Connexion
La date/heure actuelle est Ven 21 Sep - 07:21 (2018)
Voir les messages sans réponses
La rébellion des lycans

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Entrez dans la légende. Index du Forum -> Rakash -> La fôret
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Cronose
Lycans

Hors ligne

Inscrit le: 17 Déc 2009
Messages: 68

MessagePosté le: Ven 11 Fév - 04:23 (2011)
Sujet du message: La rébellion des lycans
Répondre en citant

Rien ne se passait comme prévu, comme toujours. Il contournait la ligne de roche délimitant le camp des Lucian. Ces satanés traitres retenaient Raziel en captivité depuis trop longtemps. Après tant de sang coulé, Cronose parvenait enfin sur les lieux. Deux ans à massacrer ses Narkanns ainsi que d’autres vampires, pour simplement atteindre cette maudite prison. Deux ans à battre le fer tant qu’il était chaud et deux foutues années à ne plus compter les pertes d’alliés.
 

-J’espère que tu es toujours en vie cousin, parce qu’il est temps pour toi de sortir !
 

Gravissant les marches meurtries par l’assaut des cannons, il atteignait à présent une ligne de défense. Des lycanthropes, aux nombres de quatre. Tout comme lui, leurs traits crispés démarquaient l’épuisement des dernières batailles. Mais ils étaient cinq, et lui seul… Ils ne prirent guère la peine de se transformer, prouvant leur affiliation à la honte des lycans. Ils n’étaient que des contaminés, nullement des purs comme lui. Aucune chance pour eux de survivre, il en était convaincu.
 

 Brandissant son épée, il fit un moulinet en gagnant ses cibles. Ils étaient armés de rapières, c’étaient si pitoyable qu’il émit un grognement de satisfaction.
 

-Eh bien, c’est avec des cure-dent que vous espérez me vaincre ? Pauvre minable, pour moi vous n’êtes que des chiots, vous ne méritez pas le titre de lycan !
 

Les ennemis prirent l’insulte comme un coup dur, en poussant des cris rageurs, ils foncèrent sur le fou qui les défiait. Parant un coup d’estoc, Cronose fit coulisser son épée le long de la lame pour ensuite redresser violemment son arme. Arrachant la chair, il remonta le poitrail de son adversaire jusqu’à lui tailler la gorge. Et de un. Deux autres le prirent en tenaille, corsant considérablement les choses. Mais toujours insuffisant, il esquiva d’un pas habile pour perforer le crâne d’un second. Le troisième lui perfora l’épaule, lui extirpant davantage d’irritation que de maux. Projetant un couteau de chasse dans la poitrine du quatrième, le Canian ôta la rapière, provoquant une éclaboussure d’hémoglobine.
 

-Pas mal pour un molosse, mais tu n’as plus d’arme et tu n’as plus personne pour te couvrir…
 

Cette fois, le contaminé paniqua, émettant une crainte aigue.
 

-Pitié, je ne fais que servir mon clan, je n’ai rien contre vous ! Laissez-moi partir !
 

Le lycan poussa un éclat de rire avant de fixer sa proie, une lueur de démence dans les  yeux.
 

-En effet, tu ne fais que servir ton clan. Une caste ne représentant que mépris. Hélas, la clémence est une qualité que j’ai égarée depuis des lustres !
 

Suite à ces mots, il propulsa la rapière qui vint s’enfoncer dans l’orbite de sa victime. Ruisselante de sang, il enfonça la rapière jusqu’à la garde, traversant son lobe crânien. Suite à l’affront, il grimpa les dernières marches, parvenant à la cours extérieure, rangeant montures et soldats accablés par la faim et le désespoir.
 

*Ils sont aussi éreintés que moi, ça me laisse la possibilité de me faufiler en douceur…*
 

Il prit la peine de contourner la milice locale, contenant certainement un corps d’élite. Passant par les égouts, personne ne songerait à passer par là. Un parfum nauséabond vint accueillir ses sens affilés. Fronçant du nez, c’est main au visage qu’il traversa cette puanteur. Evitant les déjections et autres souillures émétiques, il pénétrait les profondeurs obscures pour finalement découvrir une trappe maintenant dans l’enceinte de l’établissement. Agrippant l’échelle, il traversa la cage d’escalier pour soulever le portail en acier. Apparemment, il était dans une cave. Dans ce qui fut une réserve de vin de piètre qualité. Mais dans l’infortune qui courait par ses temps, le breuvage fermenté au raisin était un luxe, même pour ceux finit dans la pisse. Séduit par la réserve, Cronose consulta les étagères en espérant y découvrir un pichet oublié. Il tomba sur une bouteille poussiéreuse mais encore bouchée. Avec contenance dans son extase, il glissa l’eau-de-vie dans sa sacoche et poursuivit son chemin. Une porte l’attendait, au détour d’un couloir. Glissant un œil à la serrure, il y découvrit un gardien somnolant, devant une table contenant un registre et un trousseau de clé.
 

