à leur rencontre pour demander ce qu'était ce remue-ménage.

    Ces abrutis ont encore vidé toute la bière de Ghirst ! On a dû vouloir leur faire une farce en les enfermant, mais ce n'était pas très malin. Comme j'ai entendu leurs grognements, j'ai cru qu'il y avait une bête, ch'uis v'nu avec ma Sissi. Fit-il avec son large sourire commercial. Il avait subitement repris le masque de gaité et de simplicité qu'il avait porté toute la journée. L'attention poussée sur eux retombée, ils se mirent sur les traces du couple diabolique. Les pistes commençaient sur le bâillon férocement arraché qui gisait au sol.


    Oh non ! Soupira-t-elle à voix basse lorsqu'elle arriva près d'un groupe de démons maléfiques aux ordres d'un rongeur plus maléfique encore et qui s'approchaient de Cronose. Ce dernier avait pris la teinte toute orange d'un carotte : Oh non, elle arrivait peut-être trop tard, il allait être mis en ragoût ou être dévoré sans avoir été préalablement épluché ! Elle se mit alors à grimper à un arbre, pour une raison que nous n'éclairciront pas. Dans sa tête, une idée sournoise avait dû naître, sinon c'était la stupidité qui la tenait. Longeant les branches, elle songeait à leur tomber dessus dans tous les sens du termes. L'effet de surprise serait immédiat mais... mais mais mais ? La branche sur laquelle elle tenait commença à onduler comme un serpent. Elle s'agrippa alors à ce qu'elle put, à savoir une ramure trop fragile et... commença une dégringolade parmi les branches d'arbres pour mieux se ratatiner sur le tas de gens juste en dessous. Mais, pas de panique,il fallait bien plus qu'une petite chute de dix mètre pour nous l'achever même avec un esprit à la dérive !

    ATTATION ! Pouvez pas faire gaffe où j'tombe, merde à la fin ! S'indigna-t-elle en se levant d'un corps aux multiples fractures.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:58 (2018)
Sujet du message: Vestige du passé

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