-Hé hé, je suis tombé sur le joker on dirait ! susurra-t-il , entrebâillant la porte dans un grincement à peine audible. Se déplaçant furtivement, il fit le tour de la table pour appliquer un poignard sous la gorge du geôlier. L’instant suivant, il retint son râle à l’aide de sa main droite pendant que la gauche effectuait la boucherie. Le sang suintait partout sur la table, maculant l’ouvrage et souillant les brassards du guerrier. Attrapant le trousseau, il fit tournoyer ce suivant, obtenant un cliquetis harmonieux.
 

-Il est temps de foutre la pagaille ! fit-il avec enthousiasme lorsqu’une porte interpella sa curiosité. Cinq soldats le surprirent, ordonnant sa mise en pièce. Cronose n’avait pas le cœur à entamer un autre duel, surtout si les soldats étaient plus expérimentés que les bouseux de l’entrée. Il opta pour l’escapade, bousculant la porte des geôles, traversant le corridor contenant plusieurs cellules. S’empressant d’ouvrir quelques cachots, il abandonna ses ennemis à la merci des prisonniers. Continuant de courser d’étage en étage, il déboucha sur des escaliers en colimaçon, menant certainement aux oubliettes abritant les pires détenus. Evidemment, Raziel occupait certainement cette fraction. Il fallut qu’une poignée de minutes pour que le lycan découvre son emplacement. Derrière un portail solidement fixé par un mécanisme à rotation. Une poussée de levier et l’engrenage prit son cours. L’écho des lieux apparentait celui d’une caverne, lui permettant de percevoir la garnison, débarquant en trombe. S’empressant de dérouler une corde en chanvre ceinturée à sa hanche, il balança celle-ci dans le trou miteux où se terrait la terreur Lugar…
 

-Grouilles-toi de grimper, tu vas pouvoir te dégourdir les muscles ! hurla-t-il dans les ténèbres, attendant la réaction de son vieux frère de bataille…


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Ven 11 Fév - 04:23 (2011)
Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Raziel
Lycans

Hors ligne

Inscrit le: 11 Fév 2011
Messages: 4

MessagePosté le: Sam 12 Fév - 02:17 (2011)
Sujet du message: La rébellion des lycans
Répondre en citant

La détention de Raziel était prévue pour être un enfer pire que la mort. Ennemi juré du clan Lucian, comme l’avait été son père autrefois, il avait le droit à un traitement particulier.
Les geôles se situaient dans la forteresse de Norann, au nord de la frondaison. C’était jadis un petit bourg sans aucuns grands attraits commerciaux ou touristiques, il se situait dans une petite vallée verdoyante et bien irriguée, à quelques lieux des grands axes de la sylve. La région avait tout pour plaire aux immigrants. Mais néanmoins, l’exubérance du Seigneur de Norann en décida autrement. Seuls les simples d’esprits ignoraient les passe-temps démoniaques du Duc ; Sacrifices humains, rîtes macabres ou même viols et pédophilie. La citadelle s’agrandit aux rythmes des besoins morbides du Duc, tandis que le bourg se vidait de sa population fermière aux profits de parias et autres prêtres complètement cinglé, qui vénéraient Norann comme un nouveau pèlerinage. Cette mascarade prît fin lorsque les Lucian se décidèrent enfin à agir. Norann étant un fief situé sur leur royaume, ils exigeaient une totale loyauté de leur vassal, ainsi qu’une rente d’argent tous les mois… Hors la population avait fuit, plus personne ne pouvait payer d’impôts et le seigneur n’obéissait qu’a sa propre folie. Vadim Lucian lui-même se chargea de l’affaire, il mandatât son neveu et son armée personnelle, qui dévastèrent littéralement le bourg de Norann puis s’emparèrent du Bastion avec aisance. La chut du Duc fut une victoire cinglante, mais la transmission d’intendance s’avéra une toute autre tache. La bourgade n’était plus que ruine tandis que les terres imprégnées d’effluve démoniaques resteraient surement infertile.
Devant l’horreur et le macabre des nombreuses pièces du donjon, les Lucian ont alors transformé Norann en une grande prison et un camp de travail. Les exécutions y sont fréquentent et on raconte que les bourreaux possèdent des outils de tortures terrifiants, héritages de la démence du Duc.
Très peu de prisonniers s’évadent de Norann, et encore moins de leurs acolytes osent approcher la région maudite pour leur venir en aide.
C’est donc ici que les Lucian jugèrent bon d’emprisonner le renégat Raziel.
Et lui-même approuva ironiquement la décision une fois confrontés aux remparts impénétrables de sa prison. Voila deux ans qu’il croupit entre quatre murs et ce n’est pas faute d’avoir essayé de s’en échapper ! Mais en vain, les Lucian ont appris de leurs erreurs, ils ne sous-estimeraient plus jamais le Lugar.
Les Lucian ont enfermé Raziel au plus profond de la citadelle macabre, bien en dessous des caves et des cellules illuminées par la lumière du soleil. Un unique escalier en colimaçon perçait les entrailles de la roche et offrait l’accès au bloc de cellules en question, tandis qu’un lourd portail solidement fixé par un mécanisme à rotation interdisait toute intrusion. Personne n’aurait pu pénétrer sans une connaissance des lieux ou les clés des geôles, s’échapper étant un problème encore plus complexe qui ne se poserait surement pas.
 
La pièce lugubre, taillée à même la pierre, ressemblait à une grande caverne. Des torches accrochées en hauteur apportaient l’unique source de lumière, en se reflétant sur les enceintes arrondis de la prison elles participaient à composer cette atmosphère d’étouffement.
Au fond de la pièce se trouvait une table de tortures, entourés d’effrayants ustensiles, alors que les cellules étaient creusées à même le sol quelques mètres plus loin. Telle une rangée de puits, les dizaines de geôles s’enfonçaient dans le sol d’une forme conique. La hauteur et le manque d’appuis rendaient l’escalade impossible, tandis que le détenu possédait un espace misérable, juste assez grand pour dormir et tourner en rond. Une seule des geôles était habité à l’époque, surement qu’une présence sociale aurait été un luxe trop grand pour un prisonnier comme le Lugar. Il se trouvait dans la dernière, assis sur sa paillasse, le dos contre le mur, un genou replié vers lui et le regard lointain. Il entrainait ses sens avec les moyens du bord. Cette étrange méditation lui permettait de passer le temps et d’entretenir l’affinité de ses sens. Néanmoins il ne pouvait pas développer leurs pouvoirs, car à force, il connaissait par cœur les différents bruits et odeurs parsemant sa prison. Cette absence de renouveau et cette soif de sensations intenses le rendaient maussade. Poussant un long soupir il détacha son regard de sa transe et le posa sur les innombrables traces de griffures qui saturaient les murs de sa prison. Il s’était beaucoup débattu durant les premiers mois, embrasant les catacombes de Norann avec sa fureur. Néanmoins la roche vint à bout de ses artefacts, tandis que la torture et la tristesse vinrent bientôt à bout de sa détermination. Conscient d’être détruit à petit feu par ses ennemis de toujours, il arrêta de gaspiller son énergie gratuitement. Les tortures lui imposaient de longs repos pour que sa régénération soit la plus optimale. Alors que les seuls efforts qu’il effectua par la suite furent les exercices physique qu’il fallait répéter tous les jours, afin d’entretenir son corps et de lui permettre de soutenir la cruauté de sa détention. Pourtant, malgré cet entrainement quotidien, la famine et la cruauté des Lucian faisait son effet peu à peu.
Raziel maudissait l’apparence de paria qu’il arborait maintenant ; sa musculature n’était plus que l’ombre d’elle-même et ses traits étaient creusés. Une barbe épaisse parsemait son visage, alors que de nouvelles cicatrices ornementaient son corps. L’étincelle qui autrefois animait son regard grisâtre avait disparut, seul un miracle pourrait la lui ranimer.
Ce miracle, Raziel l’attendait tous les jours, en essayant de rester sain de corps et d’esprits jusqu’à ce qu’il arrive. Pourtant ce n’était qu’un doux rêve de prisonnier, un désir sans consistance ayant pour seule vocation de conserver sa santé mentale.
Néanmoins ce jour la ne fut pas un doux rêve. Raziel connaissait par cœur absolument toutes les odeurs composant sa geôles, ainsi que les odeurs accompagnant ses divers geôliers. Hors ce jour la, alors qu’il était assoupit, ses sens s’éveillèrent en sursauts et activèrent son instinct de survie. Ouvrant les yeux avec hâte, il se releva et scruta les ombres. Rien. Il déploya ses sens, mais encore rien. Raillant sa stupidité et son avidité d’espoir, il se recoucha. Mais cette fois l’odeur revint très nettement. Une odeur familière, bienveillante et unique. Un immense rictus se peignit aussitôt sur son visage. Tandis que son regard semblait se ranimer, avec hésitation et difficulté, tel un tas de braise qu’on tente de raviver au petit matin. Comment avait-il pu imaginer que son cousin le laisserait moisir dans ce trou à rat ? Fidele à lui-même Cronose ne traina pas, le portail de fer grinça sous sa puissance et le Heart débarqua aussitôt dans la modeste demeure de Raziel.
Le Lugar ne pouvait pas encore entrapercevoir le visage de son cousin, ni le serrer dans ses bras, malgré cela il était très heureux de sa présence et il attrapa la corde au vol.
 
-Grouilles-toi de grimper tu va pouvoir te dégourdir les muscles !
 
Raziel se hissa en haut de sa geole à l’aide de la corde, puis il fit une tape amicale sur l’épaule de son ami.
 
- Quel plaisir de voir que je n’ai pas que des ennemis cher cousin!
 
Raziel ne pu retenir un petit sourire, quand aussitôt, les premiers hommes de la garnison déboulèrent du petit escalier. Leurs habits en cuirs sombres portaient les symboles du Clan Lucian mais leurs origines contaminées ne faisaient aucun doute. Le Lugar déglutit de dégout face aux moyens utilisés par l’héritier de Vadim pour accroitre son armée. Il les toisa quelques instants puis dégaina aussitôt les cinq griffes de son artefact ; Tranchantes et brillantes, elles recouvraient parfaitement ces doigts d’une épaisse couche de métal, tout en laissant une quasi-totale liberté de mouvement pour sa main gauche.
 
-          Bande de chiens vous n’avez aucune chance. Vous ne méritez même pas l’honneur du sang qui coule dans vos veines.


-          Tais toi Raziel tu vas très vite retourner dans ta cellule.
 
Les traits de Raziel se crispèrent sous la réponse du chef des matons. Il aurait pu reconnaître ce ton de voie et cette haleine parmi cent autres. Jamais il n’oublierait un seul des bourreaux ayant participé à ses tortures. Il cria une injure et pris appui sur ses jambes afin de se projeter au combat. Les guerriers Lucian levèrent leurs armes fraichement forgées et se mirent en rang ; Leurs équipement étaient somptueux, fines cottes de maille, brassards et jambières en métal ornementé, renforts aux parties sensibles et au cou, chausses et vêtements en cuirs épais. Leur allure traduisait en elle-même la puissance et la richesse du Clan Lucian depuis la guerre. Hors ces louveteaux de contaminés semblaient y puiser une assurance sans faille, une assurance qu’ils ne méritaient en aucun cas face à deux Lugar aguerris.
                                                            
 - Capturez Raziel et tuez son acolyte. Hurla le chef de la garde.
 
Ils passèrent aussitôt à l’attaque. Au nombre de six, ces imbéciles ne choisirent pas la stratégie appropriée, ils se ruèrent à l’assaut tels une horde de chiots. S’ils voulaient avoir une chance de vaincre, il leur aurait fallu encercler les deux cousins, maintenant Raziel n’avait plus qu’à leur couper la route. Voila bien longtemps qu’il n’avait pas ressentit l’extase et l’adrénaline d’un combat, cette sensation l’emplit de bonheur, depuis deux ans il survivait dans cette existence insipide. Des sentiments qu’il avait refoulé faisaient surface et éveillaient sa mémoire. Il revivait toutes ces belles ou mauvaises emotions qu’il avait verrouillé en lui, afin de garder sa dignité et de survivre. Tels la colère, l’amour, la vengeance, l’amitié ou encore le simple désir de vivre, d’entendre les loups et de courir avec eux.
Cette folle explosion de sensations fit quelque peu oublier son état physique à Raziel… Croyant combattre avec son ancien corps il se jeta au combat avec fureur. Il exécuta un violent crochet gauche au premier geôlier à portée, sa main armée de grosses griffes transperça le crane du jeune Lucian puis se retira aussitôt avec la même fougue, du sang gicla des énormes plaies et il s’écroula, mort sur le coup. L’attaque de Raziel avait surpris les soldats, ils restèrent un instant stoïque, avant de se ruer à trois sur le Lugar. Celui-ci anticipa complètement leur attaque, ses sens le prévenaient de touts les mouvements maladroits de ses adversaires. Il voulu faire deux pas rapides sur le côté afin d’en éliminer un, d’esquiver leur assaut et de se rapprocher de Cronose. Néanmoins un éclair de stupeur le frappa lorsqu’il se retrouva incapable d’agir. Non que son corps fût paralysé, mais emporté par l’adrénaline, il n’avait pas calculé que sa faible constitution physique l’empêcherait d’utiliser son art correctement. Il se savait soudain dans l'incapacité d'éviter le contact à temps.
Cronose, ayant aperçut la situation, lui vint en aide. Il balaya un premier garde d’un violent coup d’épée, trancha le bras d’un autre et força leur groupe à reculer en armant une nouvelle fois son arme. Raziel s’empara de la rapière d’un cadavre et emboita le pas de son cousin. Il posa ses yeux gris sur le chef de leur groupe, il ne connaissait pas son nom et en avait que faire, il désirait seulement le tuer. Cronose menait la bataille de plein flan, son expérience du combat lui permit de dominer complètement ses adversaires. Tout en protégeant Raziel il fit le gros du combat, les contaminés tombaient les un après les autres sous ses assauts, tandis que Raziel se contentait de ne pas trop prendre de risque, il abusait de sa rapière et se tenait à distance pour infliger la mort. Aucun des deux lycans ne s’en offusquaient, le Lugar maudissait son état qui l’empêchait d’être un allier de valeur, mais il n’existait pas de sentiments comme la honte ou le jugement entre son ami et lui.
Ils acculèrent finalement la troupe de chiots, la lame de Raziel déchira une dernière artère, sa pointe ensanglantée se posa ensuite sur la poitrine du bourreau, adossé au mur. Le Lucian déglutit, son visage se ternit et ses yeux se voilèrent alors qu’il déclara :
 
- Crois tu que tu es libres Raziel Lucian ? Tu n’es pas encore sortit du Bastion…
 
- Je le suis plus que toi en cet instant.
 
La remarque cynique toucha le bourreau de plein fouet, une grimace amère se peignit sur son visage, la peur au ventre il essaya de se rattacher à la vie.
 
-          J’obéissais seulement aux ordres. Je t’en prie, épargne-moi et je vous guiderais à travers tous les dédales de la forteresse.
 
Cronose explosa de rire, tandis que Raziel ré afferma sa prise sur sa rapière, un filet de sang suinta à l’extrémité de la lame et imbiba la tunique du Lucian.
 
-          Même dans la mort vous n’avez aucun honneur.
 
-          Que cherchez-vous donc ? Les Lucian détiennent maintenant un pouvoir incommensurable. La tribu a été dissoutes, les clans survivants se cachent, et tes clan Lugar et Leidmar ont été exterminé. Les Lucians dominent les Narkanns, les Canians et la Tribu. La seule issue est l’obéissance aux Lucian, vos desseins sont fichus d’avance.
 
-  Epargne-nous tes sottises de langue de serpent. Je voulais juste savoir une chose. Qui à pris la régence du clan Lucian ?
 
-          La grande matriarche Vivina Lucian. Elle te fera fléchir les genoux renégat.
 
L’expression de Raziel vira de l’étonnement à la compréhension
 
*Vivina… ceci explique cela*
 
Il lança un dernier regard de dégout à l’homme ayant osé lui infliger des tortures, lui accorder une mort rapide était un piètre réconfort mais il n’avait pas le temps de s’attarder. Il empala alors sa lame dans l’abdomen de sa victime, puis il fit une rotation du poignet et retira l’arme avec sang froid. Laissant choir le mourant éviscéré il s’adressa aussitôt à Cronose :
 
- Je te fais confiance pour nous sortir de cette merde. J’suis pas très en forme comme tu peut le voir.
 


Revenir en haut
Cronose
Lycans

Hors ligne

Inscrit le: 17 Déc 2009
Messages: 68

MessagePosté le: Mer 23 Fév - 12:28 (2011)
Sujet du message: La rébellion des lycans
Répondre en citant

La brigade leur tombait dessus sans l’ombre d’un résultat en leur faveur. Trop faible, les sous-fifres Lucian n’était que des piètres bretteurs, même face au vieux confrère de bataille, rouillé par ses deux années de silence. Il évitait les risques, ce qui eut l’art de surprendre Cronose. Raziel usant de la modestie et de la modération, du jamais vu… Mais il fallait reconnaître qu’il n’était pas le seul à déteindre. Le Canian souffrait de multiples blessures accumulées sur le champ de bataille. Les lames en argent ne pardonnaient pas et l’épuisement n’arrangeait guère les choses. Des crampes aux cuisses, des courbatures variées ainsi qu’une perte d’endurance le prenait à défaut. Mais le pire c’est de retrouver Raziel dans cet état. Si maigre par rapport à l’image qu’il conservait de lui. Il n’était pas décharné mais son teint livide en disait long sur ce qu’il avait dû endurer. Le caniveau éternel, c’était donc ça…


N’empêche que rouillé ou pas, il mit en pièce ses adversaires, et  avec le soutien de Cronose, ça devenait carrément du gâteau. Les lames dégoulinantes de sang, ils vinrent à bout de leurs adversaires. Le chef implorait la pitié de son ennemi Lugar et déclarait l’échec de leurs camps. Le Canian déglutit, l’aversion le rongeait. Tant d’années à combattre pour tout simplement perdre la guerre… C’est satané vampires avaient profité de la situation pour mettre à mal les troupes de la Tribu et celle des Canian. Pour avoir localisé les territoires, seul la trahison du traité des lycans expliquait une telle offensive. Les Narkanns coopéraient avec les vampires, formant une alliance qui mit en déroute les différentes meutes encore pourvues d’honneur. Cronose avait vu son clan disparaître à petit feu, chaque jour coûtant des vies, chaque jour pleurant des morts.
Son clan avait écrasé les vampires avec le soutien de leur confrère, mais les dommages causés par ses derniers avaient laissé l’avantage aux Narkann qui se contentaient d’achever les blessés de guerre. Evidemment, trois ans à battre le fer n’apportait pas seulement la défaite. Les troupes Narkann étaient moindres, dévastées en partie par la puissance des Lugar, des Heart, mais aussi des autres clans appartenant à la Tribu et au Canian. Le problème demeurait dans le fait que les lycans de la sylve n’étaient plus assez nombreux pour défier le restant de l’empire Lucian. Par gain de cause, Cronose avait quitté son campement d’infortune pour retrouver Raziel, ce qui donnerait un peu d’espoir aux meutes désorganisées. Mais ce n’était pas seulement pour ça. Après avoir perdu tant de proches, autant essayé de sauver ceux qu’il pouvait et Raziel partageait non seulement son sang mais aussi son amitié. Cheminant le fil de ses pensée, il réalisait tout ce qu’avait manqué le fils Lugar. Le remettre d’actualité risquait de prendre beaucoup de temps. En attendant, ils devaient quitter ce trou à rat, investis de microbes ambulants.


-T’inquiète pas, j’ai préparé mon plan d’évasion, pas mon entrée…


Il désirait fortement échanger plus de propos avec son cousin mais les circonstances n’étaient pas adaptées aux retrouvailles. Guidant son confrère en gravissant les marches, il déboucha sur une porte qu’il força avant d’atteindre un long couloir nauséabonde.


-Ca pue, c’est relativement bon signe. On approche d’une sortie d’évacuation des eaux usées. On va devoir sortir par là, sinon on se tape toute la garnison !


Il n’était pas enchanté à l’idée de vadrouiller parmi les excréments mais c’était une solution plus fiable qu’affronter cents contaminés. Ils auraient pu en venir à bout mais l’épuisement le prenait à défaut et Raziel souffrait d’un manque d’exercice, un petit peu trop suicidaire pour s’y risquer.
Ils traversèrent le couloir dans son entièreté, parvenant à une valve menant aux égouts. Une rivière d’eau imprégnée d’urine et de déjections les guidèrent jusqu’à la sortie.


-Accroche-toi, parce que c’est la chute d’eau qui nous attend !


Quelques secondes plus tard et ils furent contraint de sauter, atterrissant dans le fleuve se situant à contrebas de la forteresse. Longeant celui-ci, ils quittèrent son lit lorsqu’ils furent hors du champ d’action de la garnison.


-Génial, on a évité le pire. Nous restes plus qu’à marché un peu et on campera un peu plus loin. En venant j’ai aperçu une grotte, ça nous permettra de faire un feu sans risquer de nous faire repérer.


Il intima son cousin à le suivre, menant celui-ci à travers des rangés de fougères, contournant divers érables et autres abiétinées. Il était temps de l’informer des évènements qui suivirent son absence.

-J’imagine que tu veux en savoir plus sur les évènements qui ont suivis ton départ ?


Sans prendre la peine d’attendre une réponse, il entama son récit.


-Quand tu t’es retrouvé aux mains de l’ennemi, Darell s’est emporté. Avec quelques membres de ton clan ils ont tentés de te libérer, seulement à l’époque le bastion contenait une infanterie de Lucian entrainé ainsi qu’un rassemblement de vampires. Même s’ils furent épaulés par quelques autres membres de la Tribu, ils furent tous exterminés. Le chef de ton clan à préféré opté pour une décision plus sage. Conserver les troupes et les rassembler pour détruire les sangsues qui gênaient sur notre territoire. Il à mené à bien son opération et différents clans ont fait la même chose, avec des résultats différents. On a vaincu les vermines mais aux pris de gros efforts et de quelques pertes. C’était sans compter l’invasion des Narkanns. Dés qu’on achevait un combat, un autre prenait son cours. On a fini par être ébréché par leurs assauts pour finalement être contraint de battre en retrait.
Il marqua une pause, récupérant une vieille pipe pour la bourrer avant de l’embraser calmement. La fumée dense qu’il extirpa, lui procura une sensation de plaisir notoire.


Il faut que tu sache une chose. Les Narkanns ont gagnés Raziel, ils ont investis nos territoires et les ont souillés de leurs infanteries. Ils rattrapent leurs pertes en recrutant des contaminés. Nous ont est plus qu’une poignée, rongé par la défaite et le désespoir. La résistance s’est rassemblée dans un repère extrêmement bien dissimulé, c’est un territoire que ton père et le mien ont conçu avant notre naissance. Ont retrouve là les vétérans de la guerre mais aussi les jeunes survivants et ceux qui étaient malheureusement absents durant la guerre. Quelques-uns ont refusés l’hospitalité et ont quitté à jamais la sylve pour gagner les grandes villes. Il n’y a plus de clan, ou du moins, il n’en reste plus que des brides. Quoi qu’on fasse, ce n’est plus avec nos traditions qu’on avancera vers l’avenir.


Il médita sur ses quelques mots avant d’atteindre l’entrée de la grotte.


-On va déjà parvenir au repère, tu pourras poser toutes les questions qui te trottent à l’esprit. En attendant, on profiterait bien de ce répit pour nous reposer. Mais j’imagine que tu préférerais te dégourdir les jambes ?


Sur ces dernières paroles, il s’enfonça dans l’obscurité, usant de son flaire pour s’y retrouver. Après avoir allumé un feu, il s’allongea sur une vieille paillasse d’infortune. Tirant quelques bouffardes, il inspecta son cousin, le saluant enfin.


-Bon retour parmi nous, mon frère…


Revenir en haut
Raziel
Lycans

Hors ligne

Inscrit le: 11 Fév 2011
Messages: 4

MessagePosté le: Lun 28 Fév - 16:59 (2011)
Sujet du message: La rébellion des lycans
Répondre en citant

L’évasion fut orchestrée d’une main de maître par Cronose. Nul sang inutile ne coula sur les remparts du bastion et la légendaire bataille n’eut pas lieu. Pourtant Raziel se l’était imaginée de nombreuses fois durant les longues heures de son supplice, il avait échafaudé un plan bien plus sanglant et quelle ne fut sa surprise quant il huma l’odeur de sa chère sylve seulement une heure plus tard.
Il était libre, vivant et enivré par la beauté du monde. Certes, l’odeur immonde des égouts fut un supplice incommensurable pour son odorat de Reikgar, mais la récompense en valait le prix. Il ne prononça aucun mot durant leur cavalcade, trop épuisé ou tout simplement habitué à une existence de silence, il n’en savait rien. A vrai dire il se retrouva chamboulé dans ce nouvel univers, ou il ne connaissait plus sa place. Quand enfin ils furent installés dans leur abri de fortune, il devint plus loquace. Il tira plusieurs bouffardes de la pipe à Cronose, savourant le gout délicieux des herbes, puis il s’abreuva goulument de l’eau de vie.
L’effet des deux produits se mélangea dans son corps et il se détendit aussitôt, l’estomac chaud. Il écouta patiemment Cronose, ces renseignements étant de source sure, il put donc enfin savoir ce qui était le vrai du faux. Car les Lucians s’étaient bien sur ventés de leurs exploits durant les séances de tortures, néanmoins ils avaient mentis sur de nombreux propos.
Méditant quelques secondes sur les mots du Canian, il déclara finalement :
 
Merci pour ces précisions mon frère. Ta présence me réchauffe le cœur après tant d’amis perdus. Il est vrai que j’ai été écarté durant de longues années de la guerre. Néanmoins j’en ai vu assez pour savoir que la défaite des miens était inéluctable.
Apres la capture de Dalian, au tournoi d’Ultima, Vadim est devenu fou de rage. Je ne pensais pas que cela le pousserait à déclencher les hostilités aussi vite. Je crains que mon orgueil soit à la base de l’échec de mon clan. Nous nous préparions à l’affrontement comme tu le sais, mais nous n’étions pas encore prêts…
 
Les pupilles de Raziel se figèrent et son regard parut brumeux face au souvenir de ces événements. Cependant il ne montra aucune trace de faiblesse et il reprit aussitôt
 
Ce fils de pute nous a pris en fourbe, j’ai tenu front tant que j’ai pu. Tous mes frères me soutenaient et portaient en moi l’espoir de faire revivre le puissant clan Lugar. Je ne pouvais pas décevoir leur honneur et leur confiance. Malgré les proches qui tombaient les uns âpres les autres j’ai combattu sans relâche. Je n’ai pas cillé lorsque la moitié des combattants de mon clan gisait sur le champ de bataille, je n’ai pas flanché lorsque les veuves éplorées se suicidaient au front par tristesse, mais quant ma promise s’est en allé dans mes bras j’ai craqué.
Je ne t’ai pas beaucoup parlé d’elle, mais tu la déjà croisé à de nombreuses reprises lors de tes séjours au village. Liza Leidmar, la fille de feu Rorik.
Nous étions promis l’un à l’autre depuis notre naissance, afin d’affirmer l’alliance entre nos deux pères. A vrai dire j’ai vraiment commencé à la fréquenter à l’adolescence. Puis j’ai beaucoup vagabondé, je l’oubliais puis je repassais et elle était toujours la pour moi. Elle m’aimait vraiment mais je ne la respectais pas à l’époque. Je fuyais mes responsabilités en tant qu’héritier tout autant que mes responsabilités envers elle. Pourtant elle représentait la deuxième moitié de la force dont j’avais besoin. Les Lugar avaient autant besoin de sa présence que de la mienne. Les Canians ne peuvent pas comprendre ce que signifie la place de la Cidiluna au sein d’un clan de la Tribu. C’est comme on peut dire la reine de son peuple et elle le sert mieux que quiconque. Les Reikgar ne connaissant que le combat…
 
Raziel eut un rictus amusé face à la caricature qu’il peignait de ses frères d’armes. Il avait tant de choses à raconté mais il préféra aller au but.
 
Je l’aimais profondément, je m’en suis rendu compte quand elle est morte et j’ai aussi compris que sans elle je serais incapable de guider le peuple Lugar. Sa mort m’a ouvert les yeux et j’ai finalement perçut mon échec et celui de mon clan, qui ne survivrait pas à la guerre. Alors je suis devenu fou de rage et de désespoir. Darell a bien tenté de me raisonner mais j’ai fuis mes responsabilités et je suis partit à l’assaut de Vadim Lucian. Mon désir de vengeance était devenu indomptable et lors de ma traque je rêvais de comment je le tuerais, je voulais être le dernier regard que ce vieillard sénile verrait à la fin de sa vie. Dalian aura été utile au final. On n’a pas sué à ce foutu tournoi pour rien. J’ai rapidement retrouvé la piste de Vadim grâce aux aveux de son neveu, je me suis infiltré en prenant tout me temps et je l’ai étripé de mes mains. Je n’étais plus le même homme Cronose. Et c’est avec le sourire aux lèvres et le corps baignant du sang de Vadim, que je me suis jeté dans les bras de la garde Lucian qui venait m’arrêter… A ce moment tout m’était égal je ne voyais plus de raisons de survivre.
 
Il prit une longue respiration et afficha un large sourire.

 
Et puis te voila frère Lugar, âpres ces longues années ou j’ai pu réfléchir plus que nécessaire.
Tu as parfaitement raison, ce n’est plus avec nos vieille traditions qu’on avancera vers l’avenir. Même si nous avons perdu gros la vie continue. Et bizarrement je me sens plus apaisé qu’avant, leur souvenir ne me lâchera jamais, mais je dois trouver un nouveau chemin à mon existence.
 
En attendant on a tant de choses à se raconter mon frère ! Et demain il faudra qu’on s’entraine un peu au combat je suis tout rouillé. Et si on pouvait passer à un village rapidement j’ai tellement envie d’un bon repas et d’une belle femme !
 
Raziel explosa de rire. Quelle sensation agréable ! Il avait oublié ce sentiment d’euphorie et de bien-être auprès des proches. C’est avec un plaisir non feint qu’il discuta alors de tout et de rien avec son ami, malgré la fatigue les deux cousins veillèrent ainsi une grande partie de la nuit.


Revenir en haut
Cronose
Lycans

Hors ligne

Inscrit le: 17 Déc 2009
Messages: 68

MessagePosté le: Mer 9 Mar - 13:57 (2011)
Sujet du message: La rébellion des lycans
Répondre en citant

Plongé dans une profonde méditation, il écoutait le récit de Raziel. C’était si étrange de l’entendre à nouveau, après ces trois longues années. Il semblait changer par les évènements et ce n’était pas vraiment surprenant. Avec les derniers évènements survenus, il en devenait même difficile de reconnaître le monde qui les entourait. C’était à peine croyable d’être dans la peau des perdants, ils avaient mis un point d’honneur à écraser les Narkann et au final, ces démons dominaient toujours… En usant simplement d’artifices et de fourberies. C’était des ennemis lycanthropes depuis le début mais ils étaient malins et vicieux. Mais bon, ce n’était qu’un échec à surmonter pour mieux les défier, dans un avenir qu’il espérait proche…. Histoire d’en finir une fois pour toute.
Malgré le plaisir que Cronose ressentait à revoir son vieux confrère, il déplorait l’idée d’avoir surmonté les batailles de son côté et Raziel du sien.
 

 

-C’est dommage qu’on ait guère pu battre le fer ensemble. Au début de la guerre, je me rappel notre enjouement, on pariait un quota de victimes à faire et le gagnant remportait de l’herbe ou d’autres réconfort. Tu te souviens ? C’était encore l’époque ou on riait pour un rien, regarde-nous aujourd’hui… Des papis en armure, il faut vraiment qu’on se reprenne en main mon frère. Je ne suis qu’un vétéran de la guerre, qui surmonte le poids de tellement de perdre que j’ai du mal à souffler. Toi t’es resté enfermé, comme si ça pouvait nous soulager d’un quelconque réconfort.
 

Il balança une brindille dans les flammèches qui dansait sur les parois de la cavité. Quand enfin, il reprit.
 

-Tu as raison. On va se saouler la gueule au village le plus proche et voir si les donzelles sont un minimum affriolantes. Ca ne peut pas nous faire de tort et je crois que t’en a encore plus besoin que moi ! Par ailleurs, j’ai encore une triste nouvelle à t’annoncer, à croire qu’il n’y a que ça…
 

Il marqua une pause, scrutant le brasier léchant les rondins racornis.  
 

-Tu te souviens sûrement de Ether Line ? On se disputait pour se la faire ! fit-il en riant succinctement. Mais il reprit bien vite son sérieux… « Figure-toi qu’elle n’est plus. Elle a mené sa dernière bataille il y a un peu plus d’un an. J’ai retrouvé son cadavre encrassé par la bouille et l'urine…
 

Il cessa d’y penser pour parler de tous et de rien avec son cousin. Finalement la soirée pris une tournure plus décontract et Cronose eut même l’impression de faire un retour en arrière. Il avait presque oublié à quel point c’était drôle de partagé du temps avec son frangin. Finalement, le sommeil eut raison de lui après plusieurs heures et il se laissa plonger dans les ténèbres.
Se réveillant en début d’après-midi, ils reprirent la route d’un pas déterminé. Leur motivation s’attardant à la recherche d’un lieu civilisé. Mais lorsqu’ils firent une pause pour chasser et se nourrir, il pu lire le plaisir que ressentait Raziel, à savourer le jus d’une viande marinée. C’était un réconfort qui lui était certainement interdit dans les vieilles geôles et pour ne pas lui rappeler ces mauvais moments, il opta pour manger tranquillement sans émettre de commentaires. Il est vrai que la biche était juteuse mais la saveur qui explosait dans ses papilles gustatives ne devaient en rien être comparable à la sensation de bonheur de Raziel. Pour l’impatienté davantage, il en rajouta une couche.
 

-Si t’as bon avec la viande attend de toucher le corps chaud d’une femme, tu vas être comblé. Je vais nous diriger vers un bourg. Il y a des auberges de meilleures qualités et on peut trouver des femmes plus reluisantes que des simples fermières de villages. En plus, les citadines sont de véritables cochonnes et font preuves de créativités au lit. Le comble de la perversion !  
 

Il poussa un gloussement avant d’achever son repas. Quelques heures de marche plus tard et il dégaina son épée.
 

-Tu voulais de l’entrainement ? Je pense que c’est le moment idéal. Montre moi si tu n’as pas trop rouillé cousin !
 

Il fit des moulinets avec son épée et chargea son cousin. Evidemment, il ne comptait pas le tuer mais il l’attaquait avec suffisamment de détermination pour mettre de l’enjeu dans ce duel. Ce n’était que pour le dégourdir. Ensuite, ils enchaineraient une nuit supplémentaire de repos avant d’atteindre le Bourg de Célora. Mais en attendant, c’est son épée que devait confronter Raziel et nulle autre chose…


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 07:21 (2018)
Sujet du message: La rébellion des lycans

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Entrez dans la légende. Index du Forum -> Rakash -> La fôret Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
GW Alliance theme by Daniel of Gaming Exe
Traduction par : phpBB-fr.